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    Amériques

    Le pétrole vénézuélien désormais sous embargo, les chavistes crient au complot

    media Le logo de la société pétrolière d'État PDVSA dans une station-service à Caracas, au Venezuela, le 28 janvier 2019. REUTERS/Andres Martinez Casares

    L'embargo américain sur le pétrole du Venezuela a débuté dimanche 28 avril. Cela ne va pas forcément pousser le président Maduro vers la sortie, mais risque en revanche d'aggraver la crise économique. Les partisans du président chaviste restent confiants et dénoncent la mainmise de Washington.

    Le Venezuela abrite la plus grosse réserve d'hydrocarbure au monde. Mais en proie à une crise politique continue, les gouvernements successifs n'ont jamais su en tirer parti et n'ont pas su développer la compagnie nationale pétrolière, la Petróleos de Venezuela SA (PDVSA).

    Il y a vingt ans, la PDVSA produisait plus de trois millions de barils par jour et employait près de 40 000 personnes. Son activité générait alors 96% des recettes en devises et la société s'est même implantée aux États-Unis, avec sa filiale Citgo.

    Cependant, ces dernières années sous les gouvernements d'Hugo Chavez et de son successeur Nicolas Maduro, la production est tombée à son plus bas niveau. Après des années de mauvaise gestion, de sous-investissement et de corruption, la compagnie nationale est au bord de l'implosion et Caracas est désormais obligé d'importer du pétrole du Nigéria, mais aussi des États-Unis.

    Ce nouvel embargo est un coup dur pour le Venezuela, dont l'économie repose essentiellement sur les revenus pétroliers. Ceux-ci représentent plus de 80% des ressources financières du pays.

    Désormais, Caracas ne pourra plus commercer avec des sociétés américaines et ses avoirs à l'étranger seront gelés. Il est également interdit à toute entité étrangère d’utiliser le système bancaire américain pour se fournir en or noir vénézuélien.

    Une catastrophe pour le pays plongé dans une crise économique et humanitaire. La population est confrontée quotidiennement à des pénuries en denrées alimentaires et médicaments - des produits importés à l'aide des pétrodollars - et ont également connu une très grande panne d’électricité de 15 jours.


    À Caracas, les militants chavistes dénoncent la mainmise de Washington

    Ces sanctions n’entament pourtant pas la confiance des partisans de Nicolas Maduro. Ils se sont rassemblés samedi 27 avril à Caracas pour célébrer la sortie de leur pays de l’Organisation des États américains (OEA) et dénonçant les sanctions, un complot de Washington, selon eux.

    Avec notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille

    Sur l’avenue Mexico, la salsa est si forte qu’aucun slogan ne se fait entendre. « Rentrez chez vous, les Yankees » peut-on lire sur une pancarte brandie par Carlos, vêtu entièrement en rouge. Pour ce chaviste de 50 ans, l’entrée en vigueur des sanctions ne changera rien.

    « Cela fait déjà de nombreuses années que l’on combat ce blocus qui était dissimulé et qui aujourd’hui ne l’est plus, nous dit-il. Avec l’échec de la droite vénézuélienne, ils sont désespérés parce qu’ils voient s’éloigner la possibilité de nous voler notre pétrole et nos richesses. »

    Les chavistes assurent que l’opposition vénézuélienne est financée par Washington et qu’elle ne mobilise plus personne. « Le plus difficile pour les États-Unis, c’est la bataille de la conscience, lance Luis, un autre manifestant. Ils peuvent détruire notre économie, mais parce que nous sommes un peuple souverain et conscient, nous irons toujours de l’avant. »

    Même si tous les indicateurs économiques sont au rouge, Gerardo assure que le Venezuela n’a pas dit son dernier mot. « Nous devons suivre la route des pays comme la Russie, la Chine ou la Turquie et sortir du joug du dollar, défend ce Vénézuélien de 42 ans. Car c’est par le dollar qu’on nous sanctionne, qu’on nous fait mourir de faim pour nous soumettre, mais nous ne nous soumettrons pas. »

    Reste que le Venezuela doit des milliards de dollars à ses alliés. Et avec la production de pétrole qui s’effondre, le pays n’aura bientôt plus grand-chose à leur offrir pour les rembourser.

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