GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 18 Juillet
Vendredi 19 Juillet
Samedi 20 Juillet
Dimanche 21 Juillet
Aujourd'hui
Mardi 23 Juillet
Mercredi 24 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Nicaragua: les espoirs s’amenuisent après une année de crise

    media Manifestation à Esquipulas pour réclamer le départ du président nicaraguayen, Daniel Ortega, le 14 avril 2019. REUTERS/Oswaldo Rivas

    Depuis un an, le Nicaragua est secoué par une crise sans précédent, provoquée par une réforme impopulaire de la sécurité sociale. Les Nicaraguayens sont descendus dans les rues pour protester contre le régime du président Ortega, qui a répondu par une violente répression contre les manifestants. Un an après le début de la protestation, le bilan est sombre et la situation politico-économique ne semble pas près de s’améliorer.

    De notre correspondant au Nicaragua,

    Le bilan de cette crise, qui s’est déclenchée il y a un an, est des plus sombres. Il suffit de rappeler quelques chiffres pour prendre la mesure de la répression dont les Nicaraguayens ont été victimes : entre 300 et 500 manifestants ont été tués, quelque 800 opposants ont été emprisonnés et plus de 60 000 personnes ont pris le chemin de l’exil.

    Une répression omniprésente

    La répression s’est exercée par étape : au début, la police, appuyée par des paramilitaires, a réprimé dans le sang les manifestations. L’étape suivante a été une chasse aux étudiants et aux opposants, accusés d’être des terroristes ou des putschistes. Puis est venue l’interdiction de toute manifestation. Enfin, le gouvernement s’en est pris aux médias indépendants et aux organisations de défense des droits de l’homme. De cette manière, Daniel Ortega, le chef de l’État, a réussi à bâillonner une grande partie de la société. Une société qui, si elle vit dans la peur, continue à descendre dans les rues pour demander le départ d’Ortega, comme cela été encore le cas mercredi 17 avril 2019.

    Pourtant, il y a eu des négociations entre le gouvernement et l’opposition, à deux reprises déjà. Mais, à chaque fois, elles ont été rompues ou suspendues, car Daniel Ortega n’est pas prêt d’accepter les revendications de l’opposition, notamment l’organisation d’élections anticipées. Et même si les négociations de mars dernier ont permis d’aboutir à des accords, le gouvernement ne les a toujours pas mis en œuvre. C’est notamment le cas de l’accord sur la libération de tous les prisonniers politiques et sur le droit de manifester. Dans ces conditions, le pays risque bien de s’enfoncer encore plus dans la crise économique dans laquelle il se débat actuellement.

    La menace des sanctions internationales

    Alors que le Nicaragua connaissait une croissance annuelle de 5%, il se trouve aujourd’hui en pleine récession. Le PIB a reculé de 4%. Le tourisme, qui était un secteur florissant, a été sévèrement affecté. Et le pays aurait perdu au moins 300 000 emplois. L’économie est en chute libre.

    Aujourd’hui, il est difficile d’entrevoir une sortie de crise, car Daniel Ortega veut se maintenir à tout prix au pouvoir jusqu’en 2021. Sa stratégie consiste à négocier et lâcher un peu de lest. Cela lui permet de gagner du temps et d’essayer de persuader la communauté internationale de sa bonne volonté. Car il veut éviter à tout prix les sanctions économiques des États-Unis et de l’Union européenne qui affecteraient directement ses intérêts personnels et ceux de son entourage.

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.