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    Amériques

    Honduras: une nouvelle caravane de migrants en partance pour l’Amérique du Nord

    media Des Honduriens, faisant partie de la caravane des migrants, marchent en direction de Mapastepec, au Mexique, le 25 octobre 2018. REUTERS/Ueslei Marcelino

    Ce mardi à 5h00 du matin heure locale, une nouvelle caravane de migrants partira du Honduras en direction de l'Amérique du Nord. Le mot a été passé via les réseaux sociaux. L’objectif de ces migrants, qui fuient la criminalité et le manque d'opportunités, est d’abord de gagner le Guatemala, puis le Mexique, voire les Etats-Unis. Partir en groupe, c’est l’espoir d’échapper aux extorsions et aux violences le long de cette route dangereuse à travers l’Amérique centrale. Dans la gare routière de San Pedro Sula, point de départ de cette caravane, de petits groupes de migrants commencent à s'y rassembler, avant le départ. Reportage.

    Avec notre envoyée spéciale à San Pedro Sula,  Marie Normand

    Nous sommes dans la deuxième plus grande gare du pays, celle de la capitale économique, San Pedro Sula. Ici chacun a entendu la rumeur d’une nouvelle caravane qui partira au lever du soleil.

    Cette mère de famille comprend ceux qui partent, mais elle a choisi de rester au Honduras. « Je vis bien, grâce à Dieu. Je ne suis pas riche, mais je vis simplement, et je ne manque de rien. J’ai des enfants, une famille. Quand on s’en va là-bas, si tu arrives à passer, ce n’est pas facile de revenir », commente-t-elle.

    A quelques mètres de là, un groupe de jeunes attend le long d’un mur. Casquette vissée sur la tête et petit sac à ses pieds, cet électricien de 24 ans va passer la nuit ici. Partir avec cette caravane, c’est pour lui l’espoir de trouver un emploi.

    « C’est un peu 50-50, soit tu y arrives, tu restes là-bas, soit tu rentres, dit-il. Il faut prendre le risque. Il n’y a pas d’emploi dans ce pays. Rien. C’est pour ça que j’ai pris la décision de marcher avec la caravane, de trouver un autre pays, un autre rêve. »

    Mais pas forcément le rêve américain. Lui entend s’arrêter au Mexique. Première étape : passer la frontière du Guatemala, après trois jours de marche. Une frontière qui pourrait bien être fermée à leur arrivée.

    (Re) lire : 2018, année de crise migratoire au Venezuela et dans toute l'Amérique du Sud


    «Ils ne constituent une menace pour la sécurité d’aucun pays du monde»

    Chaque migrant a sa raison de partir : la plupart fuient la pauvreté, le manque d'emplois, d'autres expliquent vouloir échapper à la violence des gangs. Le président américain Donald Trump accuse ces caravanes de cacher de dangereux délinquants. Cette criminalisation des migrants est inquiétante, juge Bartolo Fuentes, journaliste et défenseur des droits des migrants.

    « On dit d’eux que ce sont des délinquants. Même leur propre gouvernement répète les accusations infondées du président des Etats-Unis. Mais ceux qui partent d’ici, et vous pouvez le vérifier ici à la gare routière, ce sont des hommes, des femmes, des enfants, qui ne constituent une menace pour la sécurité d’aucun pays du monde. Ce sont des gens qui ont des difficultés pour vivre dans leurs quartiers, qui n’ont pas d’opportunités pour leurs enfants, qui ont un parent malade, qui ne peuvent pas trouver de travail dans leur quartier parce qu’ils vivent dans un quartier "chaud". Aucune entreprise ne veut les employer, car ils viennent de ces zones. Et à raison, parce qu’ils pourraient devenir, à un moment, des informateurs de criminels. Non pas parce qu’ils sont avec eux, mais parce qu’ils sont obligés, sous la menace, de donner des informations sur cette entreprise. Donc cette situation d’insécurité, de manque d’opportunités pour aller de l’avant dans ce pays, fait que tous ces gens partent ». 

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