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    À la Une: manque de lisibilité de la politique étrangère américaine sous Trump

    media Pour le «New York Times», l'Iran teste le président Trump pour voir s’il peut être amené à assouplir les sanctions contre Téhéran. REUTERS/ Tom Brenner

    Pour le New York Post il n’y a aucun doute : « L’Iran teste clairement le président Trump pour voir s’il peut être amené à assouplir unilatéralement les sanctions contre Téhéran. Le régime iranien a interprété comme un signe de faiblesse plusieurs décisions récentes du locataire de la Maison Blanche », croit savoir le tabloïd : « L’absence de réponse militaire à la destruction d’un drone américain, sa récente proposition de négociations, sans parler du renvoi du conseiller à la Sécurité nationale John Bolton ».

    D’où maintenant la nécessité d’une réponse militaire ? C’est en tout cas l’avis du New York Post qui conclut : « Téhéran poursuivra l’escalade jusqu’à ce que Donald Trump riposte - ou se couche ». Mais encore faut-il choisir une réponse à donner au régime iranien. Pas de chance, « l’équipe en charge de la sécurité nationale à la Maison Blanche - déplumée depuis l’éviction brutale la semaine dernière de John Bolton - a en ce moment du mal à présenter des stratégies au président », rapporte le Los Angeles Times.

    « Force est de constater », renchérit de son côté le New York Times, « que Donald Trump a peu d’options, peu d’alliés et encore moins de crédibilité pour envisager sereinement une éventuelle riposte. Les États-Unis font maintenant face à une grave crise uniquement due à l’obsession de Monsieur Trump pour détruire l’héritage diplomatique de Barack Obama en abandonnant un accord sur le nucléaire qui bénéficie d’un large soutien international ». Et le quotidien de conclure : « Le moment est venu pour le président de consulter le Congrès, les principales nations industrielles qui dépendent du pétrole du Moyen-Orient et les analystes militaires et du renseignement en dehors de son cercle immédiat ».

    Le Chicago Tribune conseille à l’administration américaine de travailler étroitement avec l’Europe pour affronter cette crise. « Une démarche pour le moins laborieuse », admet le journal, « tant les positions de Washington et des capitales européennes sur l’accord nucléaire iranien sont opposées. Un Occident uni serait pourtant mieux placé pour dissuader Téhéran de poursuivre ses provocations. Au bout du compte, les États-Unis ne peuvent permettre que l’approvisionnement énergétique mondial ne soit retenu en otage, ni par l’Iran, ni par qui que ce soit », souligne le Chicago Tribune.

    Haïti : la pénurie de carburants suscite tensions dans les rues

    En Haïti, les rues de Port-au-Prince et de plusieurs villes de province ont été le théâtre de vives tensions hier. Un appel à la grève, lancé sur les réseaux sociaux, a bloqué la circulation et les activités à travers une large partie du pays. La raison : la pénurie de carburants est entrée dans sa quatrième semaine.

    Des tensions liées à la pénurie de carburant en Haïti, analyse de Gotson Pierre, rédacteur en chef de l’agence Alterpresse 17/09/2019 - par Stefanie Schüler Écouter

    Venezuela : annonce d’un accord entre le gouvernement et quatre partis minoritaires de l’opposition

    Au Venezuela, le président Nicolas Maduro a annoncé lundi soir un accord entre son gouvernement et plusieurs partis minoritaires de l’opposition. « Nicolas Maduro a créé une nouvelle brèche au sein de ses adversaires », constate El Espectador. « L’accord entre le président et un secteur de l’opposition vénézuélienne s’est conclu en effet sans le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaidó. Et ceci juste au moment de l’annonce de la fin définitive des pourparlers à la Barbade entre l’opposition élargie et les chavistes sous l’égide de la Norvège ».

    Selon le journal, le texte prévoir l’ouverture d’un nouveau dialogue entre le régime et quatre partis minoritaires de l’opposition. Mais « il stipule surtout le retour du Parti socialiste uni du Venezuela, le PSUV, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. C’est pour le moins surprenant », estime El Espectador, qui rappelle que les députés chavistes « avaient d’eux-mêmes quitté le parlement en janvier 2016. C’est à ce moment-là que l’opposition, après sa victoire aux législatives à l’automne 2015, avait pris les rênes de l’Assemblée nationale. »

    « Depuis », poursuit le quotidien, « le régime de Nicolas Maduro n’a fait que réduire le Parlement au rôle de figurant : chaque décision des députés a été invalidée par le Tribunal suprême de justice, proche du pouvoir. Et à partir de juillet 2017, une Assemblée nationale constituante, exclusivement constituée de membres pro-chavistes, s’est de facto substituée au Parlement ». À en croire le ministre vénézuélien de la Communication Jorge Rodriguez, le retour des élus chavistes dans l’hémicycle, vise à « approfondir et étendre le dialogue politique » au Venezuela.

    « Juan Guaido, l’actuel président de l’Assemblée, a qualifié l’accord conclu d’irresponsable et de sadique », rapporte El Nacional. « Alors qu’une proposition - qui prévoit entre autres la formation d’un gouvernement de transition en incluant les forces armées, le renouvellement du Conseil national électoral et l’ouverture du pays à l’aide humanitaire- est sur la table, le gouvernement et un secteur ultra-minoritaire de l’opposition vénézuélienne organisent une diversion », estime le président de l’Assemblée. Reste à savoir quand exactement les élus chavistes réintégreront le Parlement. L’accord en tout cas stipule leur retour « immédiat ».

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