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    Amériques

    Le Chili renonce à organiser l'Apec et la COP25

    media Le président chilien Sebastian Pinera a annoncé renoncer à l'organisation de la COP25 et du sommet de l'Apec (Images d'illustration). AFP Photos/Chilean Presidency/HO

    La conférence mondiale sur le climat devait se tenir au Chili en décembre. La contestation inédite dans le pays a également poussé les autorités à annuler le sommet du forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec).

    Ce mercredi 30 octobre, le président chilien Sebastian Piñera a dit ressentir « un profond sentiment de douleur » en annonçant que son pays renonçait à organiser le sommet des chefs d'État de l'Apec qui aurait dû se tenir à Santiago les 16 et 17 novembre, tout comme la COP25 qui devait avoir lieu du 2 au 13 décembre.

    Un accord pour mettre un terme à la guerre commerciale entre Pékin et Washington était espéré lors du sommet de l’Apec. C’était du moins ce qu’avait laissé entendre le président américain ce lundi.

    Pour la COP25, près de 25 000 personnes venant du monde entier étaient attendues, dont de nombreux activistes pour tenter de faire pression sur les décisionnaires. Le but de cette COP25 est d'inciter les États à tenir leurs engagements plus importants dans la lutte contre le changement climatique.

    La crise sociale majeure qui secoue actuellement le Chili est à l'origine de ces annulations. Malgré un changement de gouvernement et des premières mesures pour tenter d'apaiser la situation, des milliers de manifestants étaient encore présents dans les rues pour protester contre les inégalités sociales, ce mardi 29 octobre.

    Le Brésil avait déjà renoncé à organiser cette COP25 le 28 novembre 2018, à la suite de l'élection du président climatosceptique Jair Bolsonaro. Cette décision avait officiellement prise pour des raisons budgétaires.

    « Le pays est concentré en ce moment sur d'autres choses »

    Les réactions au Chili se multiplient, rapporte notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine. Un député de droite, de la coalition au pouvoir, soutient la décision du président. Selon lui il faut résoudre la crise sociale au Chili avant de pouvoir recevoir ce type d'évènements internationaux.

    Pour un ancien ministre des Affaires étrangères de gauche, il n'y avait à ce stade pas d'autre option pour le gouvernement. Certains députés d'opposition avaient, eux, déjà appelé les États étrangers à boycotter le sommet, à cause de la répression des manifestants par les forces de l'ordre, qui a fait plus de 1 200 blessés d'après l'Institut chilien des droits de l'homme, un organisme public indépendant.

    Des parlementaires de gauche appellent enfin le gouvernement à ne pas oublier les demandes environnementales des Chiliens, notamment hors de la capitale.

    Les manifestants, eux, étaient de nouveau réunis pour le treizième jour consécutif dans les rues des principales villes du pays, pour exiger des réformes sociales profondes. Des milliers de manifestants se sont réunis Plaza Italia, dans le centre de Santiago. Romi Jorquera, la trentaine, n'est pas surprise de cette décision du président : « Le pays est concentré en ce moment sur d'autres choses : les demandes sociales, c'est ça qui intéresse les Chiliens maintenant. Donc ça ne me surprend pas qu'il ait annulé la COP et l'Apec. »

    Ignacio Silva est étudiant, il manifeste presque tous les jours depuis deux semaines, et il est satisfait de l'annulation de ces deux sommets internationaux : « On a montré que le soit-disant paradis néo-libéral chilien n'était qu'un mythe. Le gouvernement à partir de maintenant ne va pas focaliser son attention sur l'Apec ou sur la COP, mais plutôt sur la manière de résoudre la crise sociale que vit le pays. »

    Pour un autre manifestant enfin, il aurait été inacceptable que les dirigeants de la planète se réunissent à Santiago pour la COP25, alors que dit-il la répression continue dans les rues.

    D'après le parquet national chilien, au moins 23 personnes sont mortes depuis le début des manifestations, dont 5 au moins auraient été tuées par des membres des forces de l'ordre.

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