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    Panorama du cinéma colombien: des films pour raconter la Colombie

    media el perro que ladra.com

    Les salles sont combles. Mercredi soir, l'association El perro que ladra, « Le chien qui aboie », qui fête son dixième anniversaire, a donné le coup d'envoi de son Panorama du cinéma colombien. Un rendez-vous annuel pour découvrir le cinéma colombien, dans la diversité de ses formats et thématiques auquel participent cette année de nombreux acteurs de cinéma, venus tout exprès de Colombie. Pour que le chien aboie encore plus fort et par dessus les frontières.

    Il faut avoir la foi cinématographique chevillée au corps pour faire vivre un festival de cinéma. Et cette poignée d'étudiants latino-américains qui se réunissaient pour voir des films et échanger sur le cinéma en 2006 l'avaient clairement. A l'époque, peu ou pas de plateformes cinéma sur le web, les cassettes s'échangent. Leur première expérience de projection publique, c'est la mairie du XIIe arrondissement qui la leur offre, dans le cadre d'un festival culturel sur la Colombie qu'elle organise en 2009. L'association El perro que ladra est alors créée. « Le chien qui aboie », quel drôle de nom pour une association qui s'occupe de cinéma : une référence au chien des rues, sans frontière, ni maître ni race définie, nous explique Sebastián Coral, membre fondateur de l'association. Un clin d'oeil un peu punk auquel fait écho la jeune fille bravache de l'affiche du festival. Un chien qui aboie ne mord pas, renchérit Matilde Valencia, autre membre de l'association, en référence au diction « perro que ladra no muerde ». C'est ça le message : faire du bruit autour du cinéma latino-américain pour le faire connaître.

    De Paris à Bogota et vice-versa

    L'association, composée d'une vingtaine de membres actifs, a pris de l'étoffe au fil des années et propose des rendez-vous réguliers autour du cinéma colombien, dans le cadre du Panorama, mais aussi du cinéma latino-américain. Elle a récemment proposé le documentaire chilien El pacto de Adriana de Lisette Orozco, sur la complexité de la mémoire familiale dans le cadre de la dictature militaire, qui fait un beau circuit dans les festivals. Des membres fondus de cinéma qui passent aussi parfois derrière la caméra. C'est le cas de la Colombienne Ana Maria Salas qui, après avoir fait un premier documentaire - Dans l'atelier - consacré au travail de son père le peintre Carlos Salas en 2016, boucle la postproduction d'un nouveau film également consacré au processus de création.

    Autre exemple, Guillermo Quintero, membre aussi de l'association et qui, après un passage à Paris pour étudier la philosophie, est rentré en Colombie pour tourner le documentaire Homo Botanicus qui a fait l'ouverture du festival mercredi. La magie, l'exubérance et la fragilité aussi de la flore colombienne racontées par deux botanistes dont on suit les pas.

    Ce va et vient entre la France et la Colombie en particulier permet à l'association de tisser des liens forts avec le continent latino-américain. La table-ronde samedi sera l'occasion d'échanges avec des professionnels - une quinzaine - venus de Colombie : ingénieurs du son, producteurs, réalisateurs...

    Le casse-tête du financement

    Faire venir ces invités a un coût et comme tous les festivals, le Panorama est fragile malgré des soutiens forts comme celui de Esperanza Aguilar, chef colombienne installée depuis des années à Paris. D'autant plus fragile que les politiques culturelles sont instables. Le festival a perdu cette année une subvention importante accordée aux festivals de cinéma colombien à l'étranger. Cette perte a certes été compensée par un autre dispositif qui finance la participation de films labellisés « Colombie » sur des festivals hors du pays mais elle témoigne de la fragilité d'une économie qui repose sur la bonne volonté des militants de l'association et le soutien de leur public. Petit coup de griffe au passage dans notre discussion à la décision du gouvernement d'Emmanuel Macron de supprimer les contrats aidés si précieux pour les associations culturelles.

    « Faire du Panorama du cinéma colombien un festival de référence en Colombie, c'est notre volonté », assurent Matilde et Sebastian. Ils surfent sur la bonne santé du cinéma colombien qui se porte plutôt bien. La réouverture de la Cinémathèque nationale, rénovée, en juin dernier en témoigne. Boosté par une loi en 2003 qui proposait une aide au financement des films, depuis quelques années, il grandit et s'enrichit, nous explique Matilde, et en s'appuyant sur le public. Un positionnement qui a évolué au fil des années. Le succès en Colombie d'un film comme Señorita Maria qui raconte l'histoire d'une paysanne transgenre (projeté l'an passé dans le cadre du Panorama), « un sujet difficile dans un pays patriarcal, religieux » en témoigne. De même Homo Botanicus (dont on espère une distribution en France) a eu un vrai succès public en Colombie, remplissant les salles.

    Un cinéma métissé et complexe à l'image de la Colombie

    La programmation variée du festival Panorama du cinéma colombien témoigne de cette vitalité. Tous les formats sont représentés même les films pour enfants qui sont à découvrir dimanche dans la section « Petit chiot » et tous les genres, du documentaire au film d'animation en passant par la fiction. Des genres parfois hybridés, comme le docu-fiction avec des acteurs naturels, revendiqués par les organisateurs du festival et par les cinéastes, à l'image d'un pays métissé, multiculturel où l'imaginaire, le conte permettent d'échapper à la violence -Sebastián fait le décompte des films revisitant le massacre de Bojayá en 2002 dans une église- et à la dureté du quotidien. « On a une prédisposition à la rêverie, au conte » et les cinéastes l'ont bien compris et l'utilisent dans leur travail, nous explique Matilde. Nous n'avons pas une ligne éditoriale précise, dans le choix de nos films pour le festival, poursuit Sebastián, mais nous sommes « les témoins des inquiétudes et des rêves des réalisateurs colombiens ». L'identité profonde de la Colombie est au cœur de cette quête. Un rendez-vous à ne pas manquer donc.

    ► Tout le programme et ses différentes sections sont à découvrir ici

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