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    Amériques

    Rapport Mueller: les démocrates américains divisés sur la stratégie à adopter

    media La dirigeante des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosy, est opposée au déclenchement d'une procédure de destitution contre Donald Trump. REUTERS/Joshua Roberts

    Au lendemain de la publication du rapport Mueller sur l’enquête russe, la bataille politique se déplace maintenant vers le Congrès des État-Unis. Dans son rapport, le procureur spécial laisse en effet le soin à ce dernier d’évaluer si Donald Trump a violé la loi ou non. Les démocrates, qui disposent donc de munitions, sont divisés.

    Avec notre correspondant aux États-Unis,  Eric de Salve

    A la lecture de ses 448 pages, l’opposition découvre avec stupeur les nombreux rendez-vous mal intentionnés en 2016 entre le premier cercle du futur président - ses conseillers, son avocat, son directeur de campagne, son gendre et même son fils - et de nébuleux émissaires russes leur proposant des documents compromettant sur Hillary Clinton. Les démocrates sont également au fait désormais des dix incidents d’obstruction à la justice énumérés dans le rapport et impliquant directement Donald Trump.

    Mais face à ces éléments, l’opposition est divisée. Certains osent le mot « impeachment » ; c'est le cas de la sénatrice Elisabeth Warren, candidate à la présidentielle. Mais pour Jean Eric Branaa, maitre de conférence à l'université Paris 2 Assas et chercheur associé à l'Iris ,cette charge contre le président traduit une volonté de redonner du souffle à la campagne de l'une des plus féroces critiques de Donald Trump.

    « Certains candidats, dont Elisabeth Warren, mais également Julian Castro - qui a appelé également à l’impeachment - sont en difficulté en ce moment. Parce que leur campagne ne décolle pas et cherchent à sortir du lot. Et il y a 19 candidats aujourd’hui. Mercredi prochain ils seront 20 une fois que Joe Biden sera rentré dans la campagne. Et c’est bien embêtant pour Elisabeth Warren. Elle essaie de surfer en réalité sur la sociologie des démocrates qui, aux élections de mi-mandat de 2018, ont voté très majoritairement pour la destitution du président ! »

    Ce qui explique notamment la percée de candidats « très progressistes », dont l’étoile montante de la gauche du parti Alexandria Ocasio-Cortez, « qui doit son vote au fait d’annoncer la destitution du président, comme Rashida Tlaib ou Ilhan Omar », rappelle Jean-Eric Branaa. « Donc c’est une posture politique, poursuit le chercheur.On peut s’attendre à ce que d’autres candidats prennent la même, dont Beto O'Rourke, Cory Booker, qui ne sont pas des candidats à forte notoriété nationale et qui vont essayer de surfeur sur l’envie des électeurs démocrates, plus que sur une pensée profonde. Le tout c’est d’embêter Donald Trump et essayer d’engranger des voix ».

    À l'inverse, les instances dirigeantes sont peu disposées à s'engager dans une procédure de destitution du président. Nancy Pelosi, cheffe des démocrates à la Chambre, est contre depuis le début. « Cela n’en vaut pas la peine à 18 mois de l’élection », abonde un député.

    Ce vendredi, les démocrates se contentent donc de demander par voie d’assignation une version complète non caviardée du rapport. Ils demandent aussi l’audition du procureur Mueller, le 23 mai. Quant à Donald Trump, il dénonce le « rapport fou de Mueller écrit par 18 démocrates trumpophobes ».

    Le Parti républicain le soutient toujours en bloc, à une exception près : l’ancien candidat à la présidentielle Mitt Romney se dit « écœuré » et dénonce la « malhonnêteté » du président des États-Unis.

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