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    Amériques

    Conférence internationale sur la crise vénézuélienne à Lima

    media La conférence internationale doit se tenir à Lima sans les pays alliés de Nicolas Maduro (image d'illustration). REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

    Le Groupe de Lima a convoqué ce mardi 6 août dans la capitale péruvienne à une Conférence internationale pour la démocratie au Venezuela. 59 pays seront représentés sur les 100 invités, dans ce qui est vu à Washington comme la dernière opportunité pour Nicolas Maduro de proposer une stratégie de sortie de crise.

    La conférence n’a pas encore commencé que Donald Trump a déjà mis la pression sur les délégués. Ce lundi, Washington a en effet gelé tous les actifs du gouvernement vénézuélien aux États-Unis. Ils ne peuvent donc être transférés, payés, exportés, retirés ou utilisés d'une quelconque manière, précise la Maison Blanche.

    De surcroît, toute transaction entre des sociétés américaines et Caracas est interdite. Ce qui pourrait entrainer des sanctions « secondaires » contre les firmes ou les individus étrangers qui contribuent à des échanges commerciaux avec le Venezuela, comme des entreprises russes et chinoises, notamment.

    Il ne s’agit pas encore d’un embargo commercial formel mais c’est la mesure la plus dure depuis janvier et la reconnaissance par Washington de l’opposant Juan Guaido comme président vénézuélien, rappelle notre correspondant à Quito, Eric Samson. Le message est donc clair : le temps presse pour trouver une solution pacifique à la crise vénézuélienne.

    Les principaux soutiens de Caracas n'ont pas fait le déplacement

    Il s’adresse d’abord aux pays qui à Lima soutiennent encore Nicolas Maduro comme le Mexique ou l’Afrique du Sud ou aux huit qui n’ont pas encore choisi entre Maduro et Guaido comme les Emirats arabes unis, la Serbie ou la Thaïlande. Les principaux soutiens de Caracas comme Cuba, la Chine, la Russie, la Bolivie et la Turquie n’ont pas fait le déplacement.

    En revanche, seront présents presque tous les pays ayant reconnu Juan Guaido, dont la France. La conférence sera donc pour eux l’occasion de voir s’ils arrivent à se mettre d’accord sur une campagne de pression pour affaiblir Nicolas Maduro et renforcer Juan Guaido dont la stratégie a perdu de sa visibilité ces derniers mois.

    Vers un embargo ?

    Le gel des actifs du gouvernement et l’interdiction de transactions avec les autorités vénézuéliennes constituent des « étapes radicales », a commenté John Bolton, le conseiller américain à la sécurité nationale, pour avancer vers « une transition du pouvoir du président Nicolas Maduro à Juan Guaido », l'opposant reconnu chef d'État intérimaire par une cinquantaine de pays.

    Ce dernier s'est félicité de cette initiative sur Twitter, qui pourrait à terme signifier un embargo économique total contre Caracas, ce qui mettrait le pays au même niveau que la Corée du Nord, l'Iran, la Syrie ou Cuba.

    Jusqu'ici tous les trains de sanctions mis en place par Washington n'ont pas entrainé le départ de Nicolas Maduro, mais accentué la crise que connait le pays.

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