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    Amériques

    A la Une: un migrant salvadorien et sa fille meurent noyés au Mexique

    media Un père et sa fille, partis de San Salvador, ont été retrouvés morts en tentant de traverser le Rio Bravo, le 23 juin 2019. (image d'illustration) AFP/Julio Cesar Aguilar

    La photo, publiée par une journaliste du quotidien mexicain La Jornada, est devenue emblématique d’une des crises migratoires qui touchent le continent américain. Elle montre un père de famille salvadorien et sa fille de presque deux ans, la main enroulée autour de son cou. Tous les deux sont face contre terre. Ils sont morts noyés dimanche 23 juin, sous les yeux de la mère, en tentant de traverser le Rio Grande, frontière naturelle entre le Mexique des États-Unis.

    L’image a fait le tour du monde et se trouve, par exemple, à la Une du New York Times ce mercredi. « Personne avec une conscience ne peut regarder cette photo (...) et accepter le statu quo », s’indigne le quotidien, qui fait bien sûr le rapprochement entre cette photo et celle du petit Aylan, mort, lui, en mer Méditerranée. Pour La Razon, au Mexique, ces deux noms - Valeria et Aylan, sont « unis par la tragédie ». « Le portrait d’un des nombreux cas semblables qui se vivent aux deux frontières de notre pays ».

    Rêve américain

    La presse salvadorienne raconte l’histoire de cette famille brisée à la frontière mexicaine. Oscar et Tania Martinez, ainsi que leur fille Valeria, étaient partis le 4 avril à la recherche du rêve américain, raconte la mère du défunt à La Prensa Grafica. Ils vivaient tous ensemble à San Salvador. Le jeune couple n’avait pas les moyens de se payer son propre logement et c’est justement pour cela qu’il voulait travailler quelques années aux États-Unis, puis revenir au Salvador s’acheter une maison. Mais après deux mois bloqués au Mexique, dans un camp à la frontière, « le désespoir les a poussés à traverser le Rio Bravo ». La ministre salvadorienne des Relations extérieures promet que le gouvernement prendra en charge le coût de rapatriement des corps.

    Cette image arrive dans un contexte particulier aux États-Unis. « La question du traitement des migrants par l’administration Trump avait justement fait la Une des journaux, rappelle Vox.com. Le chef par intérim des douanes et de la police des frontières venait de démissionner dans un tumulte de protestation face aux conditions horribles dans les camps pour enfants gérés par les douanes américaines ». La photo a immédiatement « touché un nerf » très sensible. « Dans l’immédiat, la tragédie n’est pas directement liée aux conditions de vie dans les installations américaines », puisque la famille n’avait pas encore franchi la frontière. « Mais idéologiquement, les deux politiques font partie d’un même tout : ils représentent le point final logique ultime d’une administration qui fera tout ce qu’il faut pour réduire le nombre de migrants qui entrent aux États-Unis ».

    Finalement, commente le Colorado Independent, « dans le monde de Trump, nous sommes forcés de choisir quelle horreur mérite le plus notre indignation » : le rapport Mueller, les accusations de viol contre le président américain ou cette fillette et son père retrouvés noyés. Le New York Times a choisi. « Voilà ce que vous pouvez faire », propose le journal à ses lecteurs : appeler vos élus pour demander des comptes, manifester et faire part de chaque raid de police, dont vous êtes témoin, visant des migrants sans papiers.

    Venezuela : la grande évasion

    Dans la presse vénézuélienne, c’est une fuite rocambolesque qui fait la Une. Celle d’Ivan Simonovis, un ancien commissaire de police de Caracas. Il avait été condamné à trente ans de prison pour des morts survenues durant le putsch raté d’avril 2002 contre l’ancien président Chavez. Il était en résidence surveillée après de longues années passées en prison dans une cellule sans fenêtres - seulement 10 minutes de lumière naturelle par jour. C’est parce qu’il risquait d’y retourner qu’il a organisé son évasion. Il s’est échappé le 16 mai, mais c’est aujourd’hui qu’Ivan Simonovis s’exprime pour la première fois dans une interview exclusive accordée à l’agence américaine AP. « Une histoire impressionnante », écrit Tal Cual qui reprend, comme beaucoup d’autres journaux, les moments forts de cet entretien. El Nacional s’amuse aussi de la façon dont l’ancien policier d’élite « s’est joué du Sebin [les services secrets] et de la Garde nationale ».

    L’homme a rejoint les États-Unis en emportant avec lui seulement une lampe torche, un couteau, une copie de son jugement et un livre sur l’astronaute Neil Armstrong. Il a d’abord descendu en rappel, en pleine nuit, la façade de sa maison. On vous passe quelques épisodes, mais s’ensuivit un voyage en bateau avec un moteur qui tombe en panne : 14h d’errance avant de rejoindre, enfin, une île des Caraïbes dont il taira le nom.

    Un avion est ensuite venu le chercher pour l’amener aux États-Unis. Le pilote lui a même remis les commandes ! Dans cet entretien, le commissaire, qui est devenu un symbole pour l’opposition, soutient que plusieurs de ceux qui l’ont aidé à sortir du Venezuela sont des membres actifs du gouvernement Maduro, mais qu’ils travaillent en secret pour le gouvernement de Guaidó.

    Les plages du Mexique envahies par les algues sargasses

    On revient au Mexique avec l’invasion des algues sargasses. Une plaie qui touche toutes les Caraïbes... et qui fait fuir les touristes. 43 % des côtés des Caraïbes sont touchés, selon La Razon, qui parle « d’urgence écologique ». Ce n’est pas juste un problème grave, comme l’a soutenu le président AMLO, mais un problème très grave, s’alarme le secteur du tourisme de l’État de Quintana Roo. Plusieurs de ses représentants s’expriment dans El Financiero.

    « Certains investissent entre 500 000 et 3 millions de pesos par mois [plus de 137 000 euros] pour maintenir leurs pages propres », alors que le taux d’occupation des hôtels baisse, notamment à Cancún. Selon La Razon, c’est la municipalité de « Tulum qui est la plus affectée », avec plus de 72 % de ses plages infestées. Et difficile de les nettoyer, explique le journal, car l’accès des tracteurs et d’autres gros engins de déblaiement est compliqué dans cette zone.

    Le meilleur restaurant du monde est français… et argentin !

    Le Mirazur, un restaurant français de la Côte d’Azur, a été élu meilleur restaurant du monde mardi à Singapour. Il fait la Une de la presse argentine, car son chef… est Argentin ! « C’est comment d’y manger ? », se demande le quotidien argentin Clarin. Selon le journaliste - qu’on envie beaucoup ici - c’est la « découverte d’un autre monde », « rien n’est imitable ou prévisible ». « Un service en 9 plats », commente, photo à l’appui La Nacion. Le secret du chef Mauro Colagreco ?

    « Je pense, confie-t-il à Clarin, que c’est le fait d’être Argentin, d’avoir été formé en France, avec les techniques françaises et leur rigueur, de venir d’une famille italienne et d’être installé sur la Côte d’Azur, à 30 mètres de la frontière italienne. C’est pourquoi ma cuisine n’est ni française, ni argentine, ni italienne. C’est une cuisine très particulière, qui attire l’attention, qui surprend les gens parce qu’elle n’a pas de comparaison ».

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