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    Mexique: le président AMLO impose «l’austérité républicaine»

    media Le président mexicain Andrés Manuel López Obrador lors d'une conférence de presse le 30 janvier 2019. REUTERS/Carlos Jasso

    Depuis qu’il a assumé la présidence en décembre dernier, Andrés Manuel Lopez Obrador, AMLO comme on le nomme, a mis en place une politique « d’austérité républicaine », qui a entraîné des bouleversements dans le gouvernement et l’administration fédérale.

    De manière concrète, cette austérité a commencé par la vente de l’avion présidentiel qu’avait acheté son prédécesseur, Enrique Peña Nieto, pour la bagatelle de 200 millions d’euros. Mais pour mettre fin aux dépenses somptuaires, le nouveau gouvernement va aussi se défaire de 76 avions et hélicoptères ainsi que de 263 voitures blindées ou de luxe qui appartenaient au parc automobile de l’administration antérieure. Une vente aux enchères aura lieu d’ici fin février, durant laquelle seront bradés tous ces véhicules et ces aéronefs.

    Un président en classe touriste

    Pour ses voyages à l’étranger ou les déplacements qui impliquent de longs trajets dans le Mexique, il n’emprunte pas d’hélicoptères, mais des vols commerciaux en classe touriste. Avec les inconvénients que cela suppose, comme la perte d’un vol lorsque ses obligations l’empêchent d’arriver à temps à l’aéroport ou comme le retard fréquent des avions en partance pour l’intérieur du pays. Quant aux autres déplacements, il les fait en voiture, mais pas dans une voiture blindée. Il les fait presque toujours dans sa Volkswagen Jetta blanche. Et donc au mépris des mesures de sécurité qu’il veut minimales.

    A relire : Au Mexique, Andrés Manuel López Obrador impose sa marque

    Dans le cadre de cette politique d’austérité, Lopez Obrador a aussi diminué les salaires des fonctionnaires publics. Il a commencé d’ailleurs par son propre salaire qu’il a réduit à 5200 euros par mois. Soit 40 % de moins que son prédécesseur qui en gagnait 13 000. Mais en plus, il a fait voter par le Parlement une loi qui interdit à tout fonctionnaire de gagner plus que le président. Cela pour mettre fin à des salaires scandaleusement élevés de juges ou de directeurs qui gagnaient jusqu’à 30 000 ou 35 000 euros mensuels.

    Des réductions de personnels importantes

    Dans les effectifs de l’administration, il y a aussi eu un fort dégraissage. En raison principalement des coupes budgétaires qui ont entraîné des suppressions de postes. Cette réduction du personnel toucherait au moins 30 % des effectifs. Mais là où le bât blesse, c’est que de nombreux fonctionnaires et employés de l’administration publique ont été licenciés du jour au lendemain, souvent sans recevoir d’indemnités. Et nombre d’entre eux se retrouvent au chômage.

    En plus, il n’est pas impossible que Lopez Obrador approfondisse encore cette politique d’austérité. Il y a quelques jours seulement, il a déclaré que son gouvernement pourrait passer « d’une austérité républicaine à la pauvreté franciscaine », s’il s’avérait nécessaire d’apporter des fonds supplémentaires aux programmes sociaux.

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