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    «Pas sûr que Bolsonaro protègera l'Amazonie avec l'aide internationale»

    media Almir Narayamoga Surui, représentant du peuple indien Paiter-Surui, lors de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef à Paris, le mercredi 28 août 2019. ERIC PIERMONT / AFP

    Sous pression pour sauver l'Amazonie des flammes, le président Jaïr Bolsonaro s'est dit prêt à accepter une aide internationale à condition de la contrôler. Une condition qui inquiète le militant pour l'environnement, représentant du peuple indien Paiter-Surui, Almir Narayamoga Surui. Pauline Gleize l'a rencontré à Paris ce mercredi 29 août, lors de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef.

    RFI : Que pensez-vous de l'attitude de Jair Bolsonaro face aux incendies qui ravagent l'Amazonie ?

    Almir Narayamoga Surui : Je ne lui fais pas confiance parce que depuis sa campagne, il dit que la déforestation de l'Amazonie, c'est la meilleure manière de développer l'économie brésilienne. Je ne crois pas qu'il serait capable de suivre les recommandations du G7 s'il accepte cette aide. C'est très flou pour moi, parce que Jair Bolsonaro en a fini avec tous les espaces de représentation de la société civile au sein du ministère de l'Environnement et dans toutes les instances qui ont une responsabilité sociale et politique. Je ne suis vraiment pas sûr qu'il protègerait l'Amazonie avec cet argent.

    Comment jugez-vous l'intervention du G7 ?

    L'union des peuples est toujours très importante. Quand le G7 offre une aide pour l'Amazonie, c'est le signe qu'eux aussi sont inquiets et reconnaissent que l'Amazonie a un rôle important dans l'équilibre climatique mondial et qu'elle a un potentiel économique, mais un potentiel que l'on doit développer d'une manière soutenable.

    Les peuples indiens savent comment utiliser l'Amazonie de manière durable. Ils l'ont toujours fait. Aujourd'hui, ce qui est important, c'est qu'ils puissent partager ces connaissances. Et pour cela, nous avons besoin d'aide technologique, politique et financière dans nos territoires pour pouvoir gérer la situation et partager les connaissances indigènes, via la technologie, à moyen et long terme. C'est comme cela que l'on pourra provoquer des prises de consciences.

    Pourquoi intervenir lors de la Rencontre des entrepreneurs français du Medef ?

    Depuis mes 17 ans, je lutte pour la protection et une utilisation responsable de l'Amazonie. Bien sûr, des entreprises ont détruit une partie de la forêt et elles peuvent donc être néfastes. Mais elles ont aussi un potentiel positif et on a besoin de dialoguer avec elles pour qu'elles sachent qu'elles ont des responsabilités sociales, environnementales et climatiques dans le processus de développement durable.

    Aujourd'hui, nous vivons dans un monde globalisé. Ce qui arrive au Brésil peut porter préjudice à la France. Ce qui se passe en France peut être néfaste dans d'autres régions du monde. Donc on ne doit pas séparer la politique internationale du développement durable. Et il est important que les entreprises sachent que leurs actions peuvent avoir un impact négatif ou positif sur la société.

    Quelles initiatives prenez-vous de votre côté pour protéger l'Amazonie ?

    Le peuple Paiter-Surui a un plan sur 50 ans pour organiser toutes nos actions et leur développement. Nous avons une très grande surface de reforestation. On y plante des arbres et des plantes autochtones. Ce qu'elles produiront dans le futur, nous pourrons les offrir au monde. Nous cultivons aussi du café de manière responsable. Nous l'exportons vers la Suisse, donc j'espère que bientôt toute l'Europe pourra en boire.

    Par ailleurs, des femmes vont produire de l'artisanat local qui respecte notre culture et la nature. Les colliers qu'elles fabriquent ont des significations : un pour le pouvoir, un pour le savoir ou un pour la santé.

    Et l'ensemble du plan est possible grâce aux nouvelles technologies. Nous avons un partenariat avec une grande entreprise grâce à qui nous utilisons des drones pour sensibiliser le public sur la dégradation de la forêt. Nous pourrions faire beaucoup plus avec un appui financier.

    Propos traduits par Stephan Rozenbaum de la rédaction lusophone de RFI

    À lire également : Brésil: Jair Bolsonaro interdit le défrichement par brûlis pendant 60 jours

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