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    Amériques

    Venezuela: l'opposition conduite par Juan Guaido cherche à relancer l'offensive

    media Membres de la Garde nationale vénézuelienne qui viennent de franchir la frontière brésilienne pour y demander refuge, le 24 février 2019. REUTERS/Ricardo Moraes

    Les camions d’aide américaine stockée dans la ville colombienne de Cucuta ont échoué samedi à passer la frontière entre la Colombie et le Venezuela. Mais des dizaines de militaires vénézuéliens l’ont, eux, franchie dans l’autre sens. Selon les services migratoires colombiens, 156 membres des forces armées vénézuéliennes ont fait défection en 48 heures. L'opposition vénézuélienne, Juan Guaido en tête, s'interroge sur la manière de rebondir après cette fin de semaine tendue et compte sur le soutien de la communauté internationale.

    Samedi vers midi, la petite foule qui est massée sur le pont Santander, entre la Colombie et le Venezuela applaudit : deux femmes en uniforme viennent de passer en courant la frontière, rapporte notre envoyée spéciale, Marie-Eve Detœuf, deux Vénézuéliennes, membres de la Garde bolivarienne. Deux déserteuses et elles sont en larmes. La police colombienne les évacue immédiatement. On ne saura pas s’il s’agit de larmes de joie ou de désolation.

    Les déserteurs vénézuéliens laissent derrière eux un pays en ruine, une famille. Ils ont évidemment peur d’éventuelles représailles contre leurs proches. Depuis qu’il s’est proclamé président, Juan Guaido multiplie les gestes envers les militaires. Il a leur a promis une amnistie s’ils accepter de lâcher le gouvernement en place.

    Ecoutez ce reportage de notre envoyée spéciale à Ureña, près du pont Tienditas, auprès de membres de la milice bolivarienne et de soldats 25/02/2019 - par Marie Normand Écouter

    Selon des chiffres officiels des services d'immigration colombien, il y a eu plus de 150 désertions en deux jours ; le rang des militaires n’a pas été précisé. Quelques militaires ont aussi franchi la frontière brésilienne. C’est évidemment une claque pour Nicolas Maduro et une victoire pour ses détracteurs. Mais les forces armées vénézuéliennes comptent plus de 350 000 effectifs – sans compter les milices (un million et demi). On est donc encore loin d’un retournement de l’armée, sur lequel comptait Juan Guaido et ses alliés internationaux.

    Comment Juan Guaido peut-il rebondir ?

    Après l’échec pour faire entrer l’aide humanitaire au Venezuela, Juan Guaido compte sur le soutien de ses alliés internationaux pour relancer l’offensive contre Nicolas Maduro. Il attend la réunion avec le groupe de Lima pour décider du calendrier des prochains jours. Son prédécesseur à la présidence du Parlement, Julio Borges, a annoncé qu’il participera aussi à la réunion du groupe de Lima pour demander « le recours à la force » contre Nicolas Maduro, nous précise notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille.

    Mais si les Etats-Unis se sont dits prêts à agir -et le vice-président Mike Pence assistera à la réunion du groupe de Lima-, l’idée d’une intervention militaire divise. Le président chilien Sebastian Piñera, qui s'est rendu à Cucuta, a redit qu’il y était opposé ce dimanche.

    L’autre option serait de décréter de nouvelles sanctions économiques pour pousser Nicolas Maduro vers la sortie. Ce qui affecterait aussi une fois de plus le quotidien des Vénézuéliens.

    Pas de nouvelles manifestations prévues

    Quoi qu’il en soit, Juan Guaido va revenir au Venezuela selon le député Miguel Pizarro. Et cela annonce un nouveau bras-de-fer avec le gouvernement. L’opposant avait l’interdiction de sortir du territoire, donc les autorités pourraient décider de l’arrêter. Au risque de pousser toute une partie de la population vénézuélienne dans la rue.

    Pour les Vénézuéliens, c’est l’incertitude totale : pour la première fois depuis le 23 janvier, aucune mobilisation n’est prévue dans les jours qui viennent.

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