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    Amériques

    États-Unis: le rapport Mueller exonère-t-il à ce point Donald Trump?

    media Le président des États-Unis, Donald Trump, le 18 avril 2019 dans le Maryland. REUTERS/Al Drago

    Après 22 mois d’une enquête tentaculaire, le rapport Mueller a finalement été publié jeudi 18 avril 2019. Ces 448 pages au total, expurgées des données confidentielles, concluent à l’absence de preuve d'une collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie en 2016. Le procureur spécial Robert Mueller écrit néanmoins ne pas être en mesure d’exonérer Donald Trump d’obstruction à la justice, laissant des voies d'action aux opposants du président.

    Avec notre correspondant aux États-Unis,  Éric de Salve

    Depuis jeudi, le président américain affiche très ouvertement sa satisfaction. « C’est un bon jour pour moi », a-t-il d'ailleurs jubilé sur les réseaux sociaux. Mais Robert Mueller est beaucoup moins catégorique ; son rapport a d'ailleurs conduit à 34 inculpations, dont six dans l’entourage très proche du président.

    Même si le procureur spécial n'a pas trouvé de preuve de collusion entre son équipe de campagne et la Russie, il confirme de nombreuses rencontres entre son cercle rapproché et de douteux intermédiaires russes.

    En pleine campagne, en juin 2016, Donald Trump Jr. rencontre ainsi à la Trump Tower un Russe qui lui promet des données compromettantes sur Hillary Clinton. Ces données « sales » ne seront finalement pas communiquées, mais un mois plus tard, les services de renseignement russes piratent les emails du Parti démocrate et les transmettent pour diffusion au site WikiLeaks.

    C’est sans doute ce genre de contacts qui inquiétaient Donald Trump au début de l’enquête russe. Le rapport raconte sa colère quand son ex-ministre de la Justice, Jeff Session, lui a appris la nomination de Robert Mueller. « Comment as-tu pu laisser faire ça, Jeff ? », aurait demandé M. Trump, ajoutant : « Mon Dieu, c'est terrible. C’est la fin de ma présidence, je suis foutu. »

    Dans son rapport, le procureur spécial Robert Mueller ne blanchit pas totalement Donald Trump sur un point : l'obstruction à la justice. « Même si ce rapport ne conclut pas que le président a commis un crime, il ne l’exonère pas non plus », écrit-il. Le texte fait la liste de 10 incidents d’obstruction dans lesquels Donald Trump est directement impliqué.

    Les démocrates désormais face à un choix politique

    Inquiet pour son mandat, le président a notamment ordonné à son administration de limoger Robert Mueller. Mais l'avocat de la Maison Blanche a refusé de le faire. Selon le rapport, il lui a ensuite demandé de mentir à la presse.

    Sur ces entraves à la justice, Robert Mueller semble renvoyer la balle au Congrès qui, dit-il, « dispose du pouvoir d’empêcher le président d'exercer son pouvoir de façon corrompue ». « Clairement, sur la partie obstruction, les démocrates ont plus que ce qu'ils ne pensaient », constate Corentin Sellin, professeur agrégé d'histoire et spécialiste des États-Unis.

    Selon ce dernier, l'opposition dispose en effet « des éléments pour éventuellement poursuivre les enquêtes au Parlement, au Congrès, à la Chambre où ils détiennent la majorité, voire songer à un "impeachment" pour destituer le président [...] Les faits d'entrave sont bien là, dans le rapport. »

    « Certes, Mueller n’est pas allé jusqu’à la poursuite. Mais, en même temps, il dit que ce président a quand même fait des choses qui peuvent s’apparenter à des délits, fait remarquer M. Sellin. Donc, il y a peut-être une marge pour les démocrates et cela va être un choix à faire pour eux. »

    « Est-ce qu’ils se contentent de continuer les enquêtes, de pousser les feux avec des enquêtes parlementaires, ou vont-ils jusqu’à l’impeachment qui, il faut le rappeler, serait une impasse politique, puisque le Sénat est à majorité républicaine ? » Politiquement, estime l'historien, « ce serait sans doute suicidaire ».

    ► À lire aussi : Le rapport Mueller sur l'enquête russe rendu public

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