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    Amériques

    Ouvert à de l'aide étrangère pour attaquer ses rivaux, Trump crée un tollé

    media Le président des États-Unis, Donald Trump, sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, aux États-Unis, le 10 juin 2019. REUTERS/Kevin Lamarque

    Donald Trump était ce jeudi sous le feu des critiques après avoir affirmé qu'il était prêt à accepter des informations compromettantes d'une puissance étrangère sur ses rivaux, malgré la tempête judiciaire déclenchée par les contacts entre son entourage et Moscou en 2016.

    Encore une petite phrase de Donald Trump qui suscite une intense polémique aux États-Unis : dans une interview accordée mercredi soir à la chaîne de télévision ABC, le président américain a déclaré qu’il accepterait des informations compromettantes sur ses adversaires fournies par des gouvernements étrangers, et qu’il ne les transmettrait pas nécessairement à la police fédérale.

    Les élus d’opposition montent au créneau

    Ces déclarations ont immédiatement déclenché une levée de boucliers dans le camp démocrate. Sur Twitter, la majorité des candidats aux primaires ont fait part de leur stupéfaction et de leur indignation après ces propos du président et ont renouvelé leur appel à lancer une procédure de destitution contre Donald Trump.

    Ce jeudi matin, Nancy Pelosi, la cheffe de la majorité démocrate à la Chambre, a écarté cette hypothèse mais a déclaré que les propos de Donald Trump « montraient une nouvelle fois que le président ne fait pas la différence entre le bien et le mal. Il n’a aucun sens de l’éthique », a-t-elle déploré.

    Elle a rappelé que la loi interdisait toute contribution d’un gouvernement étranger dans une campagne électorale. Et a précisé que les démocrates allaient déposer un projet de loi pour préciser que si des informations étaient transmises par des puissances étrangères, il était obligatoire de le faire savoir au FBI.

    « Nous avons de multiples textes bipartisans sur la sécurité des élections qui se languissent ici au Sénat, a déclaré Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate à la Chambre haute, rapporte notre correspondante à Washington Anne Corpet. Nous avons même une loi proposée par un membre éminent de la commission sur le renseignement qui contraindrait légalement les équipes de campagne à alerter le FBI quand des puissances étrangères offrent leur aide. Est-ce que nos collègues républicains vont nous soutenir sur ce texte ? Hé bien, nous le saurons bientôt. »

    Pour beaucoup d’élus de l’opposition, c’est un peu comme si le président américain avait directement demandé aux Russes ou aux Chinois de trouver le plus d’informations possibles sur ses concurrents, afin qu’il puisse les utiliser au cours de sa campagne. C’est d’ailleurs ce qu’il avait fait sous forme de boutade lors d’un meeting en juillet 2016, lorsqu’il avait appelé les Russes à lui fournir les e-mails d’Hillary Clinton.

    ►À lire aussi : La Russie a-t-elle interféré dans l'élection américaine de 2016 ?

    Pour l’instant Mitch McConnell, le chef de la majorité au Sénat, refuse de soumettre ces projets de loi au vote. Même si après la déclaration de Donald Trump, plusieurs élus républicains ont fait savoir qu’ils étaient favorables à ces textes.

    Donald Trump se défend

    Face aux réactions outragées du camp démocrate, le président a tenté de rectifier le tir. Il a estimé sur Twitter que ses propos avaient été tronqués. Il a aussi curieusement tenté de se justifier en expliquant qu’il était en contact permanent avec des dirigeants étrangers, et qu’il ne devait pas nécessairement livrer le contenu de toutes ses conversations au FBI.

    Le président a aussi commis une nouvelle bourde. Dans un tweet où il cite ses rencontres récentes en Angleterre, il fait une faute d’orthographe : pour évoquer le prince de Galles, « Prince of Wales » en anglais, il écrit « Whales », ce qui signifie « baleines ».

    Capture d'écran du tweet de Donald Trump sur le «Prince of Whales» le 13 juin 2019, depuis supprimé Capture d'écran Twitter

    Le hashtag #PrinceOfWhales, «Prince des Baleines» est aussitôt devenu tendance numéro un sur Twitter, avec des illustrations assez cocasses du prince Charles entouré de cétacés ou de baleines couronnées. Donald Trump a depuis évidemment effacé le message incriminé.

    ►À lire aussi : La tension ne cesse de s'accroître entre Trump et les démocrates

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