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    Amériques

    Procédure d'impeachment contre Trump: «l’enquête des démocrates est crédibilisée»

    media Un deuxième lanceur d'alerte est sorti du silence pour livrer des informations sur l'affaire ukrainienne à l'origine d'une procédure de destitution contre Donald Trump. Nicholas Kamm / AFP

    Aux États-Unis, un deuxième lanceur d’alerte sort du bois et se dit prêt à témoigner contre Donald Trump dans l’affaire ukrainienne à l’origine de la procédure de destitution. Il s’agit, là encore, d’un agent des services de renseignements, qui aurait directement assisté au coup de téléphone controversé cet été entre Trump et son homologue ukrainien. Pour Corentin Sellin, professeur agrégé d’histoire et spécialiste des États-Unis, ce fait nouveau fragilise un peu plus la défense du président américain.

    RFI: Corentin Sellin, l’apparition de deuxième lanceur d’alerte veut-elle dire que la pression est un peu plus grande sur le président des États-Unis ?

    Corentin Sellin : Oui, absolument. Surtout, cela veut dire que la défense initiale de Donald Trump ne tient plus vraiment. En effet, Donald Trump et ses partisans critiquaient le premier lanceur d’alerte comme n’ayant rien vu, rapportant des ouï-dire… Et là, évidemment, avec un témoin direct de ses actions avec l’Ukraine, Trump ne peut plus avoir cette ligne de défense.

    Cela donne plus de crédit encore au premier lanceur d’alerte ?

    Ah oui, cela lui donne un très fort crédit. Parce qu’il faut bien rappeler que ce second lanceur d’alerte, tout comme le premier, s’engage dans une voie périlleuse. On a vu que Donald Trump était prêt à violer leur anonymat. Il a dit qu’il était à la recherche de l’identité du premier lanceur d’alerte. Ce sont donc des personnes qui prennent vraiment d’énormes risques pour leur carrière, voire même pour leur vie future. Et donc, on peut supposer qu’ils ont vraiment des choses très intéressantes à dire et en tout cas très lourdes à dire, éventuellement au Congrès.

    Et d’autres pourraient encore, justement, sortir du bois, venir ajouter de l’eau à ce moulin-là. Est-ce qu’on peut imaginer peut-être que des accords ont été passés pour leur protection, pour que les langues se délient à ce point-là ?

    Leur protection leur est garantie par la loi. Et évidemment, en ce moment, le Congrès devant lequel ils devront venir témoigner est en train de prendre des dispositions - la Chambre des représentants -, pour que leur anonymat soit conservé, ce qui sera très difficile. Par ailleurs, effectivement, on sait, d’après la première plainte qui a été maintenant publiée, du lanceur d’alerte, qu’il avait énormément de sources. Donc on peut supposer qu’il y aura peut-être d’autres de ces sources qui décideront de témoigner, elles aussi, de ce qu’elles ont vu et de rejoindre sa plainte.

    Et qu’est-ce que tout cela signifie dans la procédure de destitution qui est en cours ?

    Dans cette enquête, en vue d’un impeachment, qu’est en train de mener la chambre démocrate, cela signifie qu’il y a vraiment des éléments sur une attitude, sur un comportement de Donald Trump envers l’Ukraine, qui a amené énormément d’officiers de renseignements à considérer qu’il y a des actes délictueux, voire criminels, qui ont été commis. C’est vraiment très lourd et donc cela crédibilise énormément l’enquête en impeachment des démocrates.

    Et d’un mot, est-ce que cela peut faire bouger d’un côté ou de l’autre la majorité républicaine, qui, on le sent quand même, est gênée ? Et c’est peu de le dire.

    Oui, on a senti effectivement ce week-end que ceux qui ont accepté Donald Trump toujours du bout des lèvres, ont commencé à critiquer assez sévèrement Donald Trump. Mais, entre critiquer sévèrement Donald Trump, pour un républicain, et soutenir une procédure en impeachment, voire ensuite une destitution au Sénat, il y a vraiment un gouffre. Pour l’instant, on ne peut pas dire quand même qu’il y ait encore de lynchage, mais évidemment ce second lanceur d’alerte augmente la possibilité que cela puisse se passer.

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