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    Amériques

    Chili: après trois jours d'émeutes meurtrières, les manifestations continuent

    media Manifestation à Valparaiso, le 21 octobre. «Nous sommes le cauchemar de ceux qui volent nos rêves, ce n'est pas 1973, c'est 2019» peut-on lire sur un panneau brandi par un manifestant. REUTERS/Rodrigo Garrido

    Le Chili vit ce lundi encore au rythme de la contestation contre les inégalités sociales et le coût de la vie. Après plusieurs jours de violentes émeutes qui ont fait 11 morts selon un dernier bilan, un appel à la grève générale a été lancé pour aujourd'hui. Sur place, la mobilisation reste forte dans les grandes villes.

    Avec notre envoyée spéciale à SantiagoAude Villiers-Moriamé

    Les militaires sont toujours extrêmement nombreux Plaza Italia, point névralgique de la contestation ces derniers jours. Une dizaine d'entre eux surveille l'entrée de la station de métro Baquedano, qui a été saccagée durant les manifestations, tandis que des hélicoptères survolent la place. Des effluves de gaz lacrymogène sont encore perceptibles dans l'air.

    Beaucoup de commerçants des environs redoutent de nouveaux affrontements violents ce lundi qui pourraient entraîner la mise en place d'un nouveau couvre-feu à Santiago, pour la troisième nuit consécutive.

    Les cours à l'université ont été suspendus et une grève générale a été lancée à l'appel de plusieurs organisations sociales. Des jeunes manifestants ont commencé à se rassembler dans le centre de la capitale vers midi et à participer à des « cacerolazos », des concerts de casseroles.

    Le chef de la défense nationale, le général Iturriaga, a tenté d'appeler au calme ce lundi. Après les déclarations dimanche du président Sebastian Piñera qui disait être en guerre contre « un ennemi puissant, une organisation criminelle », le général Iturriaga a affirmé pour sa part : « Moi je ne suis en guerre contre personne. »


    ► Le Chili, un pays de plus en plus fracturé socialement

    Si la contestation au Chili est partie des lycéens et des étudiants qui ont protesté contre la hausse du prix du ticket de métro, la colère de la société chilienne semble avoir des racines plus profondes.

    C'était la hausse de trop. Quelques centimes ont suffi pour allumer la mèche. Un ras-le-bol général contre un ensemble de problèmes sociaux qui minent la société chilienne depuis longtemps. Santé, transports, retraites, éducation... Où que l'on regarde, les conditions de vie deviennent insupportables. Vu de l'extérieur, le Chili est loué pour sa stabilité économique et politique, mais de l'intérieur le pays est de plus en plus fracturé socialement.

    Certes, le Chili est riche. Le PIB par tête est d'environ 20 000 euros, selon la Banque mondiale. C'est même le plus élevé d'Amérique latine. Mais le pays est aussi le plus inégalitaire de la région. Un Chilien sur deux vit avec moins de 480 euros par mois.

    Et quant au système de retraites par capitalisation, très critiqué par ailleurs, il n'offre le plus souvent qu'une pension inférieure à 400 euros par mois. On comprend alors les raisons du mécontentement. Parti de la jeunesse, la grogne s'étend à tous les secteurs et aux classes moyennes. De nombreux Chiliens se sont largement endettés pour faire face au coût de la vie.
    RFI

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