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    A la Une: Trump se rend au Texas pour vendre son projet de mur

    media Donald Trump le 10 janvier 2019 au Texas, à la frontière mexicaine. REUTERS/Leah Millis

    Le président américain s’est rendu hier à McAllan, une ville texane frontalière avec le Mexique, pour défendre à nouveau son projet de mur. Un projet contesté par les démocrates, ce qui a provoqué la paralysie partielle de l'administration fédérale. Mais le projet est également contesté par plusieurs maires texans, regroupés dans l’alliance « Texas Border Coalition ». L’un d’eux, Jim Darling, maire de la ville de McAllan que le président a visité hier, comprend la stratégie de Donald Trump : « Nous sommes des hommes politiques, moi aussi j’ai un côté théâtral », explique-t-il au magazine Time. Il estime que c’est normal d’exagérer un peu pour défendre son point de vue. Mais sur le fond, il ne partage pas la position de Donald Trump, à savoir construire un mur pour rendre le pays plus sûr. « Ce dont nous avons besoin », dit-il, ce sont des investissements dans l’infrastructure et la technologie.

    Les propriétaires de terrain hostiles au mur

    D’autres habitants près de la frontière rejettent également le mur. Et pour cause car ils possèdent un terrain qu’ils devraient céder à l’Etat si le gouvernement donne son feu vert à la construction d’une barrière. C’est un reportage à lire dans le Washington Post. Nayda Alvarez par exemple, qui habite dans la ville de Rio Grande, n’a pas l’intention de vendre son terrain. Depuis des mois elle reçoit des lettres officielles lui demandant la permission d’accéder à sa propriété privée pour effectuer entre autres des analyses de sol.

    Mais pas question pour elle de céder aux pressions des autorités. Son message au président Trump se résume en trois mots, dit-elle au Washington Post : « No border wall ! » (Pas de mur à la frontière). Le problème, écrit le journal, c’est que ce genre de conflit avec les propriétaires risque de retarder, voire de compromettre la construction du mur. Selon le New York Times, certaines demandes d’expropriation qui datent de l’époque de la présidence de George W. Bush sont toujours en cours.

    Privés de salaire, les fonctionnaires touchés par le shutdown vendent des biens sur internet

    Ce vendredi 11 janvier 2019 cela fait 3 semaines que l’administration est en partie paralysée, avec des conséquences importantes sur la vie quotidienne des Américains à commencer par les 800 000 fonctionnaires fédéraux qui ne sont plus payés. Certains sont obligés de vendre des biens ou des objets sur internet afin d’arrondir leur fin de mois. Le Washington Post cite l’exemple d’un agent fédéral qui propose une chaise à bascule achetée pour environ 90 Dollars à 10 Dollars. « Nous avons besoin de l’argent pour payer nos factures », précise-t-il sous l’annonce. Les garde-côtes américains ont suggéré à leurs employés d’aller chercher des emplois d’appoint comme la garde d’enfants ou la garde de chiens.

    Nicolas Maduro investi pour un deuxième mandat

    Le président vénézuélien a prêté serment hier devant le Tribunal Suprême de Justice. Le président entame son deuxième mandat avec une légitimité contestée, à l’intérieur, comme à l’extérieur. Dans une interview avec le journal Tal Cual, proche de l’opposition, le nouveau président de l’Assemblée Nationale Juan Guaido dénonce une dictature mais admet que pour organiser une transition au pouvoir, l’opposition a besoin du soutien de toute la population, y compris des fidèles du chavisme. Nicolas Maduro lui a promis dans son discours d’investiture de relancer l’économie qui est en chute libre. Des mesures seront annoncées lundi prochain, écrit le journal El Universal.

    Un président plus isolé que jamais titre pour sa part le Miami Herald. Le journal note qu’hier, 19 pays de l’Organisation des Etats Américains ont déclaré Nicolas Maduro illégitime. Même certains qui jusqu’à présent se sont montrés solidaires avec le Venezuela ont rejoint le camp des Etats-Unis, de la Colombie ou encore du Pérou en condamnant Caracas. Parmi eux on retrouve Haïti qui, pour la première fois depuis longtemps, a voté avec Washington contre le Venezuela, alors qu’auparavant ce pays adoptait une position neutre, souligne le Miami Herald.

    Démission surprise d’un proche de Daniel Ortega

    Au Nicaragua, le magistrat sandiniste Rafael Solis a démissionné jeudi de ses fonctions de juge à la Cour suprême de justice. Dans une lettre envoyée au président Daniel Ortega, et dont les extraits sont publiés dans la presse, il l’accuse d'avoir créé un « Etat de terreur ». C’est le gouvernement qui est responsable de la situation dans laquelle se trouve le pays, ajoute le magistrat qui milite depuis 43 en faveur du Front Sandiniste, c’est « un proche de Daniel Ortega » comme le souligne La Prensa, il était son témoin de mariage, une proximité qui rend la décision de Rafael Solis encore plus spectaculaire, ajoute El Nuevo Diario, un journal considéré comme étant proche du pouvoir.

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