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    Amériques

    Chili: le vénéré prêtre Renato Poblete accusé de moult cas de violence sexuelle

    media Un manifestant brandit une pancarte où on peut lire «des démons en habits de prêtres», lors d'une manifestation contre les scandales d'abus sexuels, à Santiago du Chili, le 20 août 2018. Martin BERNETTI / AFP

    Presque considéré comme un saint, le jésuite chilien Renato Poblete est accusé d’au moins 22 cas de violence sexuelle, selon un rapport publié mardi 30 juillet par sa congrégation. Comme dans d'autres affaires révélées au Chili ces dernières années, l'enquête montre que celui qui était considéré comme un prêtre modèle, mort en 2010, a été longtemps protégé par le prestige de son statut.

    Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

    Tout est parti du témoignage d'une victime, Marcela Aranda, qui a dénoncé en janvier dernier les viols à répétition, les avortements forcés que lui a fait subir Renato Poblete, alors qu'elle était encore mineure. Un témoignage qui a permis à d'autres victimes de parler et surtout d'être entendues.

    Cristian Del Campo, plus haute autorité jésuite au Chili, a présenté mardi 30 juillet les conclusions de l'enquête commandée par la congrégation : « Cette enquête a montré de manière indiscutable que Renato Poblete a abusé sexuellement de manière grave, répétée et systématique, en s'abritant derrière le pouvoir que lui conférait son statut de prêtre, l'argent dont il disposait et le prestige dont il bénéficiait du fait des actions qu'il a réalisées en tant que prêtre. »

    Le jésuite a demandé pardon au nom de sa congrégation et a dit que le rapport sera transmis à la justice.

    Mais pour Oscar Contardo, journaliste qui a longuement enquêté sur les violences sexuelles dans l'Église, le prêtre a forcément été protégé et la congrégation essaye de blanchir l'image de l'institution : « En termes de communication, ils sont très doués ! Ils ont agi seulement quand ils y ont été forcés, quand Marcela Aranda a donné une interview dans les médias. Malheureusement, si elle n'avait pas exposé son intimité de cette manière, les choses n'auraient pas bougé. »

    Le service de presse de la compagnie de Jésus n'a pas souhaité laisser entrer le journaliste lors de la présentation du rapport.

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