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    Amériques

    L’activité reprend au Venezuela après presque une semaine de paralysie

    media Le 14 mars 2019, des habitants de Caracas font la queue pour monter dans des bus mobilisés pour parer à la réouverture partielle du métro après la coupure d'électricité géante. YURI CORTEZ / AFP

    L’immense coupure d’électricité qui a laissé le pays dans le noir tout le week-end a obligé le président vénézuélien à décréter plusieurs jours chômés. Difficile encore de chiffrer l’ampleur des dégâts, notamment à cause des nombreux pillages, mais surtout dans les hôpitaux qui ont été privés d’électricité. En attendant, le pays se redresse doucement.

    Avec notre correspondant à Caracas,  Benjamin Delille

    Dans la capitale, la vie reprend doucement, notamment grâce à la réouverture du métro. Une réouverture partielle : toute une section est encore bloquée. A la station de Chacaito, Espinosa Yurimar guide les usagers vers des bus gratuits mis en place par le gouvernement.

    « Ils assurent le trajet là où le métro est arrêté, explique-t-il. Le système devrait reprendre, parce que le courant est stable, on n’a plus de problème d’électricité. Mais la coupure a endommagé certains générateurs qu’il faut remplacer pour que le métro se relance totalement. »

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    La file d’attente est longue mais elle avance vite, car les bus se succèdent. Témoin d’une reprise difficile qui affecte tous les secteurs. Après près d’une semaine de paralysie, les queues sont légion dans toute la ville.

    C'est le cas devant les commerces, les pharmacies ou encore les banques. Maria attend depuis une heure pour retirer un peu d’argent. Elle reste positive et dit ne pas avoir peur d’un nouveau dysfonctionnement comme cette coupure.

    « C’est sûr qu’il y a un risque. Mais maintenant on sait qu’on doit prévoir des réserves au cas où. Et même sans être préparés, on a bien survécu ! Avec la crise, le Vénézuélien est devenu résistant, il faut aller de l’avant, on n’a pas le choix », confie-t-elle.

    Trop contents de retrouver une vie un tant soit peu normale, les Vénézuéliens retrouvent le sourire. Quitte à oublier l’état critique de l’économie et l’avenir plus que jamais incertain du pays.

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    Ailleurs en ville, autre ambiance. Devant l’hôpital pour enfants J.M. de los Rios, plusieurs syndicats de la santé se réunissent pour manifester. Retenus par la police qui surveille l’entrée, ils réclament des informations sur le bilan de la coupure dans cet établissement resté deux jours dans le noir.

    Argelia Castillo a plusieurs fois essayé de rentrer sans succès. « Les personnes qui ont ces informations ne les donnent pas, parce qu’elles ont peur. Quand certains osent le faire, généralement des employés des hôpitaux, ils sont persécutés, maltraités et emprisonnés », assure-t-elle.

    Autour d’elle, les forces spéciales, les FAES, prennent les manifestants en photo. Ils ne disent rien, mais ils ceinturent le groupe, comme pour l’inciter à partir. Finalement, un médecin urgentiste sort de l’hôpital avec sa blouse blanche. Vietnan Vera annonce qu’un patient est mort dans le week-end.

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    « Il s’agit d’un patient qui était connecté à une ventilation artificielle et nous n’avions ni les laboratoires, ni la gazométrie artérielle qui auraient pu le sauver, explique Vietnan Vera. Donc ce patient est mort à cause de la grave crise que notre hôpital traverse et qui a été aggravée par la coupure de l’électricité. »

    Difficile de savoir combien des centaines de patients morts ce week-end l’ont été à cause de la coupure. Mais pour les manifestants, une chose est sûre, il faut laisser rentrer l’aide humanitaire bloquée à la frontière pour sauver les patients en danger.

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