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    À la Une: à qui profite les opérations anti-migrants aux États-Unis?

    media Ces personnes sont suspectées d'être des étrangers dans l'illégalité. Elles ont été arrêtées le 7 août 2019 dans une série de raids dans le Mississippi. HO / US Immigration and Customs Enforcement / AFP

    Mercredi 7 août, la police américaine de l’immigration (ICE) a mené une vaste opération anti-clandestins lors de laquelle quelque 680 employés du secteur agroalimentaire de l'État du Mississippi ont été arrêtés. Les journaux du continent s'interrogent sur la nationalité des personnes concernées. Il y avait « deux Honduriens peut-être », si l'on en croit les informations (assez vagues) données par les autorités de Tegucigalpa à La Prensa, mais aussi « 122 Mexicains », soutient le quotidien mexicain Milenio, et « au moins 390 Guatémaltèques », note Prensa Libre. Le journal guatémaltèque cite le directeur par intérim de l'ICE, justement en déplacement au Guatemala pour suivre la mise en place de l'accord migratoire signé entre ce pays et Washington.

    Le responsable américain souligne le « traitement humain » reçu par les personnes arrêtées mercredi. Mais comme les chaînes de télévision américaines depuis mercredi, les journaux d'Amérique centrale s’émeuvent du sort des enfants qui n'ont pas vu leurs parents rentrer du travail ce jour-là. Ils se sont retrouvés « dépendants de leurs voisins ou d'inconnus » pour « manger et dormir », écrit El Periodico, au Guatemala. « Dans les localités concernées, les écoles sont restées pratiquement vides hier ». Plusieurs centaines d'enfants étaient absents, selon un décompte du média américain Buzzfeed, « de crainte d'autres arrestations ». Des défenseurs des droits « craignent qu'il faille un certain temps avant que les familles de migrants ne se sentent en sécurité pour sortir à nouveau en public ». Cette opération a coïncidé, rappelle La Hora, avec la visite au Guatemala d'une délégation bipartisane du Congrès américain menée par Nancy Pelosi. Dans son allocution, la présidente de la Chambre des représentants a souligné ne pas comprendre la politique migratoire de son pays.

    La presse revient également sur un autre aspect de la politique migratoire de l’administration Trump. Le Washington Post raconte l’histoire de Jimmy Aldaoud, un homme diabétique d’origine irakienne souffrant de troubles mentaux. Il y a deux mois et demi, il a été expulsé de Détroit vers l’Irak, un pays dans lequel il n’avait jamais mis les pieds et dont il ne parlait pas la langue. Jimmy Aldaoud, 41 ans, est mort cette semaine, probablement faute d’avoir pu se procurer de l’insuline, selon sa famille et l’American Civil Liberties Union (ACLU).

    L’histoire des Latino-Américains avec l’industrie du poulet

    A qui profitent ces arrestations de migrants ? s'interroge la presse nord-américaine. « Certainement pas aux entreprises américaines pour lesquelles [ces migrants sans-papiers] travaillent, qui sont maintenant en crise », juge le Washington Examiner. Le quotidien rappelle que Koch Foods, le groupe visé, «  génère plus de 3 milliards de dollars de revenus et emploie 13 000 personnes  » à l'échelle du pays.

    Le Washington Post s’intéresse d’ailleurs de plus près à l'industrie du poulet au Mississippi. Une anthropologue explique que l'implantation très forte des Latino-Américains dans ces usines remonte à « l'appétit croissant des Américains pour le poulet au cours des années 1990 », mais aussi à l'organisation syndicale des employés afro-américains. Les usines cherchaient des employés plus flexibles et les ont trouvés à grand renfort de publicité dans les magasins cubains, « de recrutement et de transport de candidats depuis la Floride ». Les nouveaux employés se voyaient aussi fournir un logement, « le plus souvent dans des remorques délabrées et surpeuplées ». Ces gens travaillent dans nos usines, écrit Angela Stuesse, « parce qu'ils ont été littéralement invités, recrutés et incités à venir. Le fait que l'ICE mène des raids dans le Mississippi montre que l'agence ne tient pas compte de cette histoire et des racines établies par ces travailleurs avicoles recrutés dans ces villes il y a un quart de siècle ».

    Guatemala : second tour de la présidentielle dimanche

    Au Guatemala, plus de 8 millions de personnes sont appelées aux urnes dimanche pour le second tour de la présidentielle. Prensa Libre affirme que « la préférence de l'électorat a changé après le premier tour » et « s'oriente maintenant vers le président du parti Vamos ». Selon une enquête d'opinion commandée par ce journal, un peu plus de 50 % des personnes interrogées choisiraient de voter dimanche pour le candidat de droite Alejandro Giammattei, et seulement 32,1 % pour son adversaire Sandra Torres, du parti UNE. Les attaques personnelles entre les deux rivaux, déjà très vives avant le premier tour, se poursuivent, explique La Hora. Dernière en date : Alejandro Giammattei a demandé au ministère public une mesure de détention préventive contre Sandra Torres, afin qu'elle fasse l'objet de plusieurs enquêtes et ne puisse pas quitter le pays. Cette dernière lui rétorque qu'il a « perdu la tête ».

    Un record à la Une de la presse hondurienne

    La Prensa souligne ce vendredi que le Honduras est le pays d'Amérique latine qui envoie le plus de personnes travailler en haute mer. Ils sont 25 000 aujourd'hui, juste derrière les employés thaïlandais et philippins, s'enorgueillit la direction générale de la marine marchande. Employeur numéro un : les bateaux de croisière, pour qui le gouvernement hondurien commence à pré-recruter, filtrer les candidats. Le gouvernement hondurien lance également une opération dans plusieurs grandes villes du pays, comme San Pedro Sula, la capitale économique.

    Pérou : Keiko Fujimori restera-t-elle en prison ?

    Au Pérou, la Cour suprême devait se prononcer ce vendredi sur la remise en liberté de Keiko Fujimori. « Jour clé » pour l'ancienne Première ministre, écrit El Comercio. Les juges vont devoir décider si Keiko Fujimori attend en liberté son procès dans l'affaire Odebrecht ou si elle poursuit sa détention préventive de 36 mois. Quelle que soit la décision, commente l'éditorialiste d'El Comercio, « l'enquête est sur la bonne voie », notamment après « les nouvelles informations obtenues au Brésil par le ministère public ».

    Ce dernier a pu interroger deux anciens représentants de la compagnie de construction brésilienne. Ces derniers avancent avoir, entre autres, versé « 500 000 dollars à la campagne de Keiko Fujimori pour le second tour de la présidentielle en 2011 ». Les derniers développements prouvent aussi, toujours selon El Comercio, « que les enquêtes ne sont pas guidées par des intérêts politiques », car elles incluent désormais l'ancien Premier ministre César Villanueva, « qui a été le bras droit de l'actuel chef de l'État ». Cette enquête, conclut l’éditorialiste, « nous permet d'avoir une image de plus en plus claire de la manière dont les entreprises corrompues opéraient dans notre pays et dont un groupe d'hommes politiques a accueilli les contributions avec peu de réticences ».

    La Cour suprême a reporté sine die sa décision sur la remise en liberté de Keiko Fujimori.

    Haïti : insécurité sur tous les fronts

    Un coup d'œil à la presse haïtienne pour finir. Le Nouvelliste affiche en Une l'un de ces camions de marchandises dont le détournement, explique le journal, est devenu monnaie courante « dans l’aire sud de la capitale haïtienne, sous les regards complices de certaines autorités à tous les niveaux de l’État ». Une situation qui décourage les commerçants et pousse certains entrepreneurs à « licencier l’ensemble de leurs employés et à quitter le pays ». Cette « liberté de circuler » n'est pas la seule violation des droits fondamentaux des Haïtiens, explique Le National. Le quotidien dénonce, dans son édito du jour, l'insécurité sous toutes ses formes. Banditisme, mais aussi, « insécurité alimentaire, politique, judiciaire, sanitaire, sociale » , « toutes les couches de la société sont touchées ». « Un refrain qui se répète », « une machine infernale » qui se fait ressentir davantage dans les familles haïtiennes alors que « les résultats se font toujours attendre de la part de l'Etat central ».

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