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    «Le procureur général Avichaï Mandelblit a décidé d'inculper le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour corruption, fraude et abus de confiance dans l'affaire 4000», qui concerne un échange présumé de bons procédés avec le patron d'une société de télécoms, a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué.

    Amériques

    Le procès hors-norme du pétrolier américain ExxonMobil

    media Le complexe pétrolier Exxon Mobil de Baytown, au Texas, dans le sud des États-Unis (photo d'illustration). REUTERS

    Après quatre années d’enquête, le procès hors-norme d'Exxonmobil s'est ouvert mardi 22 octobre aux États-Unis. Le géant pétrolier est accusé d'avoir sciemment trompé ses actionnaires en sous-estimant les risques financiers liés au réchauffement climatique.

    Durant le procès qui va durer trois semaines, les responsables de la société texane vont devoir s'expliquer sur la véracité des estimations qu'ils donnaient aux investisseurs concernant les risques des futures régulations liées au changement climatique. Selon le procureur général de New York, elles étaient différentes de celles utilisées en interne, laissant croire à des marges bien supérieures. Le procureur new-yorkais, démocrate, va devoir apporter une réponse à la question : « ExxonMobil a-t-il trompé ses actionnaires sur les coûts liés au risque climatique ? »

    Sous-évaluation de la future taxe carbone

    À la barre un témoin célèbre : Rex Tillerson, alors président du groupe pétrolier au moment des faits, de 2006 à 2014, puis secrétaire d’État de Donald Trump en 2017 limogé en 2018. Le géant pétrolier qu’il dirigeait aurait fourni des informations erronées aux investisseurs. Selon le procureur général de New York, la société texane « a créé l’illusion qu’elles avaient entièrement pris en compte l’impact des risques des futures régulations liées au changement climatique. »

    De fait, les estimations communiquées n’étaient pas les mêmes que celles que le groupe utilisait en interne pour ses propres projections. Avec parfois des deltas importants par exemple la future taxe carbone. ExxonMobil la chiffrait à 40 dollars par tonne de CO2 contre 80 dollars son estimation réelle. Du simple au double... de quoi fausser sérieusement les profits des investisseurs

    ►À lire aussi : Les États-Unis vont abolir une mesure visant à limiter les émissions de méthane

    Pour la Cour suprême, les plus hautes instances du groupe ont agi volontairement. Pour preuve, l’ancien patron du groupe, Rex Tillerson, aurait mis en ligne une fausse adresse mail dédiée aux actionnaires. « Vrai » répond l’intéressé, qu'il justifie par la nécessité d’alléger sa boite mail. Pratique reprise d’ailleurs par l’actuel PDG du pétrolier, Darren Woods.

    Le représentant du procureur, Kevin Wallace a déclaré qu’ExxonMobil avait affirmé aux investisseurs et aux actionnaires que ses projections d’activité à long terme étaient plus réalistes que celles de ses concurrents, car elles considéraient les risques d’un durcissement des futures législations voulues par les pays militant pour une baisse des émissions de gaz à effet de serre. Or, les dirigeants savaient que ces affirmations étaient mensongères puisque basées sur des évaluations manipulées.

    Jusqu'à 1,6 milliard de dollars de préjudice

    De son côté, ExxonMobil dénonce un procès conduit par les lobbies anti-énergies fossiles et justifie ses estimations erronées par un mode de calcul des risques variant en fonction du contexte. Maitre Ted Wells, l’avocat du pétrolier dément les accusations et affirme que son client est victime d’une campagne de discréditation. Il accuse à la fois les médias, les organisations environnementales et reproche au procureur « des motivations politiques ».

    Reste que le géant pétrolier risque gros. La justice new-yorkaise évalue le préjudice pour les actionnaires entre 476 millions et 1,6 milliard de dollars, sommes qui correspondraient au montant d’une surévaluation des actions du groupe. Si le géant pétrolier est condamné, d’autres plaintes d’actionnaires s’estimant lésés pourraient venir grossir les rangs des plaignants.

    Les trois semaines de procès, qualifié d’« historique » par les spécialistes du droit environnemental, vont être scrutées aussi bien par écologistes que par les industriels pétroliers.

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