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    Amériques

    Conflit en Afghanistan: Trump suspend les négociations avec les Talibans

    media L'attentat-suicide du 5 septembre 2019 à Kaboul, revendiqué par les Talibans, a tué deux soldats des forces de l'OTAN. EUTERS/Omar Sobhani

    Donald Trump a annoncé la suspension des négociations avec les Talibans. Les États-Unis et le groupe armé étaient en contact depuis des mois pour trouver un accord de paix. Le président américain précise aussi qu’il devait rencontrer ce dimanche des responsables Talibans et afghans sur le sol américain. Le gouvernement afghan salue « les efforts sincères de ses alliés »

    Le gouvernement afghan a salué les « efforts sincères de ses alliés » en faveur de la paix, après la rupture surprise des négociations Etats-Unis-Talibans annoncée par le président Donald Trump. Le bureau du président Ashraf Ghani, exclu des pourparlers entre les Talibans et les Etats-unis, rappelle avoir « toujours insisté sur le fait qu'une vraie paix est atteignable seulement si les talibans arrêtent de tuer des Afghans, acceptent un cessez-le-feu et des discussions directes avec le gouvernement afghan ».

    Le gouvernement afghan avait déjà exprimé ses vives inquiétudes après l'accord de principe négocié entre Talibans et Américains, rappelle notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali. Certains membres du gouvernement n'hésitent pas à dire que Washington livrait en pâture l'Afghanistan aux Talibans.

    Certains en Afghanistan mettent en cause la naïveté de l’émissaire américain et de Donald Trump : comment les Etats Unis ont pu se lancer dans des disciussions de paix avec les Talibans sans exiger la fin des violences comme condition sineuqanone à toute négociation, interrogent-ils ? Ce faux pas a été fatal dit une source sécuritaire.

    « Un fiasco complet ! » pour Gérard Challiand

    « En somme, les États-Unis s’en vont en ayant perdu une guerre après 18 ans d’investissement où ils ont eu jusqu’à 200 000 hommes de troupe eux et leurs alliés. Donc Monsieur Trump ne voudrait pas avoir l’air de perdre la face. Il faut qu’il montre qu’effectivement il met des conditions, etc. Mais que peut-il faire ? Il a décidé de retirer ses troupes avant septembre de l’année prochaine. Il lui reste très peu de temps, il ne va pas en rajouter, c’est certain.

    La situation ne peut pas évoluer sur le terrain, la situation est « extrêmement difficile pour les Etats-Unis », estime ce spécialiste des conflits armés. « Comment ne pas perdre la face par rapport à son propre électorat ? Sur le terrain afghan, les États-Unis ont perdu. »

    Une rencontre secrète prévue à Camp David  

    Les rencontres étaient prévues ce dimanche, en secret, à Camp David, précise notre correspondante à New York, Loubna Anaki. D’abord, entre le président américain et son homologue afghan Ashraf Ghani. Puis entre Donald Trump et les négociateurs talibans. Les Américains espéraient ainsi réussir à mettre les deux parties autour d’une même table.

    Le président américain est coutumier du fait de prétendre arrêter complétement les négociations pour mettre plus de pression sur un accord qui depuis le début est à l'avantage des talibans. Les talibans n'ont pas besoin en réalité de cet accord de paix, c'est surtout l'administration américaine qui a poussé depuis le début des négociations.

    Romain Malejacq, professeur à l'université de Radboud aux Pays-Bas et spécialiste de l'Afghanistan 08/09/2019 - par Marie Normand Écouter

    Recevoir des responsables talibans sur le sol américain aurait été une première et un développement de taille depuis le début de la guerre en Afghanistan, il y a 18 ans. Mais l’attentat de jeudi à Kaboul, revendiqué par le groupe armé et qui a coûté la vie à 12 personnes dont un soldat américain a tout changé pour Donald Trump. Le président américain a décidé de tout annuler et c’est sur Tweeter qu’il a une nouvelle fois tout annoncé.

    « S’ils ne peuvent pas respecter un cessez-le-feu pendant ces discussions importantes, écrit-il, S’ils sont prêts à tuer 12 innocents, alors ils n’ont probablement pas autorité à négocier un accord d’importance. » poursuit Donald Trump.

    Le président américain a donc également décidé de suspendre toutes les négociations de paix en cours. Alors que l’administration américaine laissait entendre tout récemment qu’un accord était imminent.

    Cet attentat de jeudi était le deuxième en quelques jours dans la capitale afghane revendiqué par les insurgés malgré «l'accord de principe» que le négociateur américain Zalmay Khalilzad affirmait avoir conclu avec eux lors des pourparlers de Doha.

    Les talibans persuadés que les États-Unis reviendront à la table des négociations

    Les talibans ont mis plusieurs heures pour sortir de leur silence et répondre à Donald Trump. Ils disent être persuadés que les États-Unis reviendront a la table des negociations. Certains médias rapportent que le chef des talibans se serait opposé au voyage de ses represntants aux États-Unis, où le president afghan était aussi convié, inquiet de la facon dont cela aurait été perçu par les combattants sur le terrain.

    Un ancien représentant taliban aurait même confié que la question du cessez-le-feu, rejetée par les talibans tant que des soldats étrangers se trouvent sur le sol afghan, aurait été un point de desacccord majeur entre americains et talibans. Un nœud dans les negociations qui aurait finalement pu provoquer la volte-face de Donald Trump.

    Celui-ci pourrait a nouveau changer d’avis. Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, l'a d'ailleurs fait savoir. Les États-Unis n'excluent pas une reprise des négociations avec les talibans, à condition que les insurgés « changent d'attitude » et respectent leurs engagements a-t-il dit.

    À écouter aussi : L’Afghanistan: 18 ans de guerre pour rien ?

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