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    Baisse de l'immigration au Québec: l’inquiétude du représentant du HCR

    media Le gouvernement québécois souhaite réduire le nombre de réfugiés accueillis dans cette province du Canada. Geoff Robins / AFP

    Le gouvernement québécois souhaite baisser le nombre de réfugiés accueillis dans cette province du Canada. Les députés doivent en effet décider dans quelques mois combien d'immigrants seront admis au Québec entre 2020 et 2022. Une commission parlementaire examinait jusqu'à ce jeudi 15 août cette question qui inquiète le représentant du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) basé au Canada.

    L'atmosphère était plus plutôt tendue en commission parlementaire lors des échanges entre le ministre québécois de l'Immigration et le représentant au Canada du HCR, Jean-Nicolas Beuze. Piqué par les remarques de ce dernier en faveur d'une plus grande ouverture du Québec aux réfugiés, le ministre Simon Jolin-Barrette s'est défendu.

    « A l'intérieur du Canada, au niveau de l'accueil des demandeurs d'asile, tout repose sur le gouvernement du Québec, a rétorqué le ministre. En termes d'accueil, d'installation temporaire, les dépenses qui sont assumées par le gouvernement du Québec, ce sont des dépenses extraordinaires. »

    Confrontées à un manque flagrant de main-d'œuvre, les autorités québécoises misent sur une immigration surtout économique pour combler les besoins en personnel. Une volonté tout à fait cohérente avec l'accueil des réfugiés selon Jean-Nicolas Beuze.

    « Le ministre a reconnu que les refugiés devaient être vus sous un autre angle que seulement un point de vue humanitaire, a rappelé le représentant du HCR au Canada. Que c'était des gens qui travaillaient, qui achetaient des maisons, qui payaient des taxes. Après quinze ans, les réfugiés paient plus de taxes que ce que ça nous a coûté de les amener ici et de les intégrer. Donc c'est vraiment un pari tout a fait gagnant. »

    Appuyé par une forte majorité au parlement, le gouvernement québécois va sans doute maintenir son objectif de baisser le nombre de réfugiés dans les prochaines années.

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