GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 15 Juin
Dimanche 16 Juin
Lundi 17 Juin
Mardi 18 Juin
Aujourd'hui
Jeudi 20 Juin
Vendredi 21 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Amériques

    La syphilis inoculée à des cobayes au Guatemala: procès en vue aux Etats-Unis

    media Le groupe pharmaceutique Bristol Myers Squibb, la fondation Rockefeller et l'université Johns-Hopkins sont dans le collimateur de la justice américaine pour avoir inoculé la syphilis à des cobayes humains au Guatemala dans les années 40. AFP

    Un juge fédéral américain a autorisé vendredi 4 janvier une plainte contre la firme pharmaceutique Bristol-Myers Squibb, l'université Johns-Hopkins et la fondation Rockefeller pour leur participation dans les années 1940 à un programme expérimental mené par les Etats-Unis au Guatemala. Il consistait à inoculer la syphilis pour vérifier l’efficacité de la pénicilline sur les maladies sexuellement transmissibles. Des centaines de personnes ont été contaminées.

    Les accusés seront jugés, ainsi en a décidé la justice américaine qui donne suite à la plainte des victimes et de leurs familles. Celles-ci réclament au total un milliard de dollars de dédommagements, a indiqué le juge fédéral américain Theodore Chuang. Les victimes assurent qu'elles n'avaient pas donné leur consentement pour subir ces expérimentations destinées à vérifier si la pénicilline pouvait prévenir les maladies sexuellement transmissibles.

    Le juge Theodore Chuang a rejeté l'argument des accusés selon lequel ils pouvaient bénéficier d'une récente décision de la Cour suprême qui a jugé le 24 avril dernier que les entreprises étrangères ne pouvaient pas être poursuivies aux Etats-Unis pour des cas de violations des droits de l'homme commises à l'étranger. Selon la défense, cette décision s'applique aussi aux entreprises américaines en l'absence d'autorisation du Congrès à des poursuites.

    Des soldats, des prostitués, des handicapés et des orphelins

    L'expérimentation réalisée dans les années 1940 et 1950 a été révélée par le médecin Susan Reverby, professeur à Wellesley College aux Etats-Unis. Elle a pris connaissance des faits en étudiant des notes de John Charles Cutler, un expert en maladies sexuelles décédé en 2003, et qui a dirigé l'expérimentation incriminée, rapporte l'agence Reuters.

    John Charles Cutler et ses collègues chercheurs ont fait participer à cette expérimentation des soldats, des handicapés mentaux, des prostitués, des détenus de droit commun mais aussi des orphelins. Ils ont donc inoculé le virus à près de 700 hommes, femmes et enfants, avec l'accord du gouvernement et des institutions (prison, armée,hôpital ou orphelinat) qui les accueillaient, mais pas des cobayes eux-mêmes. Les personnes infectées ont reçu de la pénicilline mais certaines ont développé la maladie.

    L'ancien président américain Barack Obama avait présenté ses excuses en 2010, lorsque l'affaire avait été rendue publique par Susan Reverby. La secrétaire d'Etat Hillary Clinton et la ministre de la Santé, Kathleen Sebelius, s'étaient elles exprimées dans un communiqué commun. « Nous regrettons profondément ce qui s'est passé, et nous nous excusons auprès de tous les individus qui ont été affectés par ces pratiques de recherche scientifique odieuses. Cette conduite ne représente ni les valeurs des Etats-Unis, ni notre engagement pour la dignité humaine ou notre grand respect pour le peuple du Guatemala .»

    Chronologie et chiffres clés
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.