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    «AOC», la nouvelle égérie de la gauche américaine qui veut taxer les très riches

    media Alexandria Ocasio-Cortez, le 4 janvier 2018 à Washington. SAUL LOEB / AFP

    La démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, 29 ans, est la « sensation » de la nouvelle Chambre des représentants en place depuis le 3 janvier à Washington. La New-Yorkaise est la plus jeune élue du Congrès. Originaire de Puerto Rico, née dans le Bronx, membre du parti Socialistes démocrates d'Amérique, elle a fait de sa radicalité un mantra. Son dernier coup : le « Green New Deal ».

    En novembre, les Américains se sont exprimés lors des « midterms ». Et pour les démocrates, sortis renforcés de cette échéance, le cap est désormais mis sur la prochaine présidentielle contre Donald Trump. La sénatrice Elizabeth Warren a déjà annoncé sa candidature à la primaire du parti, et l'ancien adversaire de Hillary Clinton en 2016, Bernie Sanders, pourrait lui emboîter le pas.

    Mais pour l'heure, une personnalité nouvelle en politique, soutenue par M. Sanders lors des élections de mi-mandat, capte toute l'attention. Alexandria Ocasio-Cortez a fait une entrée fracassante à la Chambre ; largement élue à New York, après avoir renversé Joseph Crowley lors d'une primaire locale, elle avance désormais comme un « bulldozer », cassant tous les codes.

    Des détracteurs tâchaient encore, ces derniers jours, de la discréditer en publiant une vieille vidéo d'elle sur les réseaux sociaux. On l'a voit, à sa période estudiantine, danser endiablée sur le toit d'un immeuble, tournoyant sur elle-même. « Voici la communiste préférée de l'Amérique se comportant comme la crétine qu'elle est », disait le commentaire anonyme, railleur à souhait.

    Las ! l'opération a servi la communication de la jeune femme. Le clip est désormais viral. D'autres députés l'imitent. Elle-même a répondu avec quelques pas de danse supplémentaires filmés à Washington. Quant à l'accusation de « communisme », il ne l'atteint pas, elle qui comme Bernie Sanders, se revendique du socialisme démocratique et même de la gauche « radicale ».

    « Les gens vont devoir commencer à payer leur juste part »

    « Je crois que que cela a toujours été des radicaux qui ont changé ce pays », a encore expliqué Alexandria Ocasio-Cortez cette semaine face à Anderson Cooper pour l'émission « 60 Minutes » diffusée ce dimanche. Alors que le journaliste lui fait remarquer qu'elle propose un « agenda radical », elle assume parfaitement : « Si c'est cela que "radical" signifie, qualifiez-moi de radicale. »

    Et de relancer un « serpent de mer » de la vie politique américaine : les taux d'imposition des plus riches. Alexandria Ocasio-Cortez propose en effet, à son tour, un pourcentage drastique pour ceux qui gagnent le plus (plus de 10 millions de revenus). Soit la norme il y a plusieurs décennies, rappelle-t-elle, proposant de la remettre au goût du jour compte tenu de l'urgence environnementale.

    Son idée n'est pas nouvelle. Il s'agit du « Green New Deal », expression inspirée par les politiques de Franklin D. Roosevelt après la Grande Dépression, notamment son système d'imposition progressif. L'ambition : parvenir à stimuler la transition écologique toute en luttant contre les inégalités sociales. Son échéance : sortir de la dépendance aux énergies fossiles en 12 ans.

    « Les gens vont devoir commencer à payer leur juste part de l'impôt », plaide l'élue, rappelant que dans les années 1960, une personne gagnant entre 0 et 75 000 dollars par an ne payait qu'entre 10% et 15% d'impôts sur le revenu, alors que le taux maximal montait bien au-delà de son niveau actuel - il est, depuis la réforme fiscale de Donald Trump, de 37 % contre 39,6 % auparavant.

    La «speaker» Nancy Pelosi et Alexandria Ocasio-Cortez, lors de la prestation de serment de cette dernièrez à Washington, le 3 janvier 2019. SAUL LOEB / AFP

    « Leadership in Turbulent Times », lecture de Noël d'AOC

    « Lorsque vous arriviez vers les sommets, poursuit Ocasio-Cortez, à quelque 10 millions de dollars, vous aviez parfois des taux d’imposition de 60%, ou 70%. » Et de conclure : « Cela ne signifie pas que tous les "10 millions de dollars" étaient taxés à un taux extrêmement élevé. Mais que lorsque vous grimpez vers le haut de l’échelle, vous devriez contribuer davantage. »

    Ses positions sur la sécurité sociale universelle, l'abolition de la police de l'immigration, le droit au logement, le salaire minimum ou l'interdiction des prisons privées détonnaient déjà. Celle-là ne fera pas exception. Mais Ocasio-Cortez a cette capacité, comme Bernie Sanders, à faire revenir des idées autrefois jugées trop interventionnistes pour l'Amérique dans le champ des possibles.

    La crise financière de 2008 est passée par là. L'urgence écologique devient le quotidien des Américains, et la colère contre le poids des lobbys dans la vie politique du pays est diffuse. Le succès de Bernie Sanders, même s'il a été battu, a prouvé que les opinions évoluaient. L'avenir dira si Alexandria Ocasio-Cortez fait partie de ces personnes qui se trouvent au bon endroit, au bon moment.

    Pour l'heure, la nouvelle égérie est sur le qui-vive, après le repos qu'elle s'est imposé à Noël. « J'ai décidé d'aller dans le nord de l'Etat de New York et de passer quelques jours au milieu de nulle part », avait-elle annoncé sur les réseaux sociaux, son arme absolue, avec des photos où l'on apercevait le livre Leadership in Turbulent Times, consacré à d'ex-présidents du genre plutôt... radical.

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