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    Amériques

    À la Une: Il y a 40 ans, la révolution sandiniste

    media Le président nicaraguayen, Daniel Ortega dans le bus salue ses supporters lors des célébrations marquant le 40e anniversaire de la révolution sandiniste, à Managua le 6 juillet 2019. ©REUTERS/Oswaldo Rivas

    « Le 19 juillet 1979, il y avait beaucoup d’espoir », raconte Edgar Fonseca Monge, dans une interview accordée au journal El Nuevo Diario. Le journaliste costaricain a couvert la chute de la dictature Somoza. Cet espoir, poursuit-il, s’est ensuite « transformé en déception majeure ». « Je n’aurais jamais pensé que le Nicaragua atteigne voire dépasse les niveaux d’autoritarisme et de répression de la dictature Somoza. La révolution sandiniste a débouché sur le même État répressif qu’elle a combattu il y a 40 ans », explique le journaliste. « Ils ont renversé une dictature pour en établir une autre », renchérit La Prensa.
    Le site de la chaîne Telesur, proche du gouvernement vénézuélien, met en avant les avancés sociales de la révolution sandiniste : elle a réussi à réduire la pauvreté, à améliorer l’éducation et la santé. En revanche, pas un mot sur la politique de répression du président Ortega qui a fait plus de 300 morts.

    La révolution, une réussite sociale ?

    Cet avis n’est pas partagé par les spécialistes. Dans un entretien accordé au journal El Nuevo Diario, Joséfina Vujil Gurdian, chercheuse dans le domaine de l’éducation, dresse un tableau moins optimiste. Certes en 40 ans, l’accès à l’éducation s’est amélioré, mais le système scolaire reste de mauvaise qualité. Pour la majorité des Nicaraguayens, cela suffit tout juste pour prétendre à des emplois peu qualifiés. Autre critique émise par la spécialiste : les plus pauvres restent exclus de l’école, les autorités politiques n’ayant pas trouvé un modèle alternatif qui permet de les intégrer. 

    La polémique sur des propos racistes du président Donald Trump se poursuit

    Hier jeudi 18 juillet 2019, Donald Trump s’est distancié de la foule qui scandait « renvoyez-là » lors de son dernier meeting. Mais sans convaincre la presse de sa sincérité. « C’est une stratégie qui a déjà fait ses preuves lors de la campagne de 2016 », écrit le site d’information Politico. Trump provoque, il galvanise la foule et après il recule. Il y a quatre ans, il avait demandé devant ses partisans de poursuivre et d’« enfermer » sa rivale Hillary Clinton. Une fois élu, le président a rectifié le tir en disant que ce n’était pas vraiment une bonne idée.

    Le même schéma se répète ces jours-ci. Après avoir encouragé la foule lors de son meeting et lui avoir laissé de l’espace pour des chants racistes, il a pris hier ses distances avec cet épisode qui a déclenché un tollé aux États-Unis. Certains sénateurs conservateurs, comme Lindsay Graham, doutent que le président cesse ses attaques contre les quatre élues démocrates. Il continuera, c’est sûr, a-t-il déclaré, des propos à lire sur le site de Politico.

    Diviser pour gagner les élections ?

    « Donald Trump utilise la présidence comme un mégaphone géant pour alimenter la haine raciale ». C’est ce qu’écrit le New York Times dans son éditorial. « Il cherche à diaboliser ceux qui s’opposent à sa politique en les considérant comme de dangereux extrémistes dont l’objectif est de détruire l’Amérique. Le président tente de diviser les Américains selon leur couleur de peau. Son message aux Américains blancs c’est : attention, vous devez lutter contre les non-blancs pour votre sécurité, pour trouver un travail, et pour vous enrichir.  En est-il vraiment convaincu ou s’agit-il d’une stratégie électorale ? » Qu’importe, écrit le New York Times, « la douleur qu’il provoque est très réelle. Et cela prendra des années pour guérir les blessures qu’il aura laissées ».

    Après le rêve américain, le rêve canadien

    Des Américains qui fuient leur pays, entre autres à cause de leur président, c’est un sujet développé dans la presse canadienne. « Le Canada, nouvelle terre de liberté et d’avenir pour les Américains ? », s’interroge Le Devoir.  Depuis quatre ans, « le nombre de ressortissants des États-Unis qui ont déposé une demande de résidence permanente au Canada a bondi de 30% environ », selon le quotidien francophone. Une tendance à la hausse qui se répercute aussi sur les demandes de naturalisation. Depuis l’élection de Donald Trump en 2016, le nombre d’Américains souhaitent devenir Canadiens a augmenté de 60%.

    L’anthropologue Bob White explique dans le journal qu’il y a au Canada « un climat politique et social beaucoup moins tendu qu’aux États-Unis, et cela explique sans doute en partie le fait qu’un nombre croissant d’Américains, un peu plus progressistes que d’autres, veuillent venir vivre ici. »

    Il faut noter toutefois que si les Américains sont à la 5e place des migrants souhaitant s’installer au Canada, derrière les Syriens, les Chinois, les Philippins et les Indiens, ils ne représentent qu’environ 3% du « volume total des nouveaux arrivants au pays annuellement ».

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