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    La situation reste tendue en Équateur, malgré la fin de la grève des chauffeurs

    media Situation tendue à Quito, vendredi 4 octobre 2019. REUTERS/Daniel Tapia

    Après l’arrestation de plusieurs de leurs dirigeants et la décision du gouvernement d’autoriser des hausses de tarifs, les taxis et chauffeurs routiers ont mis fin à leur grève en Équateur. Mais d’autres secteurs demeurent mobilisés.

    La déclaration de l’état d’urgence et la mobilisation de 29 000 militaires ont permis au gouvernement équatorien de faire baisser le nombre de points « chauds » dans le pays. Oswaldo Jarrin, ministre de la Défense, s'en réjouit :

    « Jeudi, il y avait 200 manifestations et incidents violents dans tout le pays au début de la journée de protestations. Il y en avait 291 jeudi soir. Ce vendredi matin, le chiffre a baissé à une centaine de manifestations et blocages de routes. »

    « Nous sommes en train de réussir à rétablir l’ordre public et la paix sociale. Nous avons fait baisser l’intensité de l’agression et la violence », dit-il, alertant la population, en prise selon lui à la manipulation « d'agitateurs sociaux ».

    Jorge Calderon arrêté

    Pour la ministre de l’Intérieur Maria Paula Romo, le calme n’est pas encore rétabli, mais la situation s’est effectivement améliorée vendredi. L’arrestation du président de la Fédération nationale de taxis Jorge Calderon a produit son effet.

    Cette interpellation a quelque peu perturbé la mobilisation, restée dans l'attente de nouveaux mots d’ordre. M. Calderon est accusé de paralysie de service public, comme le président de la Chambre des transports de l’Azuay, arrêté à Cuenca.

    De nombreux organismes de défense des droits accusent la police de violences. La ministre de l'Intérieur a tiré un bilan des détentions jusqu’à vendredi : « 350 personnes ont été détenues pendant la journée de jeudi », a-t-elle expliqué.

    « Le plus grand nombre de détenus a été enregistré à Guayaquil, avec 159 détenus, essentiellement pour des actes de vandalisme et pillage de pharmacies, commerces et magasins d’électroménagers », ajoute Maria Paula Romo.

    Vient ensuite Quito avec 118 détenus. Certains ont été arrêtés pour violences durant les manifestations mais aussi pour des actes de pillage dans le centre commercial Quicentro Sur. Certains de ces détenus ont brûlé un commissariat de police communautaire et détruit une douzaine de voitures de patrouille. Dans toutes les provinces d’Esmeraldas, Imbabura, Carchi et Succumbios, la zone 1, celle de la frontière nord, nous avons 24 détenus accusés d’avoir attaqué et détruit l’immeuble où travaille le gouverneur de la province d’Imbabura

    Maria Paula Romo, ministre équatorienne de l'Intérieur 05/10/2019 - par Eric Samson Écouter

    « J’ai moins de clients »

    Après l’arrestation du principal dirigeant des taxis, le gouvernement a accordé des hausses de tarifs au secteur des transports. Les chauffeurs routiers qui, dans le passé, avaient fait céder des gouvernements, ont donc rendu les armes.

    « Nous demandons au gouvernement de garantir que la reprise de nos opérations se fasse tranquillement sur tout le territoire », a déclaré Abel Gomez, porte-parole des fédérations de transport, au moment d'annoncer la fin de la grève.

    Malgré ce revirement des chauffeurs et taxis, les récentes réformes économiques et la hausse du prix des carburants, de plus de 100%, continuent de mobiliser d'autres secteurs, relate cependant notre correspondant à Quito, Éric Samson.

    La fin des subventions sur les carburants a fait monter les tarifs à la pompe, d'où la grogne populaire. Les syndicats et les mouvements indigènes, toujours puissants en Amazonie et dans la région andine, ont décidé de rester en grève.

    Vendeuse ambulante, Lorena Silva confie : « Ce gouvernement a viré plein de fonctionnaires, j’ai moins de clients. Avec la hausse des carburants, le prix des biens de première nécessité va augmenter. Je ne vais plus pouvoir travailler. »

    Situation paradoxale

    Le chef de l'État cherche à réformer la fiscalité pour réduire le déficit budgétaire du pays, plongé dans un grave ralentissement économique et à un endettement galopant. Le pétrole représente environ 40% des recettes de l’État d'Équateur.

    C'est la chute des cours de l’or noir, en 2014, qui a mis en difficulté les finances du pays, l'obligeant à recourir d’avantage à l’endettement extérieur. La dette publique ne cesse d’augmenter, d’où la décision impopulaire de Lenin Moreno.

    Une situation paradoxale, pour un pays riche en minerais, pétrole, gaz, richesses marines. Le pays est notamment le premier exportateur de crevettes d’Amérique. Quito profite aussi d’une diversité climatique permettant de nombreuses cultures.

    À lire aussi : Blocages contre le prix du carburant en Équateur

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