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    Amériques

    Venezuela: les jours de Nicolas Maduro «sont comptés», dit Pompeo

    media L'opposant vénézuélien Juan Guaido, président par intérim autoproclamé, à son arrivée à la base militaire colombienne de Catam, dans les environs de Bogota, aux côtés du chef de la diplomatie colombienne Carlos Holmes Trujillo, le 24 février 2019. Courtesy of Colombian Presidency/Handout via REUTERS

    La pression internationale monte sur le président vénézuélien Nicolas Maduro au lendemain de l'échec de l'entrée de l'aide humanitaire au Venezuela via les frontières colombienne et brésilienne. Les jours de Maduro « sont comptés », selon Washington.

    Le bras de fer entre Juan Guaido et Nicolas Maduro se poursuit. Il y a au moins deux morts et plus de 300 blessés après les troubles qui ont éclaté samedi 23 février aux frontières entre le Venezuela, la Colombie et le Brésil.

    Ce n’est pas vraiment un échec, mais ce n’est pas non plus une victoire pour Juan Guaido : l’aide humanitaire n’est pas passée. Il semblerait que le seul camion qui a traversé la frontière du Brésil ait finalement dû rebrousser chemin. Pourtant, l’opposition sort renforcée de cette journée tendue, rapporte notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille.

    En réprimant fortement les volontaires à la frontière, les autorités ont renvoyé une image très négative, en particulier à cause de l’utilisation de « colectivos », ces bandes armées proche du pouvoir qui agissent hors de tout cadre et n’hésitent pas à tirer sur la foule. Le pire restera l’image de ce camion d’aide humanitaire, incendié par la police nationale bolivarienne, avec tous les médicaments et la nourriture tant attendue par les Vénézuéliens.

    Si Nicolas Maduro revendique une victoire contre ce qu’il dit être une tentative de coup d’Etat, les violences de samedi offrent à l’opposition et les pays qui la soutiennent de nouveaux arguments pour augmenter la pression. Juan Guaido affirme que toutes les options sont sur la table, tandis que les Etats-Unis se disent prêts à agir. La situation reste floue mais l’hypothèse d’une intervention militaire étrangère semble se préciser.

    ►La pression internationale monte sur Maduro

    « Je suis certain que, grâce aux Vénézuéliens, les jours de Maduro sont comptés », a déclaré le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo dans une interview sur CNN, des propos également répétés dans un entretien sur Fox.

    Mike Pompeo a été le premier à réagir. Le chef de la diplomatie américaine ne mâche pas ses mots. « Les Etats-Unis vont passer aux actes contre ceux qui s'opposent à la restauration pacifique de la démocratie au #Venezuela. Maintenant, le temps est venu d'agir pour soutenir les besoins du peuple vénézuélien désespéré », a-t-il écrit sur Twitter, qualifiant de « brutes » les forces de sécurité vénézuéliennes.

    Le chef de la diplomatie américaine a également salué, sur son compte Twitter, « le président Ivan Duque et la Colombie pour leur leadership et le Brésil pour son soutien indéfectible en organisant une aide vitale pour le peuple vénézuélien ». Il a aussi lancé un appel à l'armée vénézuélienne : « Des agents cubains dirigent des attaques sur les habitants du Venezuela au nom de Maduro. L’armée vénézuélienne devrait faire son devoir, protéger les citoyens du pays et empêcher les marionnettistes de La Havane d’affamer leurs enfants affamés », écrit-il sur son compte Twitter.

    De son côté, le Canada, membre du Groupe de Lima, reproche au gouvernement vénézuélien d'entraver la distribution de biens de première nécessité aux plus démunis. La ministre canadienne des Affaires étrangères a dénoncé des actes « inadmissibles » et « demande que ces attaques inadmissibles fassent l'objet d'une enquête et que leurs auteurs soient traduits en justice ».

    Côté colombien, le président Ivan Duque, ferme soutien de l'opposant et autoproclamé président vénézuélien par intérim Juan Guaido, prend l'opinion internationale à témoin : « Nous avons vu aujourd'hui comment la répression a cherché à empêcher l'aide humanitaire d'atteindre tous les mécanismes. Ce doit être l'occasion pour le monde entier de s'unir et de dire à la dictature du Venezuela : trop c'est trop ! Et dites au dictateur que la fin de l'oppression est arrivée », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

    Samedi soir, le président vénézuélien Nicolas Maduro a rompu les relations avec la Colombie.

    →Lire: Juan Guaido: «Nous vous demandons d'envisager toutes les éventualités»

    « Le refus du régime de reconnaître l'urgence humanitaire conduit à une escalade des tensions », a déploré la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans une déclaration au nom des 28 Etats membres de l'UE. « Nous rejetons l'utilisation de groupes armés irréguliers pour intimider les civils et les législateurs qui se sont mobilisés pour distribuer de l'aide », a-t-elle insisté. L'UE est prête a augmenter son aide humanitaire.

    ►Le chef de l'ONU appelle « au calme »

    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé dimanche « au calme » dans la crise vénézuélienne, demandant dans un communiqué « à tous les acteurs de réduire les tensions et de tout faire pour éviter l'aggravation » de la situation. De plus en plus inquiet face à la tournure des événements, le secrétaire général se dit aussi dans le communiqué « choqué et attristé d'apprendre que plusieurs civils ont perdu la vie » samedi dans des heurts avec l'armée vénézuélienne.

    ►Mike Pence participe à la réunion à Bogota du Groupe de Lima lundi

    Juan Guaido, qui se trouvait à Cucuta depuis vendredi en dépit d'une interdiction judiciaire de sortie du Venezuela, est arrivé ce dimanche à Bogota. Il a annoncé qu'il participerait lundi 25 février à Bogota à une réunion du Groupe de Lima sur la crise au Venezuela, qui comprend quatorze pays d'Amérique, majoritairement hostiles à Nicolas Maduro. Une réunion à laquelle sera également présent le vice-président américain, Mike Pence.

    Et si le groupe de Lima était un sous-marin des Etats-Unis ? C'est une critique récurrente. Ce bébé diplomatique, né en août 2017 au Pérou, servirait de vitrine à Washington pour chasser Nicolas Maduro du pouvoir.

    Depuis sa création il y a un an et demi, le Groupe de Lima a pris des positions très fermes envers le régime vénézuélien. Il parle d'un président illégitime, d'une élection non conforme au droit international et dénonce les conséquences humanitaires de la crise qui touche le pays.

    Les membres du Groupe de Lima ont aussi été parmi les premiers à reconnaître Juan Guaido comme chef d'Etat par intérim. C'est trop beau pour être vrai, selon les détracteurs du Groupe de Lima. Ils assurent que cet organe est une invention de Donald Trump qui n'arrivait pas à faire condamner Nicolas Maduro au sein de l'Organisation des Etats américains et qu'il a provoqué une scission pour arriver à ses fins. La présence du vice-président américain Mike Pence, aux côtés de Juan Guaido et du Groupe de Lima, ne va pas arranger sa réputation dans les milieux proches du Venezuela.

    ►La tension a baissé aux frontières du Venezuela - reportage à San Antonio

    L'aide humanitaire n'est donc pas arrivée au Venezuela samedi 23 février. Lors d'une journée marquée par des violences à la frontière avec la Colombie, la Garde nationale et des groupes de civils armés par le gouvernement sont parvenus à contenir la pression de ceux qui, côté colombien et vénézuélien, voulaient parvenir à faire passer ces cargaisons d'aliments et de médicaments. Plusieurs camions d'aides humanitaires ont été brûlés. Devant le pont Simon Bolivar, l'un des principaux postes-frontières à San Antonio, plusieurs dizaines de personnes ont été blessées samedi. Ce dimanche, la vie reprend petit à petit.

    [Reportage] Venezuela: le jour d'après, ambiance à San Antonio 25/02/2019 - par Marie Normand Écouter
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