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    Amériques

    À la Une: Venezuela, tractations en coulisses, les théories sur ce qui aurait dû se passer

    media Le président Nicolas Maduro, sourit en marchant aux côtés du ministre vénézuélien de la Défense et du commandant des opérations stratégiques des Forces armées nationales bolivariennes, lors d'une cérémonie organisée dans une base militaire à Caracas. Miraflores Palace/Handout via REUTERS

    Le temps s'est comme suspendu après les deux intenses journées de mobilisation de l'opposition, et l’apparent échec du coup de force tenté par Juan Guaido et ses partisans mardi dernier. Aujourd’hui, les langues se délient, les informations tombent au compte-gouttes, et la presse cherche à comprendre si ces trois derniers jours ont changé, ou pas, le rapport de force au Venezuela.
    « Comment théoriser le chaos » c'est le titre d'un long article du journalEl Confidencial, où plusieurs politologues commentent les supposées négociations entre les Américains et les hauts gradés du régime de Nicolas Maduro.

    En particulier, le rôle de Vladimir Padrino Lopez, le ministre de la Défense, qui est apparu hier aux côtés du président face aux soldats de la Garde Nationale, pour dire : « ils ont essayé de nous acheter, avec une offre trompeuse, stupide et ridicule ». Un aveu, en somme, de sa participation à des pourparlers : « ces négociations devaient être bien avancées » juge Carmen Beatriz Fernandez, une des analystes interrogées par le journal, mais estime-t-elle, « le fait que les États-Unis l’ait divulgué, brise la possibilité de nouvelles tractations. »

    « Les militaires n'ont pas reçu d'offre crédible du gouvernement par intérim, pas assez de protection, une loi d'amnistie creuse » affirme un autre spécialiste, Luis Vicente Leon : « dans ces conditions,  s'attendre à une fracture au sein des forces armées semble naïf ». Il se montre très pessimiste pour l’avenir : « quand la stratégie des sanctions et des grèves sera épuisée, qu'elles auront parachevé de détruire le pays, les alliés extérieurs seront tentés de négocier directement avec le secteur militaire ». Dans ce statut-quo, l'option d'un gouvernement civil pourrait s’éloigner, selon lui.

    El Comercio met en avant les informations d'un journaliste péruvien, Jaime Bayly, qui a raconté dans une vidéo que « tout était convenu entre les parties » : il était prévu de laisser Nicolas Maduro s'échapper,  mais Vladimir Padrino Lopez, encore lui, aurait exigé en dernière minute de devenir le président responsable de la transition pendant 1 an. Refus des Américains et de l'opposition vénézuélienne. L'opération Liberté capote. Voilà une hypothèse qui expliquerait pourquoi le plan prévu en coulisse aurait échoué.

    L’opposant Leopoldo Lopez réfugié à l’ambassade espagnole

    PourBloomeberg, c’est la libération de Leopoldo Lopez qui aurait fait échouer le plan sur lequel les personnalités du régime et les membres de l’opposition avaient réussi à se mettre d’accord. Selon le journal, cette libération « n'était pas prévue », une mauvaise « surprise qui aurait précipité leur retrait des négociations. » Le journal espagnol El Pais revient sur les déclarations faites hier par Leopoldo Lopez, opposant historique du gouvernement de Nicolas Maduro. Il raconte que pendant trois semaines, des réunions avaient lieu dans sa maison ( où il était assigné à résidence ) avec des commandants, des généraux et des représentants de différents corps de la sécurité. « Ces trois dernières semaines, c’est là que nous nous sommes mis d’accord pour mettre fin à l’usurpation du pouvoir, et c’est un processus qui est irréversible » Selon lui, le coup de force de mardi fait partie d’un plus vaste plan, « ce n’était qu’un premier pas » et même si « les choses ne se sont pas passées comme prévu […] la fissure va faire céder la digue. » D’ici quelques semaines selon lui. 

    Efecto Cucuyo revient sur le rôle joué par le SEBIN dans sa libération. Le journal rappelle que ce sont des membres de ce très puissant service de renseignement de la police, qui ont libéré Leopoldo Lopez mardi dernier. Une police longtemps considérée comme à la botte du pouvoir selon le journal, et pourtant son patron, un personnage clé du régime, Manuel Ricardo Cristopher Figuera, est le seul haut gradé à avoir fait publiquement défection à Nicolas Maduro. Selon InfoBae il serait détenu, mais on a très peu d’informations à son sujet. « Il est l’une des personnes les plus informées du pays. Il n’aurait jamais fait un tel faux pas sans qu’un plan de sortie n’ait été préalablement coordonné avec les militaires » écrit le politologue Jorge Lazo Cividanes, dans Efecto Cucuyo. Le journal rappelle que le chef du SEBIN avait bien écrit noir sur blanc dans sa lettre : « Beaucoup de proches de Maduro, des hommes de confiance, sont en train de négocier dans son dos. Mais ils négocient pour leur propre petit intérêt, et non pour le bien du pays ».

    États-Unis : un laboratoire pharmaceutique condamné dans la crise des opioïdes

    C’est un scandale médical qui a fait 200 000 morts en 20 ans. Hier, après deux mois de procès, le fondateur du laboratoire pharmaceutique américain INSYS a été reconnu coupable d'avoir payé des médecins pour qu'ils prescrivent ces médicaments à base d’opïacés. C'est une première pour un dirigeant de ce niveau.
    Dans le New York Times, la photo de John Kapoor, 76 ans, millionnaire, dans son trench marron kaki,  visiblement préoccupé à la sortie du tribunal de Boston : il risque 20 ans de prison pour association de malfaiteurs à but criminel. Quatre autres anciens dirigeants sont également condamnés. Tous connaîtront leur peine exacte à une date qui n'a pas été annoncée.

    Dans une enquête fouillée du magazine du New York Times qui se lit comme un petit polar, on découvre l'ampleur du scandale : le système de pots-de-vin mis en place par le laboratoire INSYS était très élaboré, ses méthodes glaçantes, ses représentants sans scrupules.

    Entre 2012 et 2015, des dizaines de millions de dollars ont été versés à des professionnels de la santé pour qu’ils prescrivent en grande quantité cet antidouleur. Ils étaient aussi encouragés à forcer les doses, au-delà des limites fixées par la posologie. Tout cela, pour augmenter les ventes de ces sprays au fentanyl, un antalgique dont la puissance atteint 50 à 100 fois celle de la morphine et qui a rendu accro des centaines de milliers d’Américains. Rien qu’en 2017, 28 000 Américains sont morts d’une overdose de fentalyn ou d’une drogue équivalente à base d’opiacés synthétiques.  

    William Barr opte pour la politique de la chaise vide

    Le ministre de la Justice américaine est dans le viseur des démocrates : ils ont intensifié leurs critiques envers William Barr, qu’ils voulaient questionner par rapport à ses interactions avec le procureur spécial Robert Mueller, après la clôture de son enquête sur les ingérences russes. La présidente de la chambre des représentants, Nancy Pelosi, a accusé hier le ministre de la Justice William Barr, d'avoir « menti » aux élus du Congrès.

    En refusant de venir s'expliquer devant la commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants, William Barr, s'est notamment fait traiter de « poule mouillée » par un élu de Memphis. Le représentant démocrate Steve Cohen est arrivé dans la salle de commission où devait avoir lieu un échange de questions-réponses, avec un panier de poulet frit… et a déposé une figurine de volaille devant le fauteur vide où aurait dû s’asseoir William Barr.

    Sur le dessin de presse de Tom Toles ce matin dans le Washington Post on peut voir un William Barr tout nu, telle une statue. Il porte dans une main une épée, dans l'autre la balance, symbole de la justice. Sur un des plateaux est assis Donald Trump : la balance penche donc dangereusement de son côté. En premier plan, l'oncle Sam, reconnaissable à son chapeau haut de forme tourne le dos à la statue et se cache les yeux avec les mains. Son chapeau est la dernière chose qui cache le sexe de William Barr.

    Une manière d’illustrer l’idée que le ministre de la Justice a ouvertement pris fait et cause pour le président Trump , et que l'Amérique semble ne pas vouloir se confronter à cette nouvelle réalité : une justice partisane.

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