GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 23 Mai
Vendredi 24 Mai
Samedi 25 Mai
Dimanche 26 Mai
Aujourd'hui
Mardi 28 Mai
Mercredi 29 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    Tour d’Europe des résultats et décryptage avec nos invités en studio, nos correspondants et envoyés spéciaux de 7h à 9h (heure de Paris, 5h-7h TU)

    Amériques

    Au Nicaragua, les anti-Ortega fêtent l’anniversaire de la révolte dans les rues

    media Des manifestants marquent l'anniversaire de la contestation contre le président Nicaraguayen Daniel Ortega avec une marche à Managua, le 17 avril 2019. REUTERS/Oswaldo Rivas

    Un après le début de la révolte sanglante qui a couté la vie à plus de 300 personnes, les opposants au président Daniel Ortega sont à nouveau descendus dans la rue mercredi 17 avril pour réclamer son départ, malgré l'interdiction des autorités. L’ancien guérillero sandiniste est toutefois de plus en plus isolé sur la scène internationale, désormais l’objet de sanctions américaines et européennes.

    Le Nicaragua a beaucoup changé depuis un an et le début des manifestations contre Daniel Ortega. Selon la commission interaméricaine des droits de l'Homme, le pays est devenu un état policier : plus de 325 personnes ont été tuées par les forces de l'ordre ou des milices proches du gouvernement et les arrestations arbitraires, les cas de torture et les pressions sur les médias indépendants prouvent que le couple Ortega-Murillo règne par la terreur.

    Le dialogue avec l'opposition, timidement amorcé en février 2019, est au point mort. En attendant une éventuelle reprise, le pays s'enfonce dans une crise économique et dans la récession. Selon le patronat, qui s'est engagé aux côtés de l'opposition, 400 000 emplois ont été détruits depuis le début du conflit.

    Plus de 60 000 personnes ont déjà quitté le pays

    Une situation qui s'aggrave aussi avec les sanctions internationales contre le pays. La loi « Nica Act », votée par le Congrès américain en décembre 2018, empêche le pays d'accéder aux crédits internationaux.

    Pour l'instant, ces mesures n'ont pas eu d'impact politique : Daniel Ortega refuse de céder aux exigences de l'opposition et s'accroche au pouvoir d'un pays qui se vide de ses habitants. 62 000 de personnes ont déjà quitté le Nicaragua, selon l’ONU.

    Depuis un an, « la situation a changé pour le pire »

    La crise politique a commencé le 18 avril 2018, lorsque la population a gagné les rues pour la sécurité sociale. S’en est suivi un mouvement de plus grande ampleur largement réprimé par le régime de Daniel Ortega. À part les 325 morts, la violente répression des manifestations a fait 779 détenus, selon l’opposition.

    Pour Vilma Nuñez, figure de la défense des droits de l’homme au Nicaragua, et présidente de l’organisation Cenidh, interdite dans le pays, Daniel Ortega n’entend pas la rue depuis un an et la négociation avec l’opposition est au point mort. « La situation a changé pour le pire, elle s’est vraiment empirée. La situation des droits de l’homme et la vie quotidienne au Nicaragua est pire aujourd’hui qu’il y a un an, quand les mobilisations ont commencé, le 18 avril », dit-elle.

    « Il y avait déjà beaucoup de problèmes, il y avait déjà un régime dictatorial, un régime qui concentre tous les pouvoirs et une destruction des institutions, continue-t-elle. Mais il y avait encore, il y a un an, un système de gouvernement corporatiste : le gouvernement avait mis en place une alliance avec les entrepreneurs, avec la classe économique. Bien sûr, cette alliance allait dans le sens d’une détérioration des droits des plus pauvres, mais il y avait une certaine stabilité apparente. »

    Pour Vilma Nuñez, présidente de l’organisation Cenidh, «la situation a changé pour le pire» depuis un an 18/04/2019 - par Domitille Piron Écouter

    Ortega ne partira qu'« avec la négociation »

    « Mais maintenant non, il n’y a aucune sécurité, d’aucun type. Il n’y a pas de sécurité juridique ni physique, parce qu’à n’importe quel moment vous pouvez sortir dans la rue, croiser une patrouille et vous faire emprisonner, explique Vilma Nuñez. Par exemple, si vous chantez l’hymne national ou portez un drapeau. »

    Mais selon Delphine Lacombe, chercheuse au CNRS spécialiste du Nicaragua, le seul moyen de faire partir le couple présidentiel, c'est à travers des négociations, qui sont pour l'instant suspendues.

    Selon Delphine Lacombe, chercheuse au CNRS spécialiste du Nicaragua, «l’opposition met l’accent sur un départ de la crise avec la négociation», donc Ortega «ne partira pas sous l’effet d’un soulèvement armé, comme si c’était il y a 40 ans» 18/04/2019 - par Achim Lippold Écouter

    Ce qui reste à Ortega, c’est les paramilitaires, la police et la répression. L’opposition met l’accent sur un départ de la crise avec la négociation, donc il ne partira pas sous l’effet d’un soulèvement armé, comme si c’était il y a 40 ans.

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.