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    Amériques

    À la Une: Réactions après les deux tueries de ce week-end aux États-Unis

    media Marche en l'honneur des victimes de la tuerie de Dayton, dans l'Ohio, le 4 août 2019. REUTERS/Bryan Woolston

    Les tueries d’El Paso au Texas et de Dayton dans l’Ohio font les grands titres en ce début de semaine. « Une tuerie en suit une autre, frappant dans sa chair une nation ébranlée », écrit par exemple le New York Times sur sa première page. « Le monde, et en particulier l’occident, a un problème sérieux de terrorisme émanant des nationalistes blancs, un problème qui est ignoré ou excusé depuis trop longtemps », estime l’éditorialiste. « Des attaques terroristes de nationalistes blancs sont locales mais l’idéologie est mondiale », poursuit le journal. Ainsi, le tueur d’El Paso avait fait référence au nationaliste blanc qui avait perpétré l’attentat à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Et le terroriste de Christchurch avait, lui, écrit qu’il s’était inspiré d’attaques de suprémacistes blancs en Norvège, aux États-Unis, en Italie, en Suède et en Grande-Bretagne. En d’autres termes, « la suprématie blanche est une idéologie violente, interconnectée et transnationale », constate le New York Times avant de conclure : « Si, pour combattre ce fléau, les États-Unis et leurs alliés faisaient preuve de la même vigilance et de la même unité que celles déployées pour lutter contre l’extrémisme islamique, nous serions plus en sécurité ».

    Les appels à l’action se multiplient

    « Sans exagération aucune, on peut affirmer que les États-Unis sont inondés d’armes », estime le quotidien mexicain La Jornada. « Selon les statistiques, l’Amérique compte 88,9 armes pour 100 habitants ». C’est aussi l’avis du journal Usa Today qui écrit : « Les États-Unis ne sont pas plus violents, plus divisés sur la base de critères raciaux ou mentalement malades que d’autres nations. Notre pays compte simplement davantage d’armes à feu. 5% de la population mondiale possède 42% des armes à feu. Si des limites ne sont pas fixées, ce véritable phénomène américain de meurtre de masse ainsi que les rituels de deuil dans les communautés vont tout simplement se poursuivre à travers le pays », prédit l’éditorialiste qui s’adresse directement aux membres du Congrès en concluant : « Ne pas même essayer de changer les choses est un péché ».

    Dans ce contexte, l’éditorialiste du New York Post choisit ce matin un ton particulièrement cinglant envers Donald Trump. Et c’est un fait assez rare pour le souligner, puisque ce tabloïd fait partie des médias qui habituellement défendent bec et ongles chaque fait et geste du président. Aujourd’hui, pourtant, le New York Post s’en prend à Donald Trump qui avait écrit hier sur Twitter : « Que Dieu bénisse les habitants d’El Paso, au Texas. Que Dieu bénisse les habitants de Dayton, dans l’Ohio ». « À travers tout le pays, les gens ont peur. Beaucoup ont l’impression que la nation est hors de contrôle. Ils se tournent vers leurs dirigeants et attendent plus que des prières. L’Amérique est terrifiée, Sir ! Le deuxième amendement laisse une large place à la réglementation des armes à feu. Chaque droit constitutionnel a ses limites », poursuit l’éditorialiste du New York Post. « Apportez des réponses ! Maintenant ! En commençant par un retour de l’interdiction des armes d’assaut ».

    Une interdiction des armes d’assaut avait été en vigueur de 1994 à 2004

    Le New York Post rappelle que l’interdiction de l’époque « avait eu un impact limité, selon certaines études. Mais cela signifie simplement que la prochaine interdiction devrait être mieux rédigée, avec une définition plus précise sur ce qu’est une arme d’assaut - la cadence de tir, la vitesse initiale, etc. ».

    Et ce journal, pourtant très trumpiste, va encore plus loin : « Monsieur le président, faites ce que la sénatrice Elizabeth Warren a suggéré la semaine dernière lors du débat des candidats démocrates à l’élection présidentielle et “redoublez d’efforts sur la recherche pour trouver ce qui fonctionne vraiment”. En effet, passons à une action biparsane ici - peut-être une sorte de sommet des plus hauts dirigeants politiques ; peut-être une commission de haut niveau composée de personnes sans ambition politique ; peut-être les deux, et plus encore. Quoi qu’il en soit, des mesures concrètes sont nécessaires pour mettre fin au carnage » Et le New York Post de conclure : « Les armes à feu ne tuent pas les gens, ce sont les hommes qui le font », comme le dit une expression fréquemment employée aux États-Unis. « Mais les méchants peuvent tuer beaucoup plus de gens quand on leur donne une machine à assassiner. Nos pères fondateurs nous ont octroyé le droit à porter les armes. Mais ils ne prévoyaient pas qu’un jour un jeune homme de 21 ans pourrait tuer 20 personnes en l’espace de quelques minutes grâce à une arme d’assaut. Cela ne doit pas forcément être ainsi. Cela ne devrait pas être ainsi. Monsieur le président, faites quelque chose ! Aidez l’Amérique à vivre sans crainte ».

    À (re)lire :

    - Les États-Unis sous le choc: 251 «tueries de masse» depuis le début de l’année
    -
    États-Unis: dix personnes tuées dans une fusillade à Dayton, dont l'assaillant
    - Fusillade meurtrière dans une zone commerciale d'El Paso au Texas

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