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    Amériques

    États-Unis: atouts et faiblesses de la candidature Trump pour 2020

    media Pour lancer la bataille de 2020, Donald Trump s'exprimera à 20h à Orlando, en Floride, ce mardi 18 juin 2019, devant ses partisans réunis au Amway Center, enceinte de l'équipe NBA des Orlando Magics. Gregg Newton / AFP

    Donald Trump a choisi la Floride et Orlando pour officiellement lancer sa campagne pour la présidentielle de 2020. Ce mardi soir, il donnera le coup d’envoi d’un marathon qui va durer plus d’un an. Une campagne qu’il n’a, en fait, jamais cessée de mener depuis sa prise de fonction en janvier 2017. Le choix de la Floride n’est pas anodin, puisque une victoire dans cet État semble quasiment indispensable pour l’emporter au niveau national. Alors qu’il vient tout juste de fêter ses 73 ans, Donald Trump se dit prêt à en découdre.

    La tâche s’annonce compliquée pour le président sortant : car si Donald Trump se targue d’avoir accompli un travail remarquable, les faits ne le démontrent pas. Certes, l’économie américaine se porte à merveille, la Bourse bat des records, le chômage est au plus bas. Mais c’est bien sous la présidence de Donald Trump que les États-Unis ont vécu leur plus long « shutdown », cette fermeture partielle de l’administration américaine.

    À son actif, on peut lui attribuer la plus importante réforme fiscale, qui a permis à la fois aux entreprises mais également aux particuliers de voir leurs impôts baisser, avec un bémol car cette réforme était surtout destinée aux classes les plus aisées. Donald Trump s’est donc surtout attaché à contenter sa base électorale, ce que démontrent d’ailleurs les sondages puisqu’il reste crédité d’une moyenne de plus de 40% de soutiens depuis son entrée en fonction.

    Aujourd’hui, c’est lui qui a la cote. C’est le président sortant et, aux États-Unis, c’est un gros avantage. […] L’autre très gros avantage, ce sont les très bons chiffres au niveau de l’économie. On peut aussi parler de sa cote de popularité qui est entre 40% et 43%. Elle ne bouge pas, c’est une ligne droite. Et en même temps, s’il y a stabilité, il y a stagnation. Il y a un phénomène aujourd’hui dans la société américaine : 52% à 56% le rejettent quoi qu’il fasse, n’écoutent pas ce qu’il dit. Et ça, ça va devenir un vrai handicap pour Donald Trump.

    Jean-Éric Branaa

    Maître de conférences à l’Université Panthéon-Assas, spécialiste de la politique et de la société américaine

    18/06/2019 - par Sylvie Noël Écouter

    Les faiblesses de la candidature de Trump

    Le simple fait de ne pas avoir été en mesure d’élargir sa base électorale est une faiblesse en soi. La liste des échecs est longue avec, par exemple, le projet de mur à la frontière avec le Mexique ou encore le dossier nord-coréen, sur lesquels rien n’avance. Par ailleurs, les méthodes de Donald Trump sur la scène internationale sont critiquées dans le monde entier, tout comme aux États-Unis : le président américain menace pour obtenir ce qu’il souhaite, à l’image de l’accord qu’il vient de sceller avec le Mexique.

    Il y a aussi le dossier de l’immigration qui fait polémique. Expulsions, séparations des parents de leurs enfants, morts de mineurs en détention… La liste des dérapages est longue. Autant dire que Donald Trump a du travail s’il veut rester quatre ans de plus à la Maison Blanche.

    Une nervosité palpable

    Sur son fil Twitter, Donald Trump assure que seules les enquêtes d’opinion faussées le classent derrière ses concurrents démocrates et il affirme une nouvelle fois sa certitude d’être réélu. Mais, signe de sa nervosité, raconte notre correspondante à Washington, Anne Corpet, il a congédié ce lundi 17 juin, les sondeurs qui travaillaient au sein de sa campagne et qui le donnent perdant dans trois États clés.

    Le président n’a pas supporté que ces enquêtes internes soient divulguées dans la presse. Elles le placent derrière Joe Biden dans le Wisconsin, en Pennsylvanie et en Floride, trois États que Donald Trump a ravis aux démocrates en 2016, et où il prétend détenir encore une large majorité.

    Face à ces mauvais sondages, n’importe quel candidat tenterait de revoir sa stratégie de campagne. Mais à dix-sept mois des élections, le président préfère se débarrasser des messagers de mauvais augure et afficher sa confiance.

    Faire le « show » à Orlando

    Donald Trump va donc officiellement annoncer ce mardi soir sa candidature à un second mandat dans l’un de ces États clés, la Floride. Il sera accompagné de la première dame, du vice-président Mike Pence et de son épouse.

    Pas moins de 100 000 personnes, assure le président américain, ont tenté d’obtenir l'une des 20 000 places du Amway Center, l’enceinte de l’équipe de basket d’Orlando où a lieu ce meeting. Des écrans géants seront placés à l’extérieur afin que tout le monde puisse profiter de son intervention.

    Selon la presse locale, les premiers admirateurs du président sont arrivés dès lundi matin sur le site pour être sûrs de pouvoir entrer. Ils ont installé leurs tentes ou leurs duvets à même le trottoir et se sont relayés pendant la nuit pour ne pas perdre leur place dans la file, et une marée de supporters coiffés de la casquette rouge aux couleurs de la campagne patiente actuellement.

    Donald Trump se présente presque en rock star : « Cela va être fou. On a jamais rien vu de pareil à moins de savoir jouer de la guitare » a-t-il twitté ce mardi matin. Et il entend bien enflammer ses partisans. Il faut dire qu’au sein de son propre camp, le locataire de la Maison Blanche continue de rafler les suffrages : sa cote de popularité atteint les 84% chez les républicains.

    20 000 personnes sont attendues dans le Amway Center d'Orlando, enceinte de l'équipe NBA des Orlando Magics, avec écrans géants à l'extérieur. Gregg Newton / AFP

    Les opposants mobilisés

    Les opposants au président entendent aussi se mobiliser. Plusieurs manifestations sont prévues à proximité du meeting. Les militants hostiles à Donald Trump ont même prévu de faire flotter le célèbre ballon Baby Trump, qui le représente en bébé en colère, dans le ciel d’Orlando.

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