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    Amériques

    Colombie: la classe politique indignée après la vidéo des ex-FARC

    media Le président colombien Ivan Duque à Medellin, le 26 juin 2019. JOAQUIN SARMIENTO / AFP

    C'est un coup dur pour la paix en Colombie. Dans une vidéo publiée jeudi 29 août, Ivan Marquez, l'ex-numéro deux de l'ancienne guérilla des FARC, a annoncé avec d'autres anciens guérilleros son intention de reprendre la lutte armée. La nouvelle a fait l'effet d'une bombe en Colombie où les réactions politiques ne se sont pas fait attendre.

    Le premier à réagir à la vidéo postée pendant la nuit est Alvaro Uribe. L'ancien président colombien, qui avait mené une guerre sanglante contre les FARC, reste un ennemi juré des accords de paix. Il n'est que 5 heures du matin ce jeudi quand il écrit sur Twitter ne pas être surpris : « Il n'y avait pas de paix ici. Il n'y avait qu'une amnistie pour les responsables de crimes atroces. »

    Son successeur, Juan Manuel Santos, qui avait initié et signé les accords de paix entre le gouvernement et la guérilla, se veut au contraire plus déterminé que jamais. « 90% des anciens guérilleros des FARC sont toujours dans le processus de paix », indique l'ancien chef de l'État, pour qui « les dissidents doivent être punis ».

    Condamnation des responsables du parti issu de l'ex-guérilla

    Des propos soutenus par l'ex-numéro 1 de la guérilla, qui dirige aujourd'hui le parti issu de l'ancien groupe armé. « Une honte », « une erreur délirante », c'est ainsi que Rodrigo Londoño alias Timochenko, qui fut le candidat du parti à la dernière présidentielle, qualifie l'annonce de ses ex-compagnons d'armes, avant d'assurer : « Nous sommes toujours là, prêts à agir dans la légalité en faveur du processus de paix ».

    « À ceux qui nous demandent ce qui va se passer, nous répondons qu’il faut aller de l’avant, que nous n’allons pas faire marche arrière sur le chemin de la paix. Nous sommes convaincus que l’immense majorité des Colombiens approuvent cette décision et nous accompagnent », a déclaré de son côté Carlos Antonio Lozada, ancien commandant de l'ex-guérilla, rapporte notre correspondante à Bogota, Marie-Ève Detoeuf.

    Le président Ivan Duque annonce une riposte

    Quant au gouvernement colombien actuel du président Ivan Duque, il se dit « préoccupé mais pas surpris » par ce retour aux armes. Bogota craint une future alliance entre la nouvelle guérilla des FARC et l'autre groupe armé colombien, l'ELN. Une alliance derrière laquelle le gouvernement voit déjà la main du voisin vénézuélien. « Nous sommes face à la menace criminelle d’une bande de narco terroristes qui comptent sur le soutien de la dictature de Nicolas Maduro. Ne tombons pas dans le piège de ceux qui prétendent revêtir d’idéologie leurs conduites criminelles », a déclaré Ivan Duque.

    Une récompense de trois milliards de pesos (800 000 euros) pour la capture des rebelles a été promise. Ivan Marquez et ses hommes seraient au Venezuela, selon les autorités colombiennes. 

    « J'ai ordonné la création d'une unité spéciale afin de poursuivre ces criminels avec des capacités renforcées de renseignement, d'enquête et de mobilité sur tout le territoire colombien », a ajouté le chef de l'État, du palais présidentiel Casa Nariño à Bogota.

    À lire également : Colombie: « Les accords de paix ne sont pas morts »

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