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    Amériques

    Soupçonnant une fraude électorale, les Boliviens sont toujours dans la rue

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    Des manifestations ont lieu mardi 22 octobre dans la journée à La Paz suite aux soupçons de fraude électorale pour les élections générales. REUTERS/Manuel Claure

    Des citoyens sont toujours en colère, et de nombreuses manifestations ont eu lieu dans différentes villes boliviennes pour témoigner des soupçons de fraude aux élections générales du dimanche 20 octobre.

    La Bolivie est toujours dans l’incertitude après le premier tour des élections générales de dimanche. Le décompte des voix n’est toujours pas terminé, et les derniers résultats partiels, mercredi, donnent toujours Evo Morales gagnant au premier tour. Des soupçons de fraude pèsent sur le processus électoral et la colère gronde chez les opposants du président. Ils se sont réunis une nouvelle fois mardi 22 octobre dans la soirée dans les grandes villes du pays et appellent à une grève générale à partir du 23 octobre.

    Les résultats définitifs toujours réclamés

    « Nous n’avons pas peur, Evo, tu ne reviendras pas ! » Voici ce que criaient mardi soir les manifestants, selon notre correspondante à La Paz, Alice Campaignolle. Ils étaient des milliers dans les rues de la capitale, et dans les autres villes du pays. Debout pour la démocratie, comme Jaime : « Je suis vieux maintenant, mais je me suis battu contre les dictatures militaires quand j’étais à l’université. Le sang a coulé, des gens sont morts pour faire tomber ces dictateurs. Et maintenant, nous prenons le même chemin. »

    ►À lire aussi : « L'appui le plus faible jamais reçu » par Evo Morales

    Selon Gaspard Estrada, directeur exécutif de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes, le président a clairement perdu une partie de la base électorale qui lui avait permis de toujours gagner au premier tour depuis 2005 : « À l’évidence, le fait que M. Morales n’ait pas obtenu sa victoire au premier tour veut dire qu’il y a certains électeurs du MAS [parti au pouvoir] qui ont décidé d’aller voir ailleurs. Cela fait suite à un autre scrutin, en 2016, lorsque les Boliviens se sont exprimés majoritairement contre le changement de la Constitution qui permettait justement la réélection de M. Morales. »

    À l'évidence les actions du gouvernement et de M. Morales tendent à croire qu'ils voient d'un mauvais œil la tenue de ce deuxième tour.

    Pour Gaspard Estrada, « face à l'opposition unie, Morales a peur d'un deuxième tour » 23/10/2019 - par Stefanie Schüler Écouter

    Beaucoup de jeunes gens ont également répondu présents dans la rue, eux qui n’ont pas connu les dictatures, mais qui ne croient plus en leurs institutions : « Arrêter le décompte des voix dimanche soir, le reprendre hier, puis le stopper de nouveau, on ne comprend plus rien, c’est l’incertitude et c’est pour cela que nous sommes dans la rue aujourd’hui. »

    Prêt à un audit externe des élections

    Pourtant, plus tôt dans la journée de mardi, le ministre des Affaire Étrangères Diego Pary tentait de rassurer la population. Il annonçait vouloir de la transparence et que le gouvernement respecterait les résultats donnés par la Cour électorale, quels qu’ils soient.

    Il a ajouté que l'Organe électoral bolivien est d'accord pour avoir un audit de la part de l'Organisation des États Américains (OEA) ou d'autres organisations comme l'explique Carmen Almendra, sa vice-ministre  : « Le ministre des affaires étrangères a relayé la volonté de l'organe électoral de mettre en place un audit externe, que ce soit par des observateurs électoraux internationaux, par les représentations diplomatiques, ou des gouvernements qui accréditeraient des délégués dans notre pays. Ceci afin qu'ils puissent accéder à la totalité des bulletins et certificats de vote ».

    « Il y a un risque de polarisation »

    Mais l’annonce n’a pas suffi. Les opposants à Evo Morales réclament toujours les résultats définitifs, et malgré l’appel à des marches pacifiques, des violences ont encore éclaté mardi dans les grandes villes du pays.

    « Si le gouvernement ne donne pas des gages de vouloir organiser dans de bonnes conditions ce deuxième tour, il y a un risque de polarisation, prévient Gaspard Estrada. Les conditions de tenue d’un éventuel deuxième tour, s’il venait à se confirmer, doivent être exemplaires pour devancer toute radicalisation politique et sociale. »

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