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    [Reportage] Dans les rues de Caracas, au Venezuela, deux pays irréconciliables

    media L'opposant Juan Guaido juché sur une voiture dans une rue de Caracas, ce samedi 9 mars. REUTERS/Ivan Alvarado

    L’opposition de Juan Guaido et les partisans de Nicolas Maduro s'étaient donnés rendez-vous dans les rues de la capitale vénézuélienne ce samedi 9 mars 2019. Deux manifestations alors que la coupure d’électricité géante continue d’affecter la quasi-totalité du territoire. Et, pour la première fois depuis le 23 janvier, la journée a failli être émaillée de violences.

    Avec notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille

    Après presque 40 heures sans électricité, les partisans de l’opposition ne sont pas aussi nombreux qu’espéré sur la place Altamira de Caracas. Rafael, 63 ans, est déçu mais garde espoir : « Le problème c’est que la coupure de courant ne nous aide pas car on n’a plus accès aux réseaux sociaux, ni au métro. Et les points de concentration ont seulement été annoncés hier. »

    « Tous les produits dans le frigidaire sont sur le point de pourrir. C’est lamentable, j’aimerais que ces gens s’en aillent d’eux-mêmes, car ici on ne veut pas de morts », ajoute Antonio qui habite Petare, le plus grand bidonville du pays.

    TEMOIGNAGE

    Nous les Vénézuéliens, nous sommes des guerriers...

    Alejandra

    Manifestante pro-Guaido

    10/03/2019 - par Benjamin Delille Écouter

    La place est encore assez vide lorsque le cortège se met en marche d’un pas rapide. Selon Rafael, la situation se tend là où Juan Guaido doit parler. « Nous allons vers l’avenue Victoria. Ils répriment le peuple là-bas donc on y va tous pour essayer d’aider les gens. »

    « Qu'est-ce que Maduro gagnerait à couper le courant »

    Sur l’avenue Libertador, ce sont les chavistes qui se réunissent pour une marche anti-impérialiste. Namaria Morales réfute toute responsabilité du gouvernement dans la panne de courant : « Nous pensons que c’est un sabotage car qu’est-ce que Maduro gagnerait à couper le courant ? Qu’on se mette à le détester ? C’est tout ce qu’il pourrait obtenir donc ça n’a pas de sens. C’est sûr que c’est un sabotage. »

    Nicolas Maduro a salué ses partisans eux aussi réunis dans les rues de la capitale, ce samedi 9 mars 2019. Miraflores Palace/Handout via REUTERS

    Un argument qui ne convainc personne sur l’avenue Victoria où la foule d’opposants a obligé la police à reculer. Un cordon d’hommes en armes bloque plusieurs points d’accès et une partie de l’avenue. Les manifestants tentent de les rallier sans succès. Mais Juan Guaido parvient tout de même à contourner les barrages avec une foule d’opposants.

    « Trop c’est trop, s'insurge Valentina, qui fait partie du groupe. On veut une intervention, on n’en peut plus. Ce régime a montré qu’il ne partira pas. On a beau supplier, demander de mille manières, rien n’y fait. Il ne reste que la force. »

    La police ayant confisqué la scène, c’est au mégaphone, sur le toit de son véhicule que Juan Guaido s’exprime devant une foule en délire qui ne l’entend presque pas. Mais qu’importe selon les manifestants, pour eux l’important est d’avoir pu se réunir malgré tout.


     ■ Nouvelle bravade réussie pour Guaido

    C’est un nouveau succès symbolique pour Juan Guaido. Après son retour triomphal au Venezuela lundi dernier alors qu’il était menacé d’arrestation, il a donc une nouvelle fois contourné les barrières que tentent de lui imposer le gouvernement vénézuélien.

    Des succès qui humilient Nicolas Maduro et resserrent le lien entre Juan Guaidó et ses partisans. Une partie de l’opinion publique lui voue désormais un véritable culte. Ses apparitions déchaînent les foules qui scandent son nom comme celui d’un homme providentiel.

    Pour autant, dans les faits, l’opposition n’a tenu aucune de ses promesses pour affaiblir le gouvernement : les militaires n’ont pas lâché leur président, l’aide humanitaire est toujours bloquée à la frontière, et Nicolas Maduro maintient sa mainmise sur le pouvoir.

    Reste à savoir combien de temps Juan Guaidó pourra garder ses partisans mobilisés. Car conscients de l’intransigeance du gouvernement, ils sont de plus en plus nombreux à demander une intervention militaire étrangère. Sauf que vraisemblablement, cette intervention n’aura pas lieu, trop de pays alliés à l’opposition la rejettent.

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