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    Amériques

    Chili: le président annonce un vaste remaniement du gouvernement

    media Manifestations antigouvernementales à Concepcion, au Chili, le 25 octobre 2019. REUTERS/Jose Luis Saavedra

    Le président chilien Sebastian Pinera a annoncé samedi un vaste remaniement de son gouvernement, au lendemain d'une manifestation historique dans le pays contre les inégalités sociales.

    « J'ai demandé à tous les ministres de remettre leur démission pour pouvoir former un nouveau gouvernement et pouvoir répondre à ces nouvelles demandes », a déclaré le chef de l'État dans un message à la nation depuis le palais présidentiel de La Moneda.

    Sebastian Pinera dit avoir entendu le message des manifestants. « Au cours de la semaine qui vient de s'écouler, le pays et nous les Chiliens, avons vécu des moments de violence brutale et destructrice. Mais nous avons aussi entendu le profond message des citoyens, des Chiliens et Chiliennes, qui demandent et exigent une société plus juste et plus solidaire », a-t-il assuré.

    Plus d'un million de personnes ont défilé vendredi au Chili pour protester contre les inégalités du modèle économique chilien et réclamer plus de justice sociale.

    → A (re)lire : Chili: manifestation monstre à Santiago contre les inégalités

    « Nous sommes dans une nouvelle réalité. Le Chili est différent à celui que nous avions il y a une semaine », a ajouté le chef de l'État.

    Il s'agit du troisième remaniement gouvernemental en un peu plus d'un an et demi mis en œuvre par le président conservateur, entré en fonction en mars 2018.

    Levée de l'état d'urgence

    M. Pinera a également annoncé une levée de l'état d'urgence dimanche si « les circonstances le permettent » afin de « contribuer à cette normalisation que tant de Chiliens désirent et méritent ».

    L'état d'urgence avait été décrété le 18 octobre à la suite de violentes émeutes, point de départ d'une vague de contestation sociale sans précédent dans ce pays de 18 millions d'habitants, réputé en Amérique latine pour sa stabilité politique et économique.

    C'était une manifestation gigantesque, joyeuse, et pacifique. Nous avons tous entendu le message. Et pour avancer en ce sens, avec paix et sécurité, il est fondamental de retrouver la normalité d'un point de vue institutionnel. C'est pourquoi j'ai l'intention de lever l'état d'urgence dans tout le pays à partir de minuit dimanche soir, si les circonstances le permettent. De plus, j'ai demandé à tous les ministres de mettre leurs postes à disposition, dans le but de former un nouveau gouvernement, et ainsi faire face à ces nouvelles demandes, prendre nos responsabilités en ces temps nouveaux.

    Sebastian Piñera 26/10/2019 - par Justine Fontaine Écouter

    La mesure, très décriée par les manifestants, avait permis le déploiement de milliers de militaires dans les rues de la capitale et de plusieurs régions du pays pour assurer l'ordre public - une première depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

    L'armée a également annoncé samedi la suspension du couvre-feu en vigueur dans la capitale depuis une semaine. « Il a été évalué que les conditions actuelles nous permettent de décider qu'il n'y aura plus de couvre-feu dans la RM (région métropolitaine) à partir de maintenant », a fait savoir l'armée dans un communiqué.

    Des manifestants convaincus ?

    Mais ces annonces n'ont pas vraiment convaincu Sebastian Brassea, qui participait samedi à un nouveau rassemblement dans le centre de Santiago. « Je ne pense pas qu'il ait l'intention de proposer de vraies solutions aux demandes du peuple. J'ai le sentiment qu'en changeant de gouvernement, il change simplement les visages, ça n'apporte aucune solution », estime-t-il.

    Il demande des réformes profondes des services publics et une assemblée constituante pour remplacer la Constitution actuelle rédigée sous la dictature du général Pinochet, et qui n'a été qu'en partie modifiée depuis le retour à la démocratie en 1990.

    Le détonateur de ce mouvement social sans précédent a été l'augmentation de plus de 3% du prix du ticket de métro. Malgré la suspension de la mesure, la colère sociale n'est pas retombée.

    (Avec AFP)

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