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    Amériques

    A la Une: au Venezuela, des manifestations réprimées

    media Manifestation dans les rues de Caracas contre le gouvernement du président Nicolas Maduro, le 23 janvier 2019. ©REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

    Selon le directeur de l’Observatoire vénézuélien du conflit social, interviewé ce mercredi matin par Onda LaSuperestacion, une radio locale de la capitale, au moins 60 manifestations étaient en cours à Caracas, hier à minuit.

    Dans les quartiers de l’ouest de la capitale en particulier, sur les avenues Pantheon, Sucre ou the Valley, les rues ont été bloquées par des barricades et des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu. Des coups de feu ont éclaté et plusieurs personnes ont été blessées, selon des témoignages recueillis dans des hôpitaux de la ville. « Policiers assassins » peut-on entendre sur les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, où l’on assiste à des descentes de police dans des bâtiments résidentiels. Cinq personnes ont été tuées par balle, dont un jeune homme de 16 ans.

    A la Une de Tal Cual, un symbole : la photo d’une statue de Hugo Chavez en flammes, dans la nuit noire. Une photo prise à San Felix, au nord-est du pays, un bastion historique du chavisme qui aujourd’hui se soulève contre le manque d’eau, d’électricité, de nourriture, mais aussi pour des élections libres et le renversement de Nicolas Maduro. L’éditorialiste d’El National écrit : « Il y a quelques semaines, la citoyenneté était un état de prosternation et de soumission. » Mais en ce mois de janvier, « le désespoir et le conformisme ont cédé la place à la volonté de résister et à la conviction croissante qu’il est possible de vaincre le régime » abonde un autre journaliste du quotidien. Et de conclure : « le régime de Nicolas Maduro n’a jamais été aussi vulnérable : la situation économique a creusé son tombeau ».

    La presse proche du pouvoir minimise la mobilisation

    A la Une d’Ultimas Noticias, pas d’images et aucun article ne traite des manifestations et de la répression qui ont eu lieu pendant la nuit. C’est la contre-marche « en soutien au chef de l’État et pour la souveraineté de la patrie » qui est médiatisée. Le journal relate aussi la décision prise par Nicolas Maduro de remettre à plat toutes les relations du Venezuela avec le gouvernement des États-Unis suite à la vidéo postée par le vice-président américain sur Twitter, dans laquelle il soutient la manifestation d’opposition au Venezuela : « Estamos con ustedes, nous sommes avec vous » a déclaré Mike Pence s’exprimant tour à tour en espagnol et en anglais. Une prise de position immédiatement qualifiée par le régime de preuve d’un soutien américain à un coup d’État.

    A la Une de Diario 2001, l’appel de l’Église qui demande à l’armée et à la police de protéger les manifestants. Mais dès les premiers regroupements ce mercredi matin, ce sont les chars et les forces anti-émeutes qui ont accueilli la population, à coup de gaz lacrymogènes, pour tenter de disperser les foules.

    Au Mexique, un plan d’aide aux 91 communes où passent des oléoducs

    Le gouvernement va débloquer 184 millions d’euros pour aider plus d’un million et demi d’habitants. Les bénéficiaires seront les retraités, les handicapés, les petits producteurs agricoles et les jeunes au chômage.

    Parce qu’ils auront du travail et pourront enfin vivre mieux, le président Lopez Obrador est convaincu qu’ils ne seront plus obligés d’acheter de l’essence volée ou d’aller se servir directement sur les prises clandestines des oléoducs.

    « N’est-il pas temps de distribuer des cannes à pêche plutôt que des paniers pleins de poissons ? » Se demande Ricardo Rocha dans El Universal. « Pourquoi le gouvernement d’Obrador ne propose-t-il pas un nouveau modèle de développement propre au Mexique, comme l’ont fait les pays du Sud Est asiatique, ou le Botswana en Afrique ? »

    L’éditorial de La Razon lui revient sur « les négligences » qui selon lui ont conduit à la mort de plus de 90 personnes : « Pourquoi l’entreprise Pemex a mis si longtemps à couper l’alimentation de l’oléoduc alors qu’elle avait connaissance de la fuite ? Pourquoi des renforts n’ont-ils pas été envoyés pour aider les soldats à sécuriser la zone ? Et pourquoi, ajoute l’éditorialiste, si le vol d’essence est considéré comme un crime, si peu de voleurs passent devant un tribunal ? »

    Au Nicaragua, arrivée d’une délégation européenne d’observateurs

    Elle est d’une importance « vitale pour notre pays » s’exclame l’éditorialiste de La Prensa. Le président Ortega a refusé 2 fois la visite de parlementaires européens, mais visiblement, estime l’éditorialiste, « la menace de sanctions de la part de l’Union européenne contre le régime l’a fait changer d’avis. »

    Le journal s’intéresse dans ses pages au profil de ces onze députés européens, censés rencontrer tous les acteurs de la crise : les officiels du régime, l’opposition, les organisations citoyennes, l’Église qui joue le rôle de médiateur, et des journalistes de tout bord.

    Parmi eux, le parcours de l’eurodéputé espagnol Javier Nart attire l’attention de La Prensa : cet avocat, ancien correspondant de guerre, aujourd’hui membre du parti de droite Ciudadanos, a participé en 1978, aux côtés des sandinistes à la guerre contre la dictature de Somoza au Nicaragua. Il est aujourd’hui très critique du gouvernement Ortega : « A l’époque, je me suis battu pour la liberté. Le pays ne peut appartenir à celui qui gagne avec les armes puis le maintien sous contrôle par la corruption. »

    Le quotidien El Nuevo Diario s’intéresse lui à ces jeunes nicaraguayens qui ont fait plus de 1 500 kilomètres, en bus pour la plupart, pour se rendre au Panama, où commencent aujourd’hui les Journées mondiales de la Jeunesse qui se dérouleront jusqu’à dimanche. Le Pape François est attendu par quelque 200 000 jeunes catholiques, dont environ 4 000 Nicaraguayens. Parmi eux, José Maria Granado, 20 ans, qui n’attend qu’une chose du pontife : « Racontez au monde ce qu’il se passe au Nicaragua ». Des jeunes qui ont pour certains passé quelques temps en prison après avoir participé aux manifestations contre le régime d’autres ont dû s’exiler. Ils espèrent que le Pape François leur enverra un message : celui « de continuer à se battre pour un Nicaragua Libre »

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