GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 15 Octobre
Mercredi 16 Octobre
Jeudi 17 Octobre
Vendredi 18 Octobre
Aujourd'hui
Dimanche 20 Octobre
Lundi 21 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Amériques

    Brésil: les patrons inquiets de la politique environnementale de Jair Bolsonaro

    media Le président du Brésil, Jair Bolsonaro, lors d'une cérémonie du Jour du soldat à Brasilia, le 23 août 2019. REUTERS / Adriano Machado

    En pleine polémique internationale sur les feux dans la forêt amazonienne, les patrons brésiliens expriment leur inquiétude de voir la politique environnementale de Jair Bolsonaro mettre en péril l'économie du Brésil, alors que le président français a menacé de ne pas ratifier l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur dont fait partie le pays latino-américain.

    Les plus grandes entreprises du Brésil appellent Jair Bolsonaro à préserver la forêt d'Amazonie, dans un communiqué. Les filiales brésiliennes de Coca Cola, Nestlé, Anglo American, Siemens, Michelin, mais aussi les géants brésiliens de la bière Ambev, du pétrole Petrobras, ou des mines Vale - une compagnie qui a pourtant causé une catastrophe environnementale il y a peu au Brésil -, se disent « préoccupées » par les conséquences de la politique environnementale de Jair Bolsonaro sur l'activité du pays.

    Ces multinationales pèsent 45% du PIB brésilien et elles ont tout intérêt à une ouverture réciproque de l'Europe et du Brésil à leurs produits. Ouverture menacée par le veto de l'Irlande et désormais par l'avertissement de la France.

    Le lobby agricole brésilien, lui, ne s'est pas exprimé, il a soutenu l'élection de Jair Bolsonaro, mais il serait aussi très pénalisé, souligne l'économiste Gabriel Gimenez-Roche, si l'Europe n'ouvrait pas plus largement son marché au soja, au bœuf et à l'éthanol brésiliens. Sachant que les États-Unis, auxquels le président brésilien semble préférer s'allier, sont concurrents du Brésil sur tous ces produits.

    À lire aussi : Incendies en Amazonie: Bolsonaro très critiqué pour sa gestion de la catastrophe


    Le discours souverainiste de Bolsonaro

    Le président français Emmanuel Macron a appelé ce samedi à la « mobilisation de toutes les puissances » pour aider le Brésil et les pays touchés à lutter contre les feux de forêt en Amazonie et, au-delà, investir pour la reforestation des régions affectées. Emmanuel Macron s'est exprimé avant l'ouverture du sommet de G7 à Biarritz, reprenons sous une autre forme sa formule de « notre maison commune » qui brûle, en parlant des incendies en Amazonie. Des propos qui suscitent l'ire du président brésilien Jair Bolsonaro. À plusieurs reprises il a déclaré que l'Amazonie brésilienne était une affaire strictement brésilienne, il a mis en garde contre toute intervention étrangère. Un discours aux accents souverainistes, voire nationalistes, mais qui s'inscrit dans la tradition diplomatique brésilienne.

    On ne touche pas à l'Amazonie. Le Brésil a toujours jalousement gardé la main sur ce vaste territoire cinq fois plus grand que la France. Tous les présidents depuis la fin de la dictature militaire, il y a 30 ans, ont réaffirmé la souveraineté nationale sur la plus vaste forêt du monde.

    L'Amazonie a toujours occupé une place importante dans la stratégie militaire du pays. Un héritage de la dictature militaire qui avait alors intégré cette région très peu peuplée dans son projet national de développement économique.

    Sous l'impulsion des généraux, des routes ont été construites, ainsi que des barrages et des mines, sans parler des fermes d'élevages intensifs. Persuadé que les richesses de l'Amazonie provoquent la convoitise d'autres pays, le gouvernement brésilien a renforcé la présence militaire dans cette région difficilement accessible.

    Et ce n'est pas étonnant que le président Jair Bolsonaro, ancien capitaine de l'armée, fasse appel aux militaires pour combattre les incendies.

    Comme celle des généraux de la dictature dont il fait régulièrement l'apologie, sa vision de l'Amazonie se réduit à l'exploitation de la forêt en poussant toujours plus loin les plantations agricoles. 

    À lire aussi : Brésil: pour Bolsonaro, le taux de déforestation n’augmente pas en Amazonie

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.