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    Venezuela: l'armée appuie Nicolas Maduro

    media Le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez, entouré de tout le haut-commandement militaire, lors d'une conférence de presse à Caracas, le 24 janvier 2019. REUTERS/Manaure Quintero

    Le président vénézuélien Nicolas Maduro a reçu jeudi 24 janvier l'appui de l'armée, face au soutien international apporté au président de l'Assemblée nationale Juan Guaido, qui s'est autoproclamé la veille «président» par intérim et immédiatement reconnu par les États-Unis et leurs alliés dans la région. Outre l'armée, sur la scène internationale, les soutiens à Nicolas Maduro sont peu nombreux, mais ils sont de taille : la Chine, la Turquie, le Mexique ou encore la Russie. De son côté, Juan Guaido, a continué à recevoir des messages de soutien.

    Le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino, est apparu en conférence de presse ce jeudi à Caracas entouré de tout le haut-commandement militaire, pour dénoncer un « coup d'État » de la part du président du Parlement.

    « J'alerte le peuple du Venezuela qu'un coup d'État est perpétré contre les institutions, contre la démocratie, contre notre Constitution, contre le président Nicolas Maduro, notre président légitime », a déclaré le ministre.

    Huit généraux qui commandent des régions stratégiques du pays ont assuré peu auparavant leur « loyauté et subordination absolue » au président Nicolas Maduro dans des messages diffusés par la télévision d'État. « Loyaux toujours, traîtres jamais », ont lancé certains à la fin de leur allocution, où ils n'ont pas manqué de faire allusion à l'ex-président socialiste Hugo Chavez (1999-2013). Lundi, une brève tentative de soulèvement d'un groupe de militaires avait été rapidement réprimée.

    Nous avons vu hier un événement répréhensible. Un homme qui levait la main et qui s'autoproclamait président de la République bolivarienne du Venezuela. C'est une affaire très grave qui porte atteinte à l’État de droit et à la paix de tous les Vénézuéliens. Ce que nous avons vu hier est aberrant. J'alerte le peuple du Venezuela qu'un coup d'État est perpétré contre les institutions, contre la démocratie, contre notre Constitution, contre le président Nicolas Maduro, notre président légitime de la république bolivarienne du Venezuela.
    Les forces armées bolivariennes du Venezuela, fidèles aux traditions héritées du Libérateur Simon Bolivar, n'accepteront jamais un président imposé par des intérêts obscurs, ni auto-proclamé, hors-la-loi. Elles ne se subordonneront jamais non plus à une puissance étrangère ou à un gouvernement qui ne serait pas élu de façon démocratique par le peuple du Venezuela.

    Le ministre de la Défense et général Vladimir Padrino est apparu lors d'une conférence de presse avec le haut commandement de l'armée pour apporter son soutien au président Nicolas Maduro 24/01/2019 - par Véronique Gaymard Écouter

    Pas question pour Moscou de lâcher Nicolas Maduro en pleine tourmente

    Sur la scène internationale, les soutiens à Nicolas Maduro sont peu nombreux, mais ils sont de taille : la Chine, la Turquie, le Mexique ou encore la Russie, qui ont dénoncé les « ingérences extérieures » au Venezuela. Hier, très vite, la diplomatie russe a fait savoir qu’elle soutenait Nicolas Maduro, le président « légitime » du Venezuela. Un soutien renouvelé dans le courant de la journée, par le président russe Vladimir Poutine, rapporte notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot.

    Vladimir Poutine a décroché son téléphone pour apporter son soutien au président du Venezuela, et « aux autorités légitimes du pays » pour reprendre les termes utilisés dans le communiqué du Kremlin. Pour le président russe, la crise politique traversée par le Venezuela est le résultat « d’une ingérence extérieure qui bafoue de manière grossière les normes du droit international ». Comme la Chine, la Russie fustige ainsi les pays, qui à l’instar des Etats-Unis, ont choisi de soutenir Juan Gaido, dans le bras de fer qui l’oppose à Nicolas Maduro.

    Le soutien apporté par Vladimir Poutine n’a rien d’étonnant : ces dernières années le président russe n’a cessé de se rapprocher du successeur de Hugo Chavez, sur le plan diplomatique, mais aussi économique. La Russie est ainsi devenue le deuxième créancier du Venezuela après la Chine, et lors d’un déplacement à Moscou en décembre dernier, Nicolas Maduro avait obtenu plusieurs milliards de dollars d’investissements de la part des autorités russes.

    De son côté, Juan Guaido, a continué à recevoir des messages de soutien

    De son côté, Juan Guaido, a continué à recevoir des messages de soutien de dirigeants d'Amérique et de l'Union européenne (UE), parmi lesquels le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. Londres a affirmé par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt que Maduro « n'est pas le dirigeant légitime du Venezuela ».

    →(Re)lire: Venezuela: Juan Guaido, autoproclamé «président par intérim»

    Le président américain Donald Trump a été le premier à le reconnaître comme « président par intérim », suivi par une dizaine de pays d'Amérique latine et le Canada. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a appelé jeudi l'Organisation des Etats américains (OEA) à reconnaître Juan Guaido comme « président par intérim du Venezuela ». L'OEA, dont le secrétaire général Luis Almagro a félicité Juan Guaido, doit débattre ce jeudi 24 janvier de la situation au Venezuela.

    Washington demande une réunion d'urgence du Conseil de sécurité

    Washington a également demandé qu’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU se tienne samedi 26 janvier pour discuter de la crise actuelle au Venezuela.

    Moscou a pourtant d’ores et déjà exclu un tel débat et a mis en lumière le bras de fer entre la Russie et les États-Unis au sujet du pays sud-américain. Selon le Kremlin, cette crise politique est un sujet « interne » qui ne concerne que le Venezuela et ne menace ni la paix ni la sécurité internationale.

    L'Union européenne joue la prudence

    L'Union européenne joue la prudence. Aucun dirigeant européen n'est allé jusqu'à reconnaître le président du Parlement du Venezuela Juan Guaido, autoproclamé « président en exercice ». Cette prudence européenne a été justifiée par le ministre espagnol Josep Borell. « Notre préoccupation est la colonie espagnole », a-t-il expliqué mercredi soir. Le chef de la diplomatie espagnole a cité le chiffre de un million de ressortissants de l'UE avec les double-nationaux.

    « L'Europe soutient la restauration de la démocratie » au Venezuela et « je salue le courage des centaines de milliers de Vénézuéliens qui marchent pour leur liberté » face à « l'élection illégitime de Nicolas Maduro », a affirmé jeudi le président français Emmanuel Macron dans un tweet.

    →(re)lire: L'armée, arbitre de la crise politique au Venezuela?

    Les réactions internationales à la crise politique au Venezuela se divisent en trois grands groupes

    D'un côté, celui des pays qui reconnaissent Juan Guaido «président par intérim» : les Etats-Unis en tête et la quasi-totalité des pays d'Amérique Latine. Pour ces pays, en particulier le Brésil, le Chili, la Colombie ou encore l'Argentine, Nicolas Maduro fait partie du problème et non de la solution.

    A l'opposé, le Mexique, la Bolivie ou encore Cuba ont soutenu celui qu'ils considèrent comme le président «légitime» du Venezuela. Maduro peut également compter sur le soutien indéfectible de ses alliés traditionnels, la Chine, la Russie et la Turquie.

    Dans un troisième groupe figurent les Nations unies qui appellent au dialogue, pour éviter une escalade et un conflit désastreux pour la population, et l'Union européenne qui souhaite des élections libres et crédibles, sans suivre à ce stade les Etats-Unis.

    Le président français Emmanuel Macron a quant à lui qualifié dans un tweet ce jeudi l'élection de Nicolas Maduro en mai 2018 d"« illégitime », un adjectif qui a agacé le chef de la diplomatie espagnole, Josep Borrell. Ce dernier n'a pas apprécié de voir le chef de l'Etat français se dissocier du message envoyé au nom des Vingt-Huit.

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