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    Amériques

    À la Une: la souffrance des enfants migrants dans les centres de détention américains

    media Un enfant regarde par la fenêtre d'un bus près de centre de détention McAllen, au Texas, le 23 juin 2018. @aliarsalem/via REUTERS

    Donald Trump a reporté ce week-end une vague d'arrestations de familles de migrants clandestins qui devait débuter dimanche dans une dizaine de grandes villes des États-Unis. Le président a expliqué avoir pris cette décision à la demande de l'opposition qui avait vivement critiqué le caractère cruel de ces expulsions massives. Si dans deux semaines, démocrates et républicains ne parviennent pas à présenter une solution commune pour la crise migratoire « les expulsions débuteront », a prévenu Donald Trump.

    C'est dans ce contexte que le New York Times publie aujourd'hui une tribune particulièrement poignante. Écrite par l'un des éditorialistes du quotidien, elle jette une lumière crue sur l'apparente indifférence des Américains face au drame des enfants migrants séparés de leurs familles et enfermés dans des centres de détention par l'administration Trump.

    Les derniers rapports concernant les conditions de vie de ces enfants migrants font en effet froid dans le dos. « Au moins sept enfants sont morts dans ces centres de détention tenus par l'administration Trump », rappelle le New York Times. « Des milliers d'enfants dorment par terre, sans couverture, la lumière allumée toute la nuit, alors que la privation de sommeil est considérée comme un acte de torture ». L'éditorialiste cite un article de l'agence AP qui a pu se rendre la semaine dernière dans l'un de ces centres, situé au Texas, où sont détenus 250 enfants : « Un petit garçon de deux ans veut être tout le temps dans les bras. Quelques filles âgées de 10 à 15 ans disent qu’elles font de leur mieux pour nourrir et apaiser le petit qui leur a été remis par un gardien, le t-shirt imbibé de mucosités et ne portant pas de couches. Une fillette guatémaltèque âgée de 14 ans s’accroche à deux petites filles sur ses genoux : «J'ai besoin de réconfort. Je suis plus grande qu’elles, mais je suis aussi une enfant» ».

    « Toute personne, qui n'a pas le cœur brisé à la lecture de cet article, est un monstre », lance le New York Times. Et pourtant, l’année dernière, Fox News a comparé les centres de détention pour enfants à des 'camps d’été'. Ce ne sont pas des camps d’été. Ils sont plus proches de ce qu'Alexandria Ocasio-Cortez a appelé des camps de concentration », écrit l’éditorialiste.

    Pour cette remarque, l'élue démocrate à la Chambre des représentants a essuyé de nombreuses critiques. Nombreux étaient ceux qui lui reprochaient d'utiliser un terme trop lié aux horreurs de l'Holocauste. Finalement, c'est le terme plus neutre de « centre de détention » qui semble l'avoir emporté dans beaucoup de médias. L'éditorialiste du New York Times n'est pas du même avis : « Quel que soit le langage flou que nous utilisons, les États-Unis sous Donald Trump sont en train de commettre des actes indéfendables d'une cruauté indescriptible. Donald Trump gère bel et bien des camps de concentration à la frontière », s'exclame le quotidien avant de conclure : « Je pense qu'un jour, nous réfléchirons à cette époque de l'histoire américaine où des enfants migrants ont été séparés de leurs parents, certains enfermés dans des cages. Nous nous dirons alors à nous-mêmes: comment cela était-il possible ? Pourquoi n'étions-nous pas tous les jours dans la rue pour exiger la fin de cette atrocité ? Comment avons-nous pu simplement poursuivre nos vies ? ».

    Haïti : la crise politique et socio-économique s'enlise

    Depuis les manifestations contre la corruption, qui avaient mobilisé le 9 juin dernier des milliers de citoyens à travers l'ensemble du territoire national, « le pays vit dans un climat d'incertitude caractérisé par des mouvements de protestations spontanés » constate Le National. Une inquiétude également exprimée par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire. Le CSPJ craint que les derniers mouvements de protestations n'entravent « le développement économique et social du pays » et mettent « en péril la souveraineté et les acquis démocratiques ». Le Conseil se dit conscient que la lutte contre la corruption est le principal motif des derniers jours de protestation. C'est pourquoi les membres de cet organisme, en charge de veiller sur l'indépendance de la justice haïtienne, appellent à « l'avènement d'un nouvel ordre moral et de justice pour prévenir, mais aussi sanctionner la corruption dans toutes ses dimensions », écrit Le National.

    Pendant ce temps, l'opposition politique réclame toujours le départ du président, Jovenel Moïse, indexé dans le dernier rapport sur le scandale de corruption PetroCaribe. Ces élus d'opposition, rejoints par des syndicalistes, des étudiants et certains PetroChallengers, ont présenté un plan pour diriger le pays. « Pour l'essentiel », résume Le Nouvelliste, « ce plan prévoit le départ du président Jovenel Moïse, son remplacement par un juge de la Cour de cassation, la nomination d’un Premier ministre issu de l'opposition, la formation d’un gouvernement incluant tous les secteurs et la création d’une « autorité nationale de transition » en remplacement du Parlement. « Ce plan », poursuit le quotidien, « prévoit aussi d’organiser une « conférence nationale souveraine », l’organisation du procès PetroCaribe et « une nouvelle Constitution ». Un plan qui serait en vigueur jusqu’au 22 février 2022, date à laquelle la transition passerait le pouvoir à des élus.

    Le président lui-même compte sur le soutien de la Police nationale.

    Micro : « pour tenter de reprendre la main », comme le souligne encoreLe Nouvelliste, et pour « permettre la reprise des activités. Les instructions relatives ont été données par Jovenel Moïse, lors d'une rencontre, ce dimanche avec «le haut état-major de la police nationale ».

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