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    À la Une: Venezuela, 30 jours de rationnement d’électricité

    media Un manifestant participe à une manifestation contre le gouvernement du président Nicolás Maduro à cause des pannes de courant à Caracas, au Venezuela, le 31 mars 2019. Carlos Garcia Rawlins / Reuters

    Dimanche 31 mars, de nombreux rassemblements citoyens ont eu lieu pour dénoncer les pénuries d'eau et les pannes d'électricité. Des routes bloquées partout dans le pays, et des manifestants réprimés dans la capitale, Caracas. Une tension qui fait suite à trois semaines de pénuries en série, dont une énième, ce dimanche, qui a poussé Nicolas Maduro à annoncer, dans la foulée, un plan de rationnement de l’électricité d'une durée de 30 jours.

    C’est un message présidentiel obligatoire diffusé à la télévision et à la radio, que de nombreux Vénézuéliens toujours sans électricité n’ont probablement pas vu. Rien de véritablement concret n’a été annoncé par le président vénézuélien si ce n’est la réduction des activités scolaires et du temps de travail dans les institutions publiques et privées. Le rationnement d'électricité a déjà eu lieu ces dernières années, en général le pays est divisé en 6 zones géographiques et le courant est coupé ici ou là à certains horaires, qui n'ont pas été pour l'instant publiés.

    Un réseau électrique vétuste « qui manque d’investissement et d’entretien depuis des années »

    Trente jours de rationnement pour résoudre les défaillances du réseau électrique, dont sont notamment très dépendants le pompage et la distribution d'eau potable. Cité dans Ultimas Noticias, la ministre en charge de l’eau, Evelyn Vasquez, affirme que, pour l’instant, des camions-citernes ont été mis à disposition des hôpitaux et des communes.

    Le journal Tal Cual rappelle que si ce réseau électrique est si défaillant c'est parce qu'il est « vétuste, victime d’un manque d’investissement, d’entretien et de personnel qualifié qui dure depuis des années. » C’est ce qu'affirme Luis Makencie, ingénieur employé par la Compagnie nationale d’électricité, Corpoelec, interrogé par le journal en ligne.

    Même constat de plusieurs spécialistes cités dans le quotidien La Voz

    Le journal titre, à la Une, que les pénuries massives vont durer « des mois, voire des années ». Le journal pointe aussi l’impact des coupures de courant sur la production de pétrole, principale source de revenus du pays, ce qui augure « un nouveau drame à l’horizon ».

    Le journal rappelle également que c'est la centrale hydro-électrique de Guri, à l’est du pays, qui est la source de 80% de l’électricité vénézuélienne. Selon Nicolas Maduro, c’est Guri justement qui aurait été victime d’une cyber-attaque provoquant l'incendie du 7 mars 2019, qui a provoqué la première panne géante dans le pays. Le président vénézuélien a martelé que les échecs du gouvernement à rétablir le courant depuis étaient dus à des attaques électromagnétiques sur les lignes de transmission fomentées par les Etats-Unis avec le soutien de l’opposition, menée par Juan Guaido.

    Le président auto-proclamé a immédiatement réagi sur Twitter : « 30 jours de rationnement, c’est une farce ». Une manière typique pour le régime de gagner du temps, selon lui.

    Colombie : 20 jours de blocages sur la Panamericana

    Depuis trois semaines, le dialogue entre le gouvernement et les peuples autochtones est au point mort. Résultat : le blocus de l’autoroute Panaméricaine, qui relie tout le continent du Nord au Sud, se poursuit dans la région de Cauca, où la mobilisation commence à devenir un sérieux problème économique.

    À cause des blocages des camions sur la route entre Popayan et Cali, il y a de gros problèmes de pénurie de gaz et de pétrole. Il faut parfois faire la queue pendant deux heures dans certaines communes raconteNoticias Caracol, et les prix des denrées alimentaires explosent. Interrogée par le quotidien, une commerçante s’inquiète : les avocats, les pommes de terre, les tomates, les mangues coûtent presque deux fois plus cher qu'il y a 15 jours. Même si une voie alternative, une route de contournement, a été mise en place, le trafic est si important qu’il tourne au ralenti. Les compagnies de bus et de transports ont alors perdu 350 000 passagers, selon El Pais, et le coût total pour l’économie des territoires affectés est estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars par le quotidien El Tiempo.

    Les autochtones revendiquent le respect de leurs droits

    Les plus de 20 000 manifestants autochtones, soit une centaine de communautés réunies, demandent au gouvernement d’Ivan Duque de se conformer aux accords qui ont été conclus avec les précédents dirigeants colombiens, notamment en ce qui concerne la réforme agraire. Ils dénoncent également le Plan national de développement débattu au Congrès, jugé insuffisant pour répondre aux besoins de santé et d’éducation des peuples autochtones du pays, relate Prensa Latina. Et ils rappellent que leurs communautés sont victimes de déplacements forcés, d’incarcération illégitimes et que des centaines d’homicides ont été perpétrés contre leurs membres en tout impunité, notamment lors du mandat de l'actuel président, Ivan Duque.

    Le président colombien refuse de rencontrer les manifestants tant qu’ils n’auront pas levé le blocus. Les organisations autochtones, elles, exigent sa présence dans le département du Cauca pour ouvrir un dialogue.

    La situation s’enlise, elle s’étend même, puisque les communautés Pijao et les Uwa coupent désormais une route à Tolima et à Boyaca selon le journal El Periodico, qui relate que plusieurs organisations paysannes sont en train de rejoindre les autochtones en vue d'une mobilisation prévue le 25 avril. De quoi faire dire à l'un de leurs leaders cité dans le journal : « Si le président ne veut pas affronter le peuple autochtone de Cauca, il devra affronter tout le pays ».

    Brésil : Polémique autour de la commémoration du coup d’État du 1er avril 1964

    « Injustifiable, révoltant, inacceptable » : voilà ce qu'en pense un éditorialiste du journal O Globo, qui définit ce 1er avril 1964 « comme le pire jour de la pire époque de sa vie ».

    « Le coup d’État de 1964 ne doit pas être commémoré ni même remémoré ». C’est le titre d'une tribune signée collectivement dans la Folha de São Paulo par des politiques et intellectuels de gauche, dont le candidat malheureux à la présidentielle, Fernando Haddad.

    Tribune qui raconte les tortures, disparitions, censures, répressions et autres atteintes au droit et à la Constitution qu'a connues le Brésil suite au coup d'État. « Tout cela est très documenté, ces faits historiques sont incontestables […] alors pourquoi le président rallume-t-il ce conflit ? » s'interrogent les signataires. Selon eux, le gouvernement n’étant pas capable de gérer les politiques publiques, « générer des conflits et des débats devient la seule manière de gouverner ».

    Selon un édito de Bloomberg, « Bolsonaro est un représentant des ultra-conservateurs et des forces armées, les grands nostalgiques de la dictature ». Mais l’éditorialiste analyse : « la nostalgie ne fait pas tout. La plupart des cadres de l'armée qui ont participé au coup d'État il y a 55 ans sont morts ou retraités. Les forces armées au Brésil sont aujourd'hui garantes de la démocratie constitutionnelle ». Et de conclure par une note d’optimisme quant à la solidité des institutions brésiliennes, estimant que la commémoration du 1er avril 1964 est pour Bolsonaro « de la viande rouge pour appâter la frange la plus radicale de sa base électorale ».

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