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    Amériques

    Etats-Unis: Donald Trump vent debout contre une enquête parlementaire le visant

    media Donald Trump s'est fendu d'une série de tweets rageurs après l’enquête lancée par la commission judiciaire de la Chambre des représentants. REUTERS/Carlos Barria

    Le président américain est furieux contre le camp démocrate. Dans une série de tweets rageurs ce mardi 5 mars, Donald Trump fustige l’enquête lancée par la commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui somme 81 personnes ou entités de lui envoyer divers documents relatifs à de possibles délits commis par le président et son entourage.

    De notre correspondante à Washington,

    Le président avait d’abord réagi avec calme à ces requêtes mais ce mardi matin il s’est visiblement réveillé en colère. Et le signe qui ne trompe pas est l’emploi de lettres majuscules dans la rédaction de ses messages sur Twitter. « HARCELEMENT DU PRESIDENT », a écrit Donald Trump en capitales d’imprimerie.

    Et il ajoute : « Les démocrates ont perdu la tête et sont devenus fous, ils mènent le plus grand abus de pouvoir de l’histoire des États-Unis ». Plus tard dans l’après-midi, le président a estimé que les démocrates étaient entrés en campagne, qu’ils n’avaient pas digéré leur défaite de 2016. « Au lieu de travailler sur des projets de loi ils s’occupent de ces histoires sans aucun sens, c’est une honte pour le pays » a-t-il déclaré.

    Dans un premier temps, Donald Trump avait pourtant assuré qu’il allait coopérer avec la Chambre des représentants. Mais le ton a clairement changé en 24 heures. Un conseiller de la Maison Blanche a qualifié ce mardi de « sans précédent et d’extraordinairement intrusives » les demandes de la commission de contrôle de la Chambre, qui réclame à la Maison Blanche tous les documents relatifs à l’accréditation sécurité de Jared Kushner.

    Rapports détaillés

    Donald Trump est soupçonné d’avoir outrepassé les directives des agences de renseignement pour que son gendre obtienne ce sésame. Mais refuser de livrer les documents demandés n’est pas sans risque : les commissions parlementaires ont le pouvoir d’assigner à comparaitre les personnes qu’elles souhaitent entendre, et les démocrates ont menacé d’avoir recours à ces convocations s’ils n’obtiennent pas les documents qu’ils réclament.

    Ils cherchent les preuves d’une possible obstruction de la justice, de faits de corruption et d’éventuels abus de pouvoir de Donald Trump. Trois commissions parlementaires ont par ailleurs demandé à la Maison Blanche de fournir les rapports détaillés sur les échanges qui ont eu lieu entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine.

    Enquête complémentaire

    Les parlementaires enquêtent donc aussi sur les terres du procureur spécial Robert Mueller, qui travaille depuis près de deux ans sur d’éventuelles ingérences russes dans la campagne. Ils estiment que leur enquête peut être complémentaire et surtout ils veulent pouvoir mettre leurs conclusions à la disposition du public.

    Lors de son audition de confirmation devant le Sénat, le nouveau ministre de la Justice a en effet refusé de s’engager sur la publication de l’intégralité du rapport du procureur. On ne sait pas quand il sortira, mais les démocrates veulent pouvoir communiquer au maximum et la meilleure manière pour cela est de disposer de leurs propres ressources.

    Vers une procédure de destitution ?

    Théoriquement ces enquêtes parlementaires peuvent déboucher sur une procédure de destitution, puisque c’est la commission judiciaire de la Chambre qui a le pouvoir d’entamer cette procédure. Si les enquêteurs de la Chambre trouvent la preuve d’un abus de pouvoir, ou d’une fraude importante dans les documents qu’ils reçoivent, ils pourraient très bien se lancer. Mais pour l’instant, les démocrates se gardent bien de l’envisager ouvertement. Ils savent très bien que c’est une manœuvre très risquée sur le plan politique.

    Elle risquerait de faire passer le président pour une victime, de ressouder autour le camp républicain autour de Donald Trump et d’éloigner l’électorat centriste. C’est un peu ce qui était arrivé à Bill Clinton à la fin des années 90. Les républicains qui avaient lancé une procédure de destitution contre lui n’avaient pas abouti et ils avaient perdu des sièges lors du scrutin qui avait suivi.

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