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    Amériques

    Venezuela: le Groupe de Lima demande à Maduro de renoncer à son second mandat

    media Les chefs de délégations du Groupe de Lima, représentant notamment le Chili, le Canada et le Brésil, lors d'une discussion sur le second mandat du président vénézuélien, le 4 janvier 2019 au Pérou. REUTERS/Mariana Bazo

    A l'exception du Mexique, les pays formant le Groupe de Lima ont confirmé vendredi 4 janvier 2019 qu'ils ne reconnaîtront pas le nouveau mandat de Nicolás Maduro. Dans une déclaration commune, qui n'a donc pas été unanime, les ministres des Affaires étrangères de 13 pays de la région ont demandé au président vénézuélien de ne pas assumer le pouvoir le 10 janvier prochain. Sans surprise, le Venezuela n’a pas tardé à rejeter cette déclaration.

    Pour 13 des 14 pays membres du Groupe de Lima, constitué en août 2017 pour trouver une issue démocratique et pacifique à la grave crise qui secoue le Venezuela, la dernière élection présidentielle vénézuélienne est illégitime et n'a pas respecté des standards démocratiques minimum.

    Au nom de ses collègues, sauf celui du Mexique, le ministre péruvien des Affaires étrangères Néstor Popolizio a demandé à Nicolás Maduro de respecter les attributions de l'Assemblée nationale et de lui transférer le pouvoir temporairement jusqu'à l'organisation de nouvelles élections démocratiques.

    Pour que leur déclaration ne soit pas que rhétorique, les signataires ont indiqué qu'ils réévalueraient l'état ou le niveau de leurs futures relations diplomatiques avec Caracas quand Nicolás Maduro assumera le pouvoir, rapporte notre correspondant à Lima, Eric Samson.

    Formulation vague

    Preuve que les 14 pays membres ne sont pas tous prêts à l'épreuve de force, la formule est suffisamment vague pour offrir des options plus ou moins agressives, par exemple une rupture des relations diplomatiques ou le remplacement d'un ambassadeur par un chargé d'affaires.

    Chaque pays pourra également choisir de permettre ou non l'entrée sur son territoire des hauts fonctionnaires du régime vénézuélien.

    Les pays signataires ont enfin décidé d'élaborer des listes de personnes naturelles et juridiques vénézuéliennes qui se verraient bloquer l'accès à leur système financier et pourraient voir leurs biens saisis.

    Caracas campe sur ses positions

    Avant même que la réunion du groupe de Lima ne commence, le ministre des Affaires étrangères vénézuélien accusait déjà les pays membres de se soumettre aux Etats-Unis, précise notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille. Selon Jorge Arreaza, le fait que le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo ait pu s’exprimer en est la preuve. « La République bolivarienne du Venezuela tient à exprimer sa grande perplexité face à l’extravagante déclaration d’un groupe de pays du continent américain. Après avoir reçu des instructions du gouvernement des Etats-Unis par vidéo-conférence, ils se sont accordés pour encourager un coup d’Etat au Venezuela. C’est un fait sans comparaison dans l’histoire de notre région », a déclaré Jorge Arreaza.

    Le Venezuela campe donc sur ses positions. Selon Caracas, Nicolas Maduro a été démocratiquement élu avec plus de 67% des voix. Il n’a donc aucune raison de quitter le pouvoir. Mais pour le Groupe de Lima, son élection est illégitime. Le processus électoral n’aurait pas été transparent, en particulier à cause de l’absence d’une partie de l’opposition.

    Cette même opposition a d’ailleurs salué la déclaration du groupe de Lima. L’ancien président de l’Assemblée nationale, Julio Borges, estime qu’elle représente « l’aspiration du peuple vénézuélien ».

    L’Organisation des Etats Américains, l’OEA, a convoqué une session extraordinaire le 10 janvier prochain pour aborder la situation au Venezuela.

    → À relire : Comment sortir de l'inefficacité face à la crise au Venezuela ?

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