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    Amériques

    Venezuela: «Celui qui a peur aujourd'hui, c'est le régime de Nicolas Maduro»

    media Le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne Juan Guaidó lors d'un meeting à La Guaira, le 13 janvier 2019. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

    Il est la figure de proue de l'opposition vénézuélienne. Juan Guaidó, 35 ans, est à la tête de l'Assemblée nationale, la seule institution où le régime chaviste est minoritaire. Il s'est dit prêt à assumer le pouvoir dans le cadre d'un gouvernement de transition, suite à l'investiture contestée de Nicolas Maduro pour un deuxième mandat. Arrêté puis relâché il y a quelques jours, Juan Guaidó, invoque la Constitution vénézuélienne pour légitimer son rôle et appelle à une grande marche pour la démocratie le 23 janvier.

    RFI : Le président Maduro vous a qualifié de « président de la République de Wikipédia », en référence à la lutte entre contributeurs qui a eu lieu sur l'encyclopédie en ligne, les uns tentant de vous imposer comme « président par intérim », les autres effaçant systématiquement ces changements. Qu'en est-il ?

    Juan Guaidó  : Aujourd’hui évidemment il y a un usurpateur à la présidence. Nicolas Maduro exerce le pouvoir exécutif de manière irrégulière, c’est une usurpation. Ses actes sont absolument nuls comme le prévoit la Constitution pour toutes les autorités usurpées.

    Aujourd’hui, le président de l’Assemblée nationale doit assumer les compétences présidentielles, selon les articles 233, 350 et 333 de la Constitution vénézuélienne. Mais on sait bien aussi qu’au Venezuela, malheureusement, il n’existe pas d’Etat de droit, celui qui protège le citoyen, celui qui garantit les relations avec l’Etat et tous les pouvoirs.

    Il ne suffit pas d’invoquer les articles de la Constitution, il faut aussi faire du pouvoir une réalité, en rassemblant toutes les forces politiques, sociales et internationales. Il faut même relancer l’appel qu’on a déjà lancé aux fonctionnaires et aux militaires plusieurs fois.

    C’est un processus que nous sommes en train de construire et que nous espérons concrétiser rapidement. Nous espérons que l’aide humanitaire internationale pourra arriver, que la loi d’amnistie entrera en vigueur pour les fonctionnaires qui décident de se conformer à la Constitution et que nous pourrons protéger les fonds vénézuéliens qui sont dans différents comptes, dans le monde entier.

    Vous avez appelé à une grande marche ce 23 janvier, le jour de la démocratie au Venezuela. Le gouvernement de Maduro a également convoqué une marche ce même jour, une sorte de « contre-manifestation ». A quoi doit-on s'attendre ce jour-là ?

    A l'échec total de Nicolas Maduro et au succès total de démocratie ! Il commet une erreur en voulant affronter la force du peuple dans la rue. Nicolas Maduro sait parfaitement qu'il ne bénéficie d'aucun soutien. Et pourtant, il tente tout de même de convaincre des gens de le suivre. Mais ces personnes réclament également des élections libres au Venezuela.

    L'autre chose intéressante, même très intéressante, c'est que le gouvernement n'a plus d'agenda public. Ce gouvernement n'a plus rien à dire. C'est nous qui sommes en train de fixer l'agenda, un agenda en faveur de la démocratie, afin de rétablir l'ordre constitutionnel.

    Dans un appel que vous avez lancé ce mardi, vous demandez à plus de 45 pays du monde de ne pas reconnaître le gouvernement de Nicolas Maduro et de prendre des mesures en conséquence. Qu'attendez-vous concrètement de la communauté internationale ces prochains jours ?

    Ce que vous venez de mentionner : qu'elle rejette cet exécutif et qu'elle respecte les mesures que nous sommes en train de prendre. Et je suis sûr que ces pays le feront. Je dois d'ailleurs les remercier profondément, parce qu'ils s'alignent sur notre position. Ils parlent clairement de dictature, de tyrannie, d'autoritarisme. D'un régime qui viole les droits de l'homme, qui séquestre tous les pouvoirs, qui n'organise pas d'élections.

    Avez-vous peur pour votre vie, pour votre intégrité physique et votre liberté si vous prêtez serment en tant que président de la République du Venezuela ?

    Il y a quelques jours, j'ai été séquestré. Et je pense que cela ne se reproduira plus. Mais je vais vous répondre avec beaucoup de force. La seule réelle peur qui existe aujourd'hui au Venezuela, c'est que de nombreuses familles ne parviennent pas à obtenir les médicaments nécessaires pour traiter le patient du sida, les cancers, et autre. Ma famille aussi traverse cela, c'est très difficile et ça, ça fait peur ! La frustration d'un père qui ne peut pas acheter à manger pour ses enfants et qui ne sait même pas si son fils va rester au pays, voilà ce qui fait peur. Mais on continue à se battre.

    Celui qui a peur aujourd'hui c'est le régime qui n'a plus de soutien, ni ici ni à l'international, et qui n'a plus d'argent parce qu'il a tout volé.

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