GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 18 Septembre
Jeudi 19 Septembre
Vendredi 20 Septembre
Samedi 21 Septembre
Aujourd'hui
Lundi 23 Septembre
Mardi 24 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Amériques

    A la Une: au Venezuela, la division s’affiche dans les kiosques

    media Manifestation contre le gouvernement du président Maduro dans les rues de Caracas, le 23 janvier 2019. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

    Le bras de fer politique entre « les deux présidents du Venezuela » - c’est le titre du journal chilien La Tercera – est aussi un bras de fer médiatique et sémantique au Venezuela.

    Qualifier Juan Guaido de « président autoproclamé » ou « de président par intérim » ou de « président de l’Assemblée nationale » cela donne non seulement des indications sur la ligne éditoriale d’un journal, mais cela montre aussi à quel point la question de sa légitimité fait débat dans le pays, dans la mesure où c’est aujourd’hui une question d’interprétation constitutionnelle, éminemment politique.

    A l’heure actuelle, si l’on se place du côté chaviste, avec le quotidien Ultimas Noticias par exemple, on peut voir comment la prise de pouvoir hier de Juan Guaido est minimisée : c’est en manchette et c’est titré « le député Guaido s’est autoproclamé sur ordre de Mike Pence ». On voit bien là que le journal colle à la ligne gouvernementale : c’est un coup d’État soutenu sinon fomenté par les Américains. Pour cette presse proche du pouvoir, le grand titre du jour est donc : « Le Venezuela rompt ses relations avec les États-Unis ». Elle insiste sur les pays qui n’ont pas reconnu Guaido : Cuba, la Bolivie, l’Espagne ou le Portugal, une manière de donner corps au bloc pro-Maduro à l’étranger, pour contrecarrer la stratégie de Juan Guaido qui cherche à appuyer sa légitimité entre autres sur le soutien de la communauté internationale.

    Les journaux d’opposition font le choix de photos qui mettent généralement en valeur le président par intérim, le poing levé lors de son auto-proclamation face à une foule immense. Tal Cual fait le choix d’une photo qui du jeune homme, entouré et au contact avec la foule de manifestants, l’air humble, sous le titre : « l’effet Guaido a réactivé l’opposition dans la rue ».

    Diario 2001, journal populaire de la capitale, peu politisé, a fait le choix de mettre beaucoup de photos des deux manifestations. Et même si Juan Guaido est le principal sujet de la grande photo de Une, le journal met en avant le fait que la manifestation d’opposition est son premier acte véritablement médiatique : on le voit qui salue, tout sourire, face aux multiples appareils photo braqués sur lui en premier plan, avec derrière lui la foule de manifestants vêtus de blanc. Le journal le qualifie de « président par intérim », mais rappelle, en manchette, qu’une « enquête est ouverte à l’encontre des députés de l’Assemblée nationale, accusés d’usurpation du pouvoir ».

    Prudence et incertitudes sur l’avenir

    « Les dictatures sont le royaume de l’incertitude », écrit l’éditorialiste d’El Nacional. « Le sens de la Consitution, les lois, les droits, les règles... tout cela n’existe pas pour elles, c’est pourquoi, estime-t-il, la lutte contre les dictatures n’est ni conventionnelle ni prévisible : demander des dates, des délais, des certitudes est donc une contradiction ».

    Et l’éditorialiste d’appeler ces concitoyens à continuer de participer aux réunions publiques, à se mobiliser localement et à mettre en place des réseaux de communication pour surmonter la censure.

    « La première chose c’est de parler », titre l’éditorial de El Universal qui cite la philosophe Hannah Arendt : « là où le discours se termine, la politique se termine ». Parler est donc « vital pour fonder une nouvelle réalité, communément partagée. S’engager à échanger fait partie de l’équation ».

    Des affrontements dans la nuit qui a suivi la manifestation

    Dans les quartiers les plus pauvres de Caracas notamment, là « où le gouvernement s’est longtemps senti intouchable », analyse un contributeur du journal en ligne, Efecto Cucuyo : « l’ampleur de la manifestation est la preuve que le gouvernement a perdu en grande partie le soutien de ceux qu’il maintenait sous perfusion à coups de programmes alimentaires et de chantages ».

    Le site de El Nacional tente de faire le point sur les violences de la nuit dernière qui ont eu un peu partout dans le pays. Coups de feu, tirs de grenades, gaz lacrymogènes, pillages et barricades ont émaillé la nuit. On dénombre pour l’instant 16 morts et 218 personnes arrêtées selon des chiffres de l’ONG Foro Penal, cités dans La Razon.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.