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    Amériques

    La Brigade américaine Venceremos fête ses 50 ans de soutien à Cuba

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    La Brigade Venceremos vient en aide aux paysans cubains pour leurs récoltes. Originellement, ils venaient pour aider à couper les cannes à sucres lors des «zafras». AFP Photos/Yamil Lage

    La Brigade Venceremos est l’une des organisations de solidarité avec Cuba les plus anciennes. À l’époque ils étaient environ 200 à venir couper la canne à sucre en soutien à la révolution castriste, cet été ils étaient une petite centaine à la découverte de l’île cubaine et pour fêter les 50 ans de la Brigade Venceremos.

    Dans le jardin de l’Institut cubain de l’amitié entre les peuples, l’anglais au fort accent américain prime sur la langue espagnole. Ce soir du 8 août 2019, ils sont environ 200 Cubains et Américains pour fêter les 50 ans de la première Brigade Venceremos.

    La gran zafra

    Parmi eux, trois sont encore là pour témoigner du premier contingent en 1969, Abi Turnal et Denis Dunkenwood sont originaires de Californie. Ils auront ont été marqués toute leur vie par ce premier voyage. « Nous avons beaucoup travaillé, vraiment beaucoup ! », se souvient Abi Turnal. Ils se remémorent tous les deux leur rencontre avec Fidel Castro, « je me souviens quand Fidel est venu dans les camps, pour parler avec nous. J’ai dépensé seulement 15 dollars à Cuba en 8 mois, et la moitié a servi à appeler ma famille pour leur dire que Fidel était avec nous ». Abi Dunkenwood précise : « Il est venu le jour de Noël et il a coupé la canne à sucre avec nous puis nous avons discuté »

    L’aide de ce contingent américain n’aura cependant pas permis d’atteindre l’objectif de Fidel Castro de la gran zafra, une grande récolte de cannes à sucre prévue pour atteindre un chiffre record en 1970. Les 10 millions de tonnes de sucre n’ont jamais été récoltés.

    ►À écouter aussi : Chronique des Matières Premières - L’industrie sucrière cubaine renaît de ses cendres

    Organisation d’étudiants américains

    À l’origine, la brigade a été fondée par l’organisation des Étudiants pour une société démocratique, la SDS, et des officiels Cubains, afin de créer un mouvement de solidarité. Les jeunes Américains donnaient un coup de main aux champs, tout en se formant à l’idéologie communiste.

    Cette année, ils sont 158 à avoir fait le voyage pour 2 200 dollars, durant environ un mois ils sont allés de La Havane à Guantanamo, pour travailler dans les champs et faire des visites culturelles.

    ►À lire aussi : Tourisme : à Cuba, La Havane se met sur son 31 pour ses 500 ans

    Nadir Rubén Romo Quesada, un américain d’origine mexicaine, fait partie de l’organisation de la brigade. Il énumère les travaux dans les champs organisés dans le temps : « Cette année nous avons cultivé des haricots et différents produits comme le manioc, les citrons et l’ail. Pour nous c’est très important de continuer à garder les mains dans la terre parce que c’était le fondement de l’organisation. À part ce travail sur place, notre responsabilité quand on rentre dans nos communautés aux États-Unis c’est de partager cette expérience afin de combattre l’ignorance sur ce qui se sait et ce qui se dit de ce pays, car les médias ne disent pas la vérité sur Cuba. »

    Une cérémonie politisée

    La brigade Venceremos doit aussi faire face aux entraves de la politique américaine quant aux voyages sur l’île. À l’époque, les jeunes de retour aux États-Unis avaient été accueillis par le FBI, aujourd’hui la politique de Donald Trump inquiète le contingent qui se sent intimidé et menacé.

    Alors durant cette soirée des 50 ans, les discours ont rapidement pris un tournant politique. Sur l’estrade, Leslie Kagan, membre fondatrice de la brigade Venceremos. « Notre travail est loin d’être terminés, bien sûr c’est d’abord à nous aux États-Unis de faire tout ce qu’on peut pour en finir avec ce cauchemar fou à Washington. Nous le devons à nos frères et sœurs et amis à Cuba et partout dans le monde. Le nom de cette brigade Venceremos [“nous vaincrons” en espagnol ndlr] est aussi actuel et nécessaire qu’il y a 50 ans. »

    Largement applaudi également, le président de l’institut cubain de l’amitié entre les peuples, Fernando Gonzalez Llort. Il est l’un de ceux qu’on appelle ici les 5 héros. Des espions cubains emprisonnés durant 15 ans aux États-Unis, et libérés lors d’un échange de prisonniers à l’époque du rapprochement entre Barack Obama et Raul Castro.

    ►À écouter aussi : Aujourd'hui l'économie - Cuba : le Havane [Produits du monde 1/5]

    Pour Fernando Gonzalez Llort, les sanctions toujours plus agressives envers Cuba sont liées à un agenda politique de Donald Trump. « C’est une politique irrationnelle, absurde, qui n’atteindra pas son objectif s’exclame Fernando Gonzalez Llort. Ils essayent de bloquer par tous les moyens le développement économique de Cuba, mais même avec cette politique, le peuple cubain ne baissera pas les bras et ils ne réussiront pas à faire ce qu’ils veulent ni 10 autres présidents des États-Unis ! »

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