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    Amériques

    [Reportage] Chili: les Vénézuéliens bloqués aux frontières en attente de visa

    media Les migrants vénézuliens sont coincés aux frontières boliviennes et péruviennes avec le Chili ne pouvant rentrer. AFP Photos/Ignacio Munoz

    Le Chili, troisième pays d’accueil des migrants vénézuéliens, a décidé de limiter leur entrée sur son territoire depuis fin juin. Le gouvernement chilien a pris un décret interdisant l’arrivée au Chili des Vénézuéliens qui n’aurait pas obtenu au préalable un visa auprès d’un consulat. Des centaines de Vénézuéliens restent ainsi bloqués à la frontière avec le Pérou ou la Bolivie.

    Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

    Depuis la publication du décret, près de mille Vénézuéliens vivent dans des tentes, dans les rues de la ville péruvienne de Tacna, dans l’attente d’un visa pour le Chili tout proche. Il y a quelques jours, une Vénézuélienne a fait une fausse couche alors qu’elle attendait depuis des heures de pouvoir entrer dans le consulat.

    Pablo Valenzuela est chercheur à la fondation Espacio Público. Il considère comme incohérente la politique migratoire du gouvernement chilien, au pouvoir depuis un an et demi : « Des personnes qui fuient la crise humanitaire dans leur pays, une crise que le président chilien, à juste titre, a dénoncée avec tant de force, trouvent désormais porte close ici... Ce n’est pas une politique migratoire, c’est une série d’actions dont le but est avant tout la communication, et par lequel le gouvernement recherche un soutien électoral aux dépens des droits des migrants. »

    « Pour le bien des migrants »

    Depuis le palais de la Moneda, le chef du bureau des migrations défend la politique du gouvernement, et souligne qu’avant la publication de ce décret, près de 400 000 Vénézuéliens se sont installés au Chili en l’espace de 5 ans.

    ►À lire aussi : Le Chili met en place un visa spécial pour les immigrés vénézuéliens

    Alvaro Bellolio souligne que la plupart sont entrés comme touristes avant de demander un visa de résident : « Quand on laisse des gens en tant que touristes en sachant qu’ils souhaitent en fait s’installer dans le pays, même si ce souhait est légitime, il est beaucoup plus difficile pour eux de s’insérer que s’ils étaient entrés directement avec un permis de résidence... C’est pour ça qu’on instaure ce type de mesures, pour le bien des migrants. »

    Le président chilien Sebastian Pinera présente sa nouvelle loi sur l'immigration le 9 août 2018 à Santiago. ALEX IBANEZ / Chilean Presidency / AFP

    Les images de Vénézuéliens forcés d’attendre aux frontières du Chili dans des conditions précaires préoccupent tout de même Guarequena Gutierrez, qui représente ici Juan Guaido, autoproclamé président par intérim du Venezuela en janvier, et reconnu par le gouvernement chilien.

    Elle sort d’une réunion avec le secrétaire d’État à l’intérieur, pour demander un traitement accéléré des demandes de regroupement familial : « comment ne pas être inquiet au sujet des gens qui dorment dans la rue devant le consulat, alors que c’est l’hiver ici Comment ne pas être préoccupés par les problèmes respiratoires des enfants, par les personnes qui souffrent de maladies chroniques et qui viennent se soigner au Chili ? Par les enfants qui viennent rejoindre leurs parents ? Je souhaiterais que ça aille plus vite, mais je remercie le gouvernement des efforts qui ont été faits jusqu’à maintenant pour que les Vénézuéliens puissent entrer au Chili. »

    Hausse des clandestins

    Le gouvernement assure que depuis fin juin, plus de 2 000 visas ont été accordés à des Vénézuéliens venus du Pérou, principalement pour des motifs de réunification familiale. Mais ces chiffres sont extrêmement bas par rapport aux mois qui ont précédé la publication du décret.

    Devant le bureau des migrations, dans un quartier populaire de Santiago, les vendeurs ambulants proposent des spécialités chiliennes, péruviennes, ou encore vénézuéliennes.

    Reinaldo Morales, casquette aux couleurs du Venezuela sur la tête, est venu régulariser sa situation migratoire. Il regrette les mesures prises par le gouvernement chilien, qui ont suivi celles d’autres gouvernements sud-américains : « Le plus problématique, c’est que des personnes qui avaient déjà commencé leur voyage restent bloquées en chemin à cause de ces mesures. C’est le cas de la mère de mon épouse, elle est bloquée en Colombie en attendant de terminer ses démarches de visa. »

    Depuis que le Chili a restreint l’entrée des Vénézuéliens sur son territoire fin juin, le nombre de personnes qui entrent clandestinement dans le pays est en forte hausse, selon les associations et autorités de régions frontalières.

    Près du bureau des migrations, hors micro, une femme vénézuélienne nous confie que sa mère et sa fille ont traversé la frontière à pied depuis la Bolivie pour venir la rejoindre au Chili, il y a quelques jours.

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