GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 14 Janvier
Mercredi 15 Janvier
Jeudi 16 Janvier
Vendredi 17 Janvier
Aujourd'hui
Dimanche 19 Janvier
Lundi 20 Janvier
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Chili: l’état d’urgence levé dans toutes les régions où il avait été instauré

    media L'état d'urgence avait été décrété le 18 octobre face aux violences et saccages déclenchés par une révolte contre une hausse de plus de 3% du prix du ticket de métro dans la capitale. REUTERS/Pablo Sanhueza

    Le président chilien Sebastian Pinera a levé l'état d'urgence dans tout le pays dimanche soir à minuit heure locale (3H00 TU). La mesure était en vigueur depuis près d'une semaine dans presque tout le pays et confiait le maintien de l'ordre aux militaires. Une décision qui avait mis le feu aux poudres le week-end dernier.

    Avec notre correspondante à Santiago,  Justine Fontaine

    Depuis minuit heure locale (3h TU), les militaires et les tanks, que les Chiliens pouvaient encore voir dans les rues ces derniers jours, sont de retour dans les casernes. Le maintien de l'ordre est de nouveau confié à la police, notamment les carabineros chiliens, sous la direction du ministère de l'Intérieur.

    La levée de l'état d'urgence est un soulagement pour de nombreux Chiliens, chez qui cette mesure a ravivé les douloureux souvenirs de la dictature du général Pinochet, qui était à la tête du pays jusqu'en 1990.

    La fin de l'état d'urgence intervient aussi à quelques heures de l'arrivée au Chili d'une délégation du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU (HCDH), pour examiner les accusations de violations des droits humains dans le pays.

    En l'espace d'une dizaine de jours, plus de 3 000 personnes ont été arrêtées, certaines disent avoir été torturées par la police et près de 1 000 ont été blessées, notamment par des armes à feu. D'après la justice chilienne, quatre personnes au moins auraient été tuées par des militaires. Plusieurs personnes assurent avoir été torturées par la police. Des violences d'une ampleur jamais vue de la part des forces de l'ordre depuis la fin de la dictature en 1990 (lire ci-dessous).

    En réaction à cela, des députés de l'opposition ont annoncé qu'ils lanceraient une procédure de destitution contre le président, mais ils ont très peu de chance d'obtenir le nombre de voix suffisant pour faire chuter Sebastian Pinera.

    À lire aussi : Chili: manifestation monstre à Santiago contre les inégalités


    [Témoignages] Tortures et balles dans le corps

    Depuis le début des manifestations, l'Institut chilien des droits de l'homme, un organisme public indépendant, a recensé plus de 3 000 personnes arrêtées, et présenté plus de 80 plaintes pour atteintes aux droits de l'homme, notamment des accusations de torture et de violences sexuelles.

    L'un de ces cas, c'est celui de Josué Maureira, un étudiant en médecine. Il a témoigné sur la chaîne publique TVN : « En présence de dix policiers, on m'a frappé la tête et obligé à crier, en disant : "Assume !". Ils m'ont frappé encore et encore, jusqu'à ce que je crie : "Oui, je suis pédé". Ils m'ont obligé à crier cela. Ensuite deux policiers m'ont déshabillé et m'ont agressé sexuellement. »

    Plus de 1 000 personnes ont également été blessées pendant les manifestations. C'est ce qu'a constaté le principal syndicat chilien de médecins, dont Enrique Morales est l'un des dirigeants : « Les tirs sont réalisés de manière indiscriminée. On a vu des gens qui ont reçu des petites balles en métal entouré de plastique, à quatre ou cinq endroits différents de leur corps, sur le visage, dans les yeux. »

    Le syndicat des médecins affirme qu'au moins pendant les premiers jours des manifestations, le gouvernement a beaucoup tardé à informer précisément sur le nombre de détenus, de blessés et concernant les personnes décédées.

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.