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    Amériques

    À la Une: la bourse argentine plonge après la défaite de Macri

    media La bourse de Buenos Aires en Argentine a plongé de près de 38% lundi 12 août après la défaite de Mauricio Macri aux primaires. STR/AFP

    Pour El Financiero, au Mexique, les cours ont « dansé au rythme du tango » toute la journée de lundi. El Dia, en Argentine, parle de « débâcle », en Une. Les résultats de cette primaire, ce galop d’essai avant la présidentielle d’octobre, a provoqué « une réaction des marchés aussi négative qu’attendue », écrit La Nacion. La Prensa raconte que lors de la conférence de presse donnée par le président Macri lundi, « plusieurs journalistes ont demandé quelles mesures le gouvernement allait prendre » en conséquence. « Le Président a répondu qu’il ne pouvait pas le préciser » car ses ministres étaient en train d’étudier la situation, « comme si les penseurs de la Casa Rosada [le siège de l’exécutif argentin] n’avaient pas pris en compte à temps la perspective de perdre l’élection », regrette La Prensa.

    Pour ce journal,« la conférence de presse a montré un Macri candidat plus qu’un président ». Mauricio Macri a accusé son adversaire Alberto Fernandez, mais surtout la colistière de ce dernier, l’ex-présidente Cristina Kirchner, qui a dirigé l’Argentine de 2007 à 2015 et qui aurait laissé, selon lui, de trop mauvais souvenirs. « Macri accuse Kirchner » : résume en une La Nacion. Selon Clarin, « Macri a négligé le fait que ce sont les votes du peuple qui ont donné la victoire à Fernandez [et Kirchner] et que ce sont les votes du peuple qui ont provoqué la défaite de son propre camp. Le vote de punition a remporté le vote de peur ».

    Chacun doit prendre ses responsabilités

    Le journal publie en une, côte à côte, les photos de Mauricio Macri et d’Alberto Fernandez, s’accusant mutuellement de la dégringolade de la Bourse. Pour la presse chacun doit maintenant prendre ses responsabilités. Car selon La Gaceta, « si ce comportement incontrôlé des marchés se poursuit jusqu’en octobre ou au-delà, les seuls touchés seront les Argentins. Pour qu’un pacte de gouvernance soit possible, il faudrait que le gouvernement fasse son autocritique (...). L’opposition doit, elle, s’engager à ne pas jeter d’huile sur le feu. Chacun des partis doit renoncer à une partie de ses intérêts électoraux au profit » des Argentins. Clarin demande aussi « une salve d’applaudissements pour les sondeurs ». « Il n’y a jamais eu autant de sondages, rappelle le quotidien, et ils se sont tellement trompés que certains envisagent d’arrêter d’en faire ou de changer complètement la méthodologie ».

    À lire :
    Argentine: le spectre d’un retour du péronisme fait plonger la Bourse
    Argentine: le bilan économique désastreux de Mauricio Macri

    On part maintenant au Honduras, où la presse s’interroge sur un déplacement du président. « Le chef de l’exécutif Juan Orlando Hernandez est parti à Washington pour un vol mystérieux », note Confidencial. Les médias locaux y sont allés de leurs hypothèses tout au long de la journée d’hier. Car cette visite, note le journal, « intervient deux jours après que la présidente de la Chambre des représentants, [l’Américaine] Nancy Pelosi, a décidé de ne pas le rencontrer [lors de son passage au Honduras] en raison de ses liens avec la corruption et le trafic de drogue, et tout indique que [le président hondurien] a été convoqué au département d’État pour évoquer cette question ». « Son nom, rappelle Criterio, a été mentionné devant un tribunal de New York, pour avoir reçu des fonds du trafic de drogue pour financer sa campagne présidentielle ». Clarification de l’exécutif dans un communiqué : le président est aux États-Unis pour participer à une réunion de la Commission interaméricaine pour le contrôle de l’abus de drogues, une instance de l’Organisation des États américains. Sauf que comme le remarquent Criterioet Confidencial, pas de trace d’une telle réunion dans l’agenda de l’OEA. Un évènement de cette commission se tient bien en ce moment… mais en Argentine !

    À lire :
    Narcotrafic: le président du Honduras à Washington malgré la polémique

    Haïti : séance encore reportée

    En Haïti, la séance de mise en accusation du Président Jovenel Moïse pour crime de haute trahison, entamée le 7 août, a encore été reportée. Aucune précision quant à la date de reprise. Le président de la Chambre a estimé lundi que la sérénité n’était pas garantie dans la salle de séance et à l’extérieur du parlement. « Le bâtiment du Parlement a essuyé des jets de pierre », raconte Haïti Standard. « Des protestataires ont dressé des barricades de pneus enflammés sur la chaussée et lancé des propos hostiles à l’endroit du pouvoir exécutif et des parlementaires ». « Des députés ont dû battre en retraite à cause de l’insécurité dans le périmètre du Parlement », ajoute Le Nouvelliste, pour qui Haïti assiste à « la mise en place du chaos ». « 60 députés ont répondu à un deuxième appel nominal, lors de cette séance dite " spéciale ", prévue à 11h locales et qui a débuté vers 17h », précise Alterpresse. Le quorum n’a pu être réuni.

    Pour Le Nouvelliste, « la déliquescence de l’État et les manquements des hommes qui conduisent la destinée de la nation sont évidents. Pire, cela passe comme une lettre à la poste à chaque fois en dépit du fait que nous dégringolons les échelons dans la course vers le fond. Si le Parlement ne siège pas, pour une raison ou pour une autre, il n’y aura pas de gouvernement. S’il n’y a pas de gouvernement, les problèmes ne seront pas abordés. Si l’insécurité augmente, les institutions s’effaceront. Si les institutions défaillent, l’insécurité s’élargira ». « À un mois de la rentrée scolaire et de la vacance parlementaire, conclut Frantz Duval, jamais l’avenir n’a paru si hypothéqué et nos responsables plus absents ».

    Sac à dos « princesses » pare-balles

    « C’est l’Amérique de 2019 », écrit le Washington Post. L’Amérique « où les fusillades de masse sont devenues si courantes que les consommateurs achètent des sacs à dos, des blocs-notes, voire des classeurs pare-balles » à leurs enfants, en espérant que cela les protègent des tirs. Une entreprise raconte que ses deux modèles de sac à dos se vendent comme des petits pains, entre 330 et 400 dollars. La demande a été si forte qu’ils sont en train de « lancer deux nouveaux modèles, dont (...) un sac pour enfants de petite taille pour 100$ ». Jusqu’à très récemment, on pouvait même se procurer des sacs avec protection pare-balles à l’effigie de princesses Disney ou de héros Marvel, mais ils ont été retirés de la vente à la demande de Disney. Pourtant, « rien ne prouve que ces produits soient réellement efficaces ». « C’est du pur marketing pour exploiter la peur », estime un universitaire spécialiste de la prévention de la violence à l’école, toujours dans le Washington Post. « Nous n’avons aucune preuve que ces choses fonctionnent. Ils donnent aux enfants et à leurs parents un faux sentiment de sécurité am».

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