GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 19 Juillet
Samedi 20 Juillet
Dimanche 21 Juillet
Lundi 22 Juillet
Aujourd'hui
Mercredi 24 Juillet
Jeudi 25 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Panne d'électricité: le Venezuela, géant énergétique aux pieds d’argile

    media Le barrage de El Guri, dans l'Etat de Bolivar, au sud du pays, fournit 80% de son électricité au Venezuela (illustration). Reuters

    Depuis jeudi dernier, le Venezuela a connu pendant six jours, une panne globale d’électricité. Le courant se rétablit peu à peu depuis hier, mardi mais l'approvisionnement en eau reste compliqué, notamment à Caracas. Le président Nicolas Maduro a accusé les Etats-Unis d'être à l'origine de cette panne. Cette accusation était-elle réellement fondée ?

    Selon les autorités vénézuéliennes, la gigantesque panne de courant -qui a affecté le Venezuela pendant cinq jours, et qui touche actuellement toujours certaines zones du pays-, a été causée par un «sabotage».

    Barrage de Guri sur le fleuve Caroni au Venezuela Davidusb/Wikimedia.org

    Lundi soir à la télévision, Nicolas Maduro a expliqué que le réseau électrique du pays a été attaqué à trois reprises: d'abord une cyberattaque aurait visé le système informatique de la centrale hydroélectrique de El Guri, dans l'Etat de Bolivar. C’est l'un des plus grands barrages du monde, qui fournit 70% de l'électricité au Venezuela. Un deuxième attentat, cette fois d'ordre « électro-magnétique » selon le président, aurait visé le processus de récupération du système, tombé en panne. Et enfin la dernière phase des attaques aurait été de faire exploser plusieurs centres de distribution de courant. Mais force est de constater que jusqu’à présent les autorités n'ont pas présenté la moindre preuve pour corroborer ces accusations.

    Comment confirmer ces accusations ?

    Il est impossible à ce stade de confirmer ou d'infirmer ces accusations. Selon plusieurs experts vénézuéliens, certaines parties du système sont potentiellement attaquables. Mais il est permis quand même d'avoir des doutes sur les explications avancées par le gouvernement. 

    Tout d'abord, parce que cette catastrophe d'ampleur nationale est annoncée depuis au moins dix ans par les experts, les syndicalistes, les ingénieurs et les ouvriers du secteur énergétique vénézuélien.

    Tous dénoncent trois faits essentiels: en premier lieu, les gouvernements Chavez puis Maduro n'ont pas entretenu le réseau électrique de manière adéquate. En second lieu, beaucoup de spécialistes hautement qualifiés du secteur énergétique vénézuélien ont été licenciés en 2004 lors de purges politiques et remplacés par des proches du régime, souvent des militaires. Et troisièmement, il y a le problème de la corruption: des milliards de dollars ont été dépensés pour acheter des générateurs électriques chinois. Ces contrats ont enrichi des sous-traitants, mais n'ont pas réglé le problème énergétique du pays.

    Des coupures de courant quotidiennes et intempestive depuis des années

    Il y a trois semaines seulement, des salariés de la compagnie nationale Corpoelec tiraient la sonnette d'alarme. Sur la chaîne privée VPI, ils dénonçaient l'état de délabrement avancé des installations, le manque criant de matériel et d'équipements pour les ouvriers ainsi que le départ à l'étranger de la dernière main d'œuvre qualifiée à cause de la crise.

    Après la diffusion de ces interviews à charge, les mêmes salariés ont été licenciés sur le champ.

    Des coupures qui posent d'immenses problèmes à la population mais aussi à l'industrie. Le gouvernement Maduro a tenté de faire face ces dernières années à ces coupures de courant en prenant diverses mesures: en avril 2016 par exemple, il a décidé que les fonctionnaires ne travailleraient plus que deux jours par semaine pour faire des économies d'énergie. Mais aucune décision n'a été prise pour reprendre véritablement en main le réseau électrique.

    Qu'est-ce qui a provoqué cette immense panne de courant jeudi dernier?

    Les experts du réseau vénézuélien avancent différentes hypothèses.

    On sait par la compagnie Corpoelec elle-même, qu'un feu de brousse a affecté la semaine dernière des lignes de haute-tension qui relient la centrale de Guri au reste du pays. Pourquoi? Parce que les pylônes électriques non-entretenus ont été envahis par la végétation. Selon certains spécialistes, cet incendie a créé une réaction en chaîne dans l’ensemble du réseau à cause du manque de maintenance et, au final, causé l’arrêt des turbines de Guri.

    Le gouvernement aurait alors tenté à plusieurs reprises de redémarrer la centrale. Samedi, une de ces tentatives aurait causé l'explosion d'un centre de distribution. 

    Quelles étaient les solutions mises en œuvre pour tenter de remettre le courant?

    De facto on n’en sait rien, car le gouvernement n’a donné aucun détail technique sur les interventions au niveau du réseau. Dans un discours radiotélévisé hier soir (mardi), Nicolas Maduro a renouvelé ses accusations en direction des Etats-Unis et de l’opposition vénézuélienne. Il a aussi annoncé la création d’une commission d’enquête à laquelle doivent participer des experts de pays étrangers, tous alliés du régime, à savoir la Russie, la Chine, Cuba et l’Iran.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.